Butch & Joy Grrlz Festival

5 février 2010

Toujours un peu dur la transition boulot-barclubbing mais là, ça faisait juste la 3ème fois en moins d’1 mois que je mettais les pieds à Ménilmontant, pour une soirée girlz. À croire que c’est devenu le nouveau QG de la Parisolesbienne. Toujours est-il qu’en arrivant devant « la Féline », en voyant la foule squatter le trottoir, j’ai très vite compris qu’on en faisait rapidement le tour (mais difficilement). Blindé à l’intérieur et obligé-e-s d’attendre dehors que ça commence enfin, pour pas crever d’asphyxie et louper the maaaaaaagnifique show. Du coup, ça laisse le temps de croiser des têtes connues (sauf mes potes, naturellement planquées à l’intérieur) et de se rendre compte que le milieu est plutôt bien représenté (andro, fems, transboys, friendly, etc). Sinon, dans ce minuscule bar punkaseptisé, les verres sont servis par des employés au look tatoué/gros dur (en se forçant un peu, on finit par y croire). Derrière eux, on parvient tant bien que mal à distinguer les œuvres réalisées dans l’esprit « riot » des artistes suffisants : Stenkat, Taga, Natacha Magyar, Pimax, Gilles Rammant, Nikita, Fred Beltran, Yann Levy, Christophe Luxereau, Stéphane Vasco, Foxy Chris et Paola Hivelin.

Pendant 1 heure, on a le temps de cogiter et imaginer tous les scénarios envisageables sur la possible mise-en-scène de quelque chose dans cet espace si réduit et confiné. Enfin, la musique d’ambiance légèrement assourdissante s’arrête et la voie de Juliette Dragon se fait clairement entendre pour rameuter le peuple queer (ou assimilé). Se frayer un passage devient une épreuve de haute lutte. Je me cale sagement derrière Kael T Block et tente de ne plus en bouger jusqu’à la fin. Shooter dans ces conditions relève du défi. Un photographe bien « appareillé » est carrément obligé de se caler en face-à-face avec la chanteuse, à 10 centimètres d’elle. Hank Bobbit, la sänger germanischen en provenance de Brême (où ça ?) est une butcheronne aux cheveux savamment gominés, avec une puissance vocale qui ne se dément pas, bref une chanteuse à couilles. Sans parler de son verbe prolixe lorsqu’elle se met à nous expliquer en franglais le propos de ses chansons dont les mélodies sont teintées de folkountry (ayé, je rivalise avec Proust au concours de la phrase la plus longue :) .

De leur côté, montées sur le bar, les danseuses burlesques dotées de toutes les armes féminines possibles (dentelles, bas résilles, corsets, sous-vêtements affriolants, maquillage : à l’opposé du style garçonne) gesticulent – en tentant de repousser les limites de la hauteur du bas plafond afin  d’éviter les crampes (en vain) – pour le plus grand plaisir du public. Après une série de rappels sans fin, interrompue par une coupure publicitaire d’une Juliette toujours hilare vantant le merchandising DIY de Hank (peigne, bracelet, t-shirt), la séance de sardinage à 40°c prend fin. Un peu crevée par ces festivités agitées, je m’esquive avant le début des DJ sets.
Mon avis ? voir tous les styles de féminités réunis est très positif, je trouve. À suivre de près et vivement l’édition #3 puisque je ne pourrai hélas pas participer à la soirée burlesque à la Bellevilloise.

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Les autres photos :


Pioub : concours spécial Saint-Val’ by Goom

4 février 2010

Si tu ne sais pas encore quoi faire pour la St-Valentin (moi si) et que les dollars te font défaut pour Lui offrir un voyage romantique ou une nuit dans un palace 8 étoiles, no problem : Goom (la radio numérique) a pensé à toi et tes goûts de luxe.

En jeu : pour toi et ta copine (ou copain), un dîner gastronomique + une nuit de rêve à l’hôtel de Sers (sur la plus belle avenue du monde), où design classieux et stars sont réunis. Pour participer au tirage au sort, il te suffit d’aller sur le blog de la radio Suite 313 et répondre aux questions du jour.

Une seule adresse : http://www.goomradio.fr/#page=/radio/suite-313


Before LFSM

3 février 2010

Aller hop, j’ai décidé de pourrir copieusement ma ômepedge (mais rassurez-vous, c’est pour le bien de l’humanité) avec les photos des dernières révélations musicales de la soirée « en attendant les femmes s’en mêlent » (merciiiiii les PIG), dont je ne me suis décidément pas remise.
Pourtant, au départ, toutes les « bonnes » conditions n’étaient pas forcément réunies : température extérieure gélifiante (ça compte quand il faut attendre l’ouverture du guichet), invitation introuvable, public restreint VS horde de photographes « click click » agglutinés devant la scène.
Et puis, comme à chaque fois que je viens à la Maroquinerie…l’enchantement total et l’évasion dans un autre monde. Fini le star system, welcome to the giant musical talent. Et, sans euphémisme aucun, celui-ci dépasse souvent l’entendement…

On démarre doucement par Sydney Wayser et son chapeau de fourrure quelque peu exotique, de grands yeux, une voix douce et magnifique, accompagnée d’instruments surprenants. On est transporté direct en Amérique !

Puis, s’ensuit la Canadienne Busia Bulat. Un nom à coucher dehors mais une présence scénique à rester éveillée de longues heures devant. Tignasse blonde, robe rouge, sourire surnaturel et spontané, puissance vocale incommensurablement époustouflante, une conteuse incontable. En témoignent l’a cappella final et son featuring sensationnel avec le 3e groupe de la soirée. Et des instruments innommables (pour faire simple, on va dire une vièle et un xylo revisités, entre autres). Une fan demande une chanson, elle s’exécute avec une gentillesse désarmante. Sans parler des interludes où elle échange quelques mots chaleureux. Quelle proximité avec le public !

Enfin, Thao with the get down stay down. Thao quoi ? Cherche pas et un conseil : avale une grande gorgée de Red Bull pour affronter le live qui suit… Imperceptiblement, la salle s’est bien remplie au fur-et-à-mesure. Une grande asiatique s’avance et, dans l’heure qui suit…secoue tout sur son passage ! Une énergie phénoménale, gâchée brièvement par le dégraffage de son soutien-gorge. L’ouragan balaye tout sur son passage, défait sa longue chevelure noire à volonté, fait une essai hypercutant de batterie, joue avec une guitare qui ressemble clairement à un violoncelle. Et ses 2 acolytes, un bassiste et un batteur, ne sont pas non plus en reste. Cette folie upside down trouvera son apogée – après une démo expresse de son vidéoprojecteur de poche – dans le duo/trio avec Basia et Adam « The OK BIRD Thompson » (le bassiste) et un rappel tonitruant. On en est resté complètement scotché-e-s et down.

…Un détail détonnant qui n’en finit pas de m’étonner : en allant voir les bios des artistes sus-citées, on se rend compte qu’elles sont loin d’être des débutantes (souvent plusieurs singles/tournées/festivals à leur actif), alors comment se fait-ce que le festival LFSM en soit réduit à jouer – en quelque sorte – le rôle de découvreur de ces sublimes perles de talents indie pop-folk dans notre médiocre hexagone ??? Merci à lui d’exister alors…

En attendant, cette petite soirée intimiste, l’air de rien, donnait un excellent avant-goût de la 13e (forcément) édition du festival LFSM qui se déroulera un peu partout en France du 18/03 au 3/04.

Quelques bonus :

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Ever more :


Fwd: Objet : TEUFF samedi 6 février

27 janvier 2010

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Venez participer avec nous à ce Temps et espace ultra-féministe et festif…


La TEUFF est née d’une envie de parler de sexualités entre féministes, en partant de nos pratiques et non des débats tels qu’ils sont posés généralement. Il s’agit de créer un espace-temps ouvert à une multiplicité d’activités et de discussions sur les sexualités, à la fois comme lieu de plaisir et d’émancipation et parfois lieu de violence et de pouvoir. Que fait-on de la sexualité en tant que féministes ? Qu’est-ce que le féminisme fait à la sexualité? Pourquoi le féminisme est un outil puissant pour penser et faire du sexe? Comment lier nos réflexions sur les politiques sexuelles et une pratique politique féministe? Quelle place donner aux sexualités dans nos textes et dans nos actions politiques ?
La TEUFF est organisée par un collectif d’invididuEs et de groupes féministes antiracistes, dont les Panthères Roses et les TumulTueuses.

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But…where is Oscar ??

26 janvier 2010

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« Ce soir c’est la 1ere soirée Lady Oscar, organisée par le magnifique Lucio Hornero (et sa complice Vanina), qui font danser les filles avec leurs soirées Baby Doll depuis plus de 2 ans. Moi j’aime bien les soirées Baby Doll parce que l’ambiance est rigolote, simple, les filles sont sympas et c’est vraiment bon enfant. »

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Moi aussi, à l’instar de l’invisible Océane, je kiffe le concept des soirées Babydoll, une espèce de havre/cocon qui respire la sensualité et l’élégance (sans compter la gentillesse/disponibilité/investissement des organisateurs). Cette fois-ci, après une absence temporaire, l’aventure redémarre au Bus Palladium. Ça fait 3 ans que je n’y ai pas mis les pieds et j’ai souvenir d’une petite salle rock côté Pigalle. Si petite qu’on a vite fait de passer distraitement devant sans même s’en apercevoir… À peine le temps de reconnaître Bradley-toujours-sur-son-31 que nous sommes déjà rentrées (eh oui, formidable, pas de file d’attente). 1ère surprise agréable : 2 croupières à l’entrée propose de jouer ou de payer. Grandes habituées des casinos, la question ne se pose même pas et nous empressons de choisir savamment une carte « au hasard ». Ma complice étant l’as de cœur qui pique mon trèfle spécialement chanceuse rentre gratos, tandis que je me retrouve sur le « carreau », à débourser 5€ (!!!).

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Il est un peu plus de minuit et on sent que la plupart des gen-te-s sont encore un train de se beforiser au Sans-souci ou s’abreuver ailleurs. Du coup, la piste de danse paraît un peu vide et la salle immense. D’emblée, je suis un petit peu déçue car le brief dress-codien annonçait « Lady Oscar se veut délire, osez les accessoires, les perruques, les tenues extravagantes (…). » Or, les filles paraissent relativement sobres-mais-classes dans leurs tenues vestimentaires (toutes very timides ?) et je n’ose exhiber ma panoplie loup + fouet en fourrure :( ( Tant pis, ce sera pour une prochaine fois. Nous apercevons furtivement, à moitié plongé dans l’obscurité, Lucio très affairé (et entouré) au bar. Le son ? C’est DJ Louis Heel perché aux platines. Moi et l’electro nu disco, c’est ma première fois. Un genre musical à part entière que je ne connaissais pas du tout. Dans un bar, cette zik d’ambiance passerait sûrement nickel. Même avec l’arrivée d’Emmanuel Kerner aux platines, c’est toujours pas le coup de foudre et on a du mal à rentrer dedans et à bouger en phase avec le beat. Heureusement, a priori, ce n’est pas le cas de tou-te-s (tant mieux) et, malgré le son légèrement saturé, ce style plutôt orienté « grand public » remplit assez rapidement le dancefloor rainbowcolore et bullo-balloonesque.

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Dommage, de notre côté, on doit déjà partir. Trop tôt : j’aurai des échos après sur de très bons retours concernant le mix made in La Blonde. Nous tronquons donc notre place contre celle de la foule qui arrive. Et c’est d’ailleurs dans une cavalcade effrénée que nous remontons la rue Jean-Baptiste, nous engouffrons dans le métro, manquons de nous faire enfermer dans la station « place de Clichy », cherchons hébétées l’arrêt du noctilien avant de courir après celui qui arrive.

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Et ce n’est pas la fin de cette épopée rocambolesque : un trajet en bus le samedi soir à Paris ne peut jamais se passer pépère. Un black – qui m’a clairement grillée – en forme à côté de moi commence à chercher la provoc’, en reluquant les jolies minettes dehors et faisant des réflexions tout fort. Sait-on jamais, si la gouine allait baver tel un Coyote à la vision de girls. Il se lève, je pense être débarrassée. Mais non, ça ne fait que commencer. À mon insu, il ose Lui tirer la langue, puis dégaine son mobile et gueule : « ouais, ma sœur, elle est lesbienne, je vais la défoncer, etc » (je vous passe les détails). On se regarde avec un sourire : « il a un problème, le gars (j’ai failli rajouter « émasculé » car c’est encore un naze lâche qui pense pouvoir nous intimider) ». Zen, self-control absolu. Dans ma tête : casse-toi, débile. Mais, en fait, j’en veux autant à lui qu’aux passagers témoins  »spectateurs » restés totalement stoïques. Je garde toujours à l’esprit que le jour où un haineux ou un jaloux – bourré ou non – s’avisera de lui/nous/m’effleurer un cheveu, il faudra sans état d’âme appuyer sur la gâchette ou se métamorphoser en Lady Oscar (c’était p’têt’ le sens de la soirée, qui sait :)


Vieux et con

15 janvier 2010

Alors, voilà, il est sorti de sa tanière pour reprendre le micro et entamer une ultime tournée, avec pour matériau de base ses tubes-un-peu-défraîchis-mais-pas-tant-que-ça. Certains disent (surtout lui en particulier) que c’est son son fiston Thomas qui l’a incité à rouvrir sa gueule, d’autres (ouh les mauvaises langues) que ça pourrait bien être pour financer son train de vie en Corse. Peu importe, 2 choses sont sures et certaines : d’une, c’est de toute façon contre l’avis de sa femme F. Hardy ; de l’autre, c’est l’un des rares Zenith que j’ai fait qui était over-complet (gratins latéraux compris).

Par contre, ce que ça cache : c’est un placement réservé (ouvreuses everywhere), un accès filtré et des gradins jusque dans la fosse (!). Je m’abstiendrai également d’évoquer l’âge des bobos groupies venu-e-s en masse (une bonne définition du 4e âge, accompagné parfois des petits zenfants). Really impressive ! Un contact pas forcément évident et souvent froid…

Niveau look, je ne vous surprendrai sûrement pas en vous apprenant que JD fut fidèle à l’image qui lui colle à la peau : cuir des pieds à la tête, verres fumés, mais pas de cigare (ben oui, c’est la loi). Un concert placé sous le signe de la reprise (en « chœuraoké » avec le public) des vieux classiques évidemment mais aussi : un duo (surprenant) avec Vincent Lindon (« il a trop trop de charme », dixit ma collègue), la présence aux côtés du chanteur d’une naine rouge (non, R.A.V. avec le soleil) et d’une flutoteuse, de miroirs en guise de décor de scène (très minimaliste), du reflet d’ailleurs – dans l’un – d’un prompteur (!), de la danse des balais (je me souviens plus sur quelle chanson), d’un genre de trip tribal avec le public (« coumbayé » + un danseur sur une estrade, j’étais un peu larguée), le « fais pas ci, fais pas ça » avec un duo de jeunes chanteurs/choristes. Suis partie avant la fin avant de faire une overdose de décalage…et d’avoir trop mal au Q (à force d’être assise sur les marches, sans parler des allers-retours incessants et soûlants des gens qui vont acheter de la bière).

Ce fut aussi l’occasion de découvrir que le PC3 avait changé de terminus (ou comment mettre 3/4 d’heure pour aller au Zénith) et que les stars se baladaient incognito dans Paname grâce aux…ambulances (nan, je ne dévoilerai pas ma source ;) .

Quelques photos :


IziaDiscoBall

14 janvier 2010

Prénom : avec ou sans tréma. Aussi le nom de son groupe de rock.
Nom de famille : Higelin (!), mais pas que la fille à son père (puisque sœur d’Arthur H).
Révélée lors de sa performance à l’émission d’Arte « One Shot Not »
Déjà bon nombre de concerts et de festivals à son actif (intra ET extra-hexagone).
Son 1er album a à peine 6 mois.
A fait les premières parties du groupe Motorhead et d’Iggy Pop !!
Actuellement nominée pour les prochaines victoires de la zizik : ça promet !

Izia : « mon credo, c’est la virilité féminine ! »



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13 janvier 2010

[pub] Night for life

11 janvier 2010

Aucun événement n’est à ce jour entièrement dédié à la 1ère cause de mortalité au monde. C’est désormais chose faite avec NIGHT FOR LIFE. L’événement est présenté par Christophe Beaugrand, Karine Ferri, et Ariane Brodier aux arènes de Metz, devant près de 6000 personnes avec plus de 20 artistes et DJ, dont : Ophélie Winter, Sheryfa Luna, Helmut Fritz, Ocean Drive, Quentin Mosimann, David Vendetta, Sinik, Cut Killer…

Plus d’infos


Fais passer le message à ta voisine…

8 janvier 2010

Causette#6 bientôt en kiosques

« Merci encore d’avoir parlé de Causette dans votre blog.

Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de Causette#6 (jan-fév.2010) le samedi 9 janvier.

Voici pour vous la Couv’ et le sommaire.

Bonne lecture et à bientôt ! »