Under my skin

6 juillet 2009

Still on the way… Roncesvalles, Cirauqui, Viscarret, Pamplona, Subiri, Puente la Reina, Estella, Los Arcos, Torres del Rio, Viana, Logroño… les villes et villages de la Navarre (terres agricoles et…viticoles) se succèdent depuis déjà plus…d’une semaine. Nous avons quasiment perdu toute notion du temps et trouver la date et le jour est devenu un exercice ardu. Ici, il est la fois immatériel, volatile, extensible, physique, lié à l’espace géographique. Nous sommes le Temps.

Tout a failli basculer au départ en raison de plusieurs tensions et non-dits. Après avoir vidé nos sacs (dans tous les sens du terme) et discuté longuement, les choses ont fini par rentrer dans l’ordre. Desormais, chacun-e avance à son rythme avec ses forces et ses limites, l’objectif étant d’être bien dans ses baskets boots. Les rencontres internationales et inattendues sont toujours nombreuses, même si un genre de noyau type “colo” s’est formé (nous retrouvons souvent les mêmes visages dans les auberges).

Voguant ainsi libres sur les chemins tels des nomades, on pourrait croire être suffisamment détaché-e-s de toute pensée matérialisto-futilo-superficielle pour être capable de faire le vide, avoir suffisamment de recul sur sa personne, et faire naître le sentiment au-dessus de toute la m*rde ambiante de la vie “normale”… En réalité, cette sensation n’est qu’illusion  : c’est le chemin et la terre environnante qui nous modèlent, sculpte notre pensée, notre corps. Nous sommes en permanente adaptation…

Une dernière réflexion. Le plus difficile sur cette longue route est-il de souffrir ou ne de rien sentir (ou extérieure à son corps) ? L’empathie n’est jamais une qualité acquise et je me sens souvent impuissante face à la douleur des autres. Fuck mes-pieds-lisses-même-pas-cornués…


Qui je suis et où je vais

1 juillet 2009

Egaux en droits ou en devoirs ?

27 juin 2009

À l’occasion de la gaypride parisienne dont le thème est l’égalité, je reproduis un texte publié dans Métro qui m’a particulièrement marquée :

Homoparentalité et bioéthique : le législateur français toujours à la traîne

La tribune de Martine Gross, auteur de “L’homoparentalité”

L’homoparentalité est régulièrement évoquée dans les débats parlementaires mais le plus souvent pour être écartée. Ainsi, l’an dernier, le groupe de travail du Sénat sur la gestation pour autrui préconisait un encadrement légal de la pratique en la réservant aux couples hétérosexuels.

Plus récemment, le Conseil d’État, à propos de la révision des lois de bioéthique, propose de maintenir les conditions actuelles de l’accès à l’aide médicale à la procréation qui excluent les célibataires et les couples de même sexe et prohibe le recours à une gestation pour autrui.

Les femmes célibataires ou en couple devront continuer de se rendre en Belgique, Espagne ou au Pays-Bas pour avoir recours à l’Insémination Artificielle avec Donneur (IAD). Les couples, hétérosexuels ou de même sexe, devront continuer d’aller aux États-Unis ou ailleurs pour avoir recours à la Gestation Pour Autrui (GPA).

Plutôt que de se pencher sur un véritable encadrement éthique de l’aide médicale à la procréation, le Conseil d’Etat préfère draper notre pays dans une morale dont nos voisins les plus proches seraient dénués. Quant à l’intérêt des enfants ainsi conçus, le Conseil d’Etat fait à peine mine de s’en préoccuper. Ils n’auront droit qu’à un seul parent alors qu’en réalité ils sont quotidiennement élevés par deux parents, le deuxième étant sans aucun devoir ni droit.

La loi actuelle limite en effet l’accès à l’AMP aux seuls couples hétérosexuels souffrant d’une pathologie de la fertilité médicalement constatée, justifiant de deux ans de vie commune. De ce fait, elle divise les citoyens en deux catégories, ceux qui peuvent accéder à l’AMP et ceux qui n’en ont pas le droit et qui devront se rendre à l’étranger pour être aidé. C’est une loi porteuse de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et le choix de vie.

Les choix du législateur en 1994, « reposent sur la conviction qu’il faut donner à l’enfant à naître le plus de chances d’épanouissement possibles en le plaçant nécessairement dans le cadre d’un couple traditionnel et consentant » (Rapport Claeys et Hurriet 1407). Les gays et les lesbiennes, mais également les célibataires, les veufs et veuves, sont ainsi privés d’accès aux techniques procréatives au nom de la conviction que la famille hétéroparentale serait le lieu donnant le plus de chances d’épanouissement possibles à un enfant.

Remarquons que dans les pays où la loi n’interdit pas aux couples de même sexe de recourir à un don de gamètes pour procréer, voire à une gestation pour autrui, et où il commence à y avoir un recul suffisant, les études montrent que les enfants ne souffrent pas d’être élevée dans une famille homoparentale. En réalité, sous couvert de protection de l’enfant, c’est de protection d’une certaine conception de la parenté dont il s’agit. Conception selon laquelle la parenté se confond avec la procréation et les liens de sang. L’idée qu’un enfant puisse avoir deux papas ou deux mamans apparaît, dans cette acception, choquante. Dans les représentations sociales les « vrais » parents seraient les géniteurs. C’est pourquoi, lorsque les parents ne sont pas ceux qui ont procréé, le droit en France organise des fictions pour qu’ils puissent passer pour tels.

Être géniteur n’est ni nécessaire ni suffisant pour être un parent. Il conviendrait de cesser de confondre filiation et procréation, parenté et engendrement, liens affectifs, éducatifs et juridiques d’une part et liens biologiques d’autre part. Il s’agit au contraire de délier le juridique du biologique et affirmer qu’une filiation fondée, non sur des gamètes et des ovocytes, mais sur un projet parental responsable, qui ne doive rien ni au hasard ni aux obligations, est plus à même de constituer une famille − quelle que soit l’orientation sexuelle des parents.

Martine Gross est l’auteur de L’Homoparentalité, dans la collection Idées Reçues, aux éditions du Cavalier Bleu. Parution Mai 2009

En parallèle, il pourrait peut-être y avoir un semblant d’avancée concernant l’avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers (mais prudence…).


Il y a 40 ans, les folles du Stonewall lançaient la révolution gay

26 juin 2009

Il y 40 ans, 200 homos d’un bar de New York résistent à la police qui les harcèle cinq nuits de suite. C’est le départ d’un mouvement de libération gay qui se poursuit partout dans le monde.


“Quand la police tenta de nous disperser, nous nous élançâmes contre elle : le moment était venu”, raconte Martin Boyce, un “ancien” de la révolte de Stonewall, d’où naquit la révolution gay. Le “Stonewall Inn” est le bar de Greenwich Village à New York où en juin 1969, la résistance aux raids de la police contre les homosexuels dura cinq nuits et pris une tournure parfois violente. “Ce fut un rendez-vous avec le destin pour chacun de nous”, poursuit dans une interview à l’AFP Martin Boyce, qui n’avait alors que 16 ans. La révolution était alors à la mode, des mouvements étudiants de 1968 aux militants pour les droits civils ou contre la guerre du Vietnam. “Les hippies et les Black Panthers détestaient la police, et nous nous sommes ralliés à la vague”, dit Robert Bryan, 63 ans, autre “ancien combattant” de Stonewall. La nuit du 28 juin 1969 était une nuit de pleine lune, il faisait chaud. “C’était un vendredi, tout le monde était sorti”, se souvient Robert Bryan. Au Stonewall, quelque 200 jeunes, “drag queens” et lesbiennes inclues, s’étaient retrouvés dans le seul établissement gay qui avait une piste de danse, quand la police fit irruption dans le local. “Les événements ont échappé à notre contrôle”, explique Robert Bryan. Des homosexuels qui se trouvaient à l’extérieur, dans Christopher Street, sont arrivés à la rescousse. Les affrontements se terminèrent par 13 arrestations et quatre policiers blessés, selon la presse new-yorkaise. Les quatre nuits suivantes furent également agitées, et également réprimées, mais le mouvement d’émancipation gay était né. Depuis lors, chaque année, New York célèbre la date avec un défilé, la Gay Pride, prévu dimanche sur la 5ème avenue.

La Bibliothèque publique de New York présente à l’occasion du 40e anniversaire une exposition de photos, et les cinéastes Kate Davis et David Heilbroner ont montré des extraits d’un documentaire qui sera diffusé sur la chaîne publique PBS en 2010. Des mouvements d’émancipation homosexuelle avaient existé bien avant en Occident, mais ils étaient élitistes ou marginaux. “Stonewall en a fait un mouvement de masse, et s’est inscrit à tout jamais dans l’histoire politique américaine”, souligne David Carter, auteur du livre “Stonewall: les protestations qui enclenchèrent la révolution gay”.

Aujourd’hui, New York n’est plus à l’avant-garde. La légalisation du mariage homosexuel est toujours en attente d’un vote au Sénat local, et la vie nocturne s’est déplacée à Londres, Berlin ou Buenos Aires. “Il y a des bars gay partout, mais ce n’est plus du tout pareil”, dit Robert Bryan, qui évoque “l’explosion” des années 70, avant l’épidémie de sida des années 80. “Il y avait des camions qui stationnaient sur Christopher Street près de la voie rapide, ils restaient ouverts toute la nuit. Il y avait des centaines de mecs qui venaient, c’était une grande orgie. Et c’était tous les soirs”, se souvient-il. “Puis sont venus les quais abandonnés, les bars cuir du Meatpacking district”, devenu depuis un quartier de boutiques et de restaurants hors de prix. “40 ans après Stonewall, on peut penser que le droit au mariage pour les gays devrait être une loi fédérale”, déplore Yvonne Ritter, transsexuel de 58 ans, actuellement infirmière auprès de patients atteints du sida. Le 27 juin 1969, Yvonne fêtait ses 18 ans, et le jour suivant elle empruntait une robe à sa mère pour aller à Stonewall. “Ce fut un engrenage, un mécanisme qui aida à changer les attitudes”, dit-elle. “Mais il y a encore du chemin à parcourir”.

(source : e-llico)


Les œuvres d’art ont-elles un sexe ?

26 juin 2009

Pour la première fois dans un Musée National d’Art Moderne et à une échelle encore jamais atteinte, le Centre Pompidou consacre plus de 8000m2 de ses espaces de collection aux artistes femmes, à leur puissance d’enracinement et à leur force d’impact dans le milieu de l’art contemporain, dégageant ainsi une perspective tout à fait inédite et originale, replaçant les grandes figures d’artistes oubliées au centre de tous les regards. Riche d’une énergie créatrice longtemps tenue en réserve, l’installation du Centre Pompidou donne le coup d’envoi d’une série de génies féminins dont le retentissement est proprement spectaculaire et la vibration singulièrement détonante. Une exposition qui fait l’effet d’une explosion à retardement.


Déconstruction du genre
Marcelle Duchamp, Jacqueline Pollock, Francine Picabia ou encore Annie Warhol : autant de noms fièrement épinglés à l’entrée de l’exposition, autant  d’indices d’une histoire qui n’a pas eu lieu. C’est à l’expérience inédite d’une réhabilitation du matériau artistique et d’une réécriture du tissu historique de l’art contemporain que se risque le Centre Pompidou. Avec « elles », près de 500 artistes au centre de l’exposition et dont les 200 œuvres sont comme autant de rayons, le Centre Pompidou, fait entrer triomphalement les femmes dans l’Histoire de l’Art contemporain tout en entrant du même coup dans le cercle de la polémique. Rétrospective au sens propre, l’exposition tourne son regard vers la région éclipsée de la création moderne pour restituer la part manquante et pourtant marquante de son histoire au XXème siècle. Or s’il est besoin de consacrer une exposition d’art contemporain au travail des artistes femmes, ce n’est pas pour suggérer l’idée ni attester l’existence d’un « art féminin » mais au contraire pour le désamorcer et répondre à l’appel d’une nécessité : celle d’exhiber au grand jour les talents qui ont été court-circuités, de désabriter les œuvres dont le rayonnement a été absorbé par la lumière totale projetée par ailleurs sur les grands noms de la création masculine. Donner lieu et visibilité aux oeuvres qui ont été expulsées de l’histoire de la création avant même d’y être, au même titre que les autres, véritablement entrées : tel le sens de l’engagement artistique de l’exposition. C’est donc sur un travail de réécriture et de restitution historique que s’est penché le Centre Pompidou, aménageant chaque espace, chaque salle comme une pièce qui manquait encore au puzzle de l’art contemporain. Conformément à cet horizon, le point de vue dévoilé par l’exposition n’est donc pas avant tout celui des femmes, mais celui des œuvres.

Réécriture de l’Histoire en sept chapitres
Les œuvres de femmes sont exposées au fil de salles thématiques indiquées par un seuil de couleur rouge. La structure orthogonale de l’étage, rythmée par des espaces de traverses abritant niches et vitrines, irrigue le parcours en y introduisant les croisements et les déchirements qui constituent le tissu historique transversal de plus d’un demi-siècle. Authentique manifeste, elle@centrepompidou donne lieu à l’exhibition du talent de ces artistes à part : peintres, plasticiennes, designers, photographes, architectes, vidéastes, cinéastes, performeuses entrent dans une histoire à sept chapitres. Ce récit pour partie chronologique et pour partie thématique s’ouvre sur les œuvres avant-gardistes de la première moitié du XXème siècle : parmi ces « Pionnières » fréquentant le milieu du Surréalisme, du Cubisme et du Dadaïsme, nous rencontrons entre autres Suzanne Valadon, Frida Kahlo ou encore Sonia Delauney. A l’étage inférieur, est ouvert le « Feu à volonté » sous les tirs de Niki de Saint Phalle, de véritables performances guerrières ranimant l’ardeur d’une œuvre militante visant à abattre la domination masculine. Plus loin, objet de performance expérimentale inspirée par les mouvements activistes des années 1960 aux Etats-Unis, le corps se fait « Slogan », subvertissant le pouvoir esthétique de la représentation en véritable force politique. Un détournement culminant sous le règne de l’ « eccentric abstraction », témoin efficace et probant de la redéfinition, sous l’influence des artistes femmes, des catégories visuelles et théoriques. Cette transformation matérielle ne s’impose pas sans venir requalifier, sinon réinventer la façon dont s’habite l’espace : « Une chambre à soi » formule le reflet critique de l’espace domestique, matérialisant ainsi la nécessité pour les femmes d’occuper une autre place dans la société. Avec « un mot à l’œuvre », l’art conceptuel concentre son effort esthétique sur le matériau même de l’expression, donnant aux artistes femmes l’occasion d’investir de manière libre et significative le champ de la parole. En dernier lieu, l’appropriation du matériau artistique s’achève dans un geste de réduction radicale : « immatérielles », les œuvres estompent les frontières de la division du réel et de la séparation des genres au profit d’une essence universelle.

L’art a-t-il un sexe ?
La ligne de force de l’exposition consiste à mettre au jour la représentation de la femme déployée non seulement sur deux niveaux – 4 & 5 du Centre Pompidou – mais aussi à deux étages du sens, à savoir la façon dont nous nous représentons la représentation des femmes dans la collection. Et pourtant il est tout à fait clair qu’il ne s’agit là ni d’une exposition radicalement féministe ni même essentiellement féminine. Par conséquent, la tension extrême qu’entretient le thème de l’exposition avec son propre motif joue à plein et on ne sort jamais tout à fait de la contradiction inhérente à ce type d’initiative même si par ailleurs on échappe de justesse à l’écueil qui consisterait au fond à entretenir la différence en cherchant à souligner le caractère exceptionnel de l’exposition. Ce qui reviendrait à installer au centre le travail des artistes femmes pour en fin de compte le mettre en marge. Si l’intitulé attractif de l’exposition est encore aujourd’hui révélateur d’un certain malaise, le Centre Pompidou a conscience qu’il est temps de forcer l’évidence et de nous mettre présence des œuvres qui ont marqué la création contemporaine tout en demeurant pourtant réservées à l’arrière-plan, comme des méta-créations, des œuvres de seconde zone, des œuvres du « deuxième sexe ». Cette initiative est donc une invitation à la reconnaissance dans l’indifférence, une proposition subtile et audacieuse sous l’effet de laquelle le malaise s’évanouit : nous oublions le caractère sensationnel de l’exposition pour mieux nous laisser impressionner par les œuvres elles-mêmes.

Acteur dynamique d’une critique sans complaisance des modes de représentation à l’époque de la modernité, le Centre Pompidou inaugure l’ouverture d’un espace de visibilité que l’on souhaiterait voir se généraliser à l’ensemble des collections des musées nationaux voisins tels que le Louvre ou Orsay. De cette première esquisse, il revient aux autres conservateurs de musée d’achever le trait pour donner cette fois un visage complet à l’histoire de l’art contemporain du XXème siècle.

source : Nora Monnet @ ArtistikRezo

Du 27 mai 2009 au 24 mai 2010
Tous les jours de 11h à 21h
Tarif plein de 10 à 12 € / Tarif réduit de 8 à 9 €
Renseignements au 01 44 78 14 63

Centre Pompidou
75191 Paris cedex 04
Métro : Hôtel de Ville, Rambuteau, Châtelet, Les Halles
Bus : 21, 29, 38, 47, 58, 69, 70, 72, 74, 75, 76, 81, 85, 96
Parcours complet de l’exposition sur www.centrepompidou.fr


Trans fight

20 juin 2009

Demain, nos zami-e-s lyonnais-e-s défileront à la gaypride sur le mot d’ordre : « Respectons la transidentité, refusons la transphobie. » (très proche du thème de l’idaho 2009)

Pour l’occas’, j’ai eu envie de ressortir cette petite vidéo aux arguments infaillibles, à propos de l’ineccaptibilité et l’inexcusabilité de la transphobie banalisée (qui se cachent souvent des phrases et attitudes soit-disant “maladroites” mais pleines de mépris en réalité) :

Lost in translation ? Go here !

Et nous, que ferons-nous ? Maybe that ou la fête de la zizik…

gagl


Ça commence aujourd’hui

19 juin 2009

Orientation sexuelle : lancement d’un logiciel éducatif contre les discriminations
Un logiciel éducatif destiné à tous les intervenants de l’éducation, pour “sensibiliser les élèves à la lutte contre les discriminations”, a été présenté vendredi à la presse au lycée Charlemagne à Paris, en présence de Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale.

Réalisé en collaboration entre le ministère et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), ce logiciel vise à former de manière ludique à la lutte contre les discriminations, en évoquant des exemples de préjugés courants.
Il se présente sous forme de QCM, quiz et mini scenarios. Des scènes “réalistes” mettent en scène, par exemple, des élèves discutant dans une cours de récréation sur le refus du droit d’entrée dans une boîte de nuit d’un de leurs camarades noirs.
Un glossaire donne avec précision la définition des mots, tels racisme ou discrimination. Une série d’exercices pratiques permet aux utilisateurs de tester leurs connaissances et de casser les préjugés. Sont par ailleurs évoqués les recours possibles en cas de discrimination.
Des groupes-tests, composés de chefs d’établissement, d’enseignants, de conseillers principaux d’éducation (CPE) et d’élèves ont permis de réaliser cet outil de formation. Les élèves de seconde du lycée Charlemagne ont participé à son élaboration. “Ils ont été d’un grand apport dans le choix des mots utilisés”, a indiqué un représentant de la Halde.
Xavier Darcos a rappelé le travail réalisé depuis deux ans par l’Education nationale, notamment en terme d’information sur l’orientation sexuelle des jeunes dans les lycées publics.
“Il faut avoir conscience de ses droits pour lutter et ne pas se résigner”, a déclaré le président de la Halde, Louis Schweitzer, soulignant “l’importance du respect de l’autre, quelle que soit son apparence physique ou son orientation sexuelle”.

Ça se passe ici


Lancement officiel de la campagne contre l’homophobie dans l’enseignement supérieur
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Valérie Pécresse, a lancé officiellement lundi la première campagne d’affichage visant à lutter contre l’homophobie dans les établissements d’enseignement supérieur.

Valérie Pécresse, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche avait promis quelques avancées en matière de lutte contre l’homophobie en recevant l’Inter-LGBT, il y a un an exactement.
La diffusion d’outils en faveur de la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre dans les universités et les CROUS faisait partie des revendications de la fédération LGBT.
La campagne a été réalisée en étroite collaboration avec des acteurs associatifs LGBT – l’Inter-LGBT et GayLib – qui ont travaillé depuis un an avec le ministère.
“Elle vise à sensibiliser les étudiants et l’ensemble des personnels universitaires aux difficultés rencontrées par certains étudiants encore trop souvent victimes de discrimination en raison de leur orientation sexuelle, ainsi qu’aux conséquences parfois dramatiques d’actes et de comportements homophobes”, indique le ministère dans un communiqué.
40.000 affiches seront diffusées au total : 20.000 dans l’ensemble des établissements universitaires, des CROUS, et des autres lieux d’accueil des étudiants (foyers, maisons des étudiants,.etc.) et 20.000 autres seront mises à disposition des associations d’étudiants luttant contre l’homophobie.
Une des affiches montre un jeune homme aux cheveux longs, avec la phrase: “Voici un garçon qui aime les garçons. Mais ce garçon qui aime les garçons n’aime pas les garçons qui n’aiment pas les garçons qui aiment les garçons. Cette phrase est compliquée, mais moins que sa vie d’étudiant homosexuel”.
La même affiche est adaptée pour les lesbiennes. Les deux portent le slogan: “L’homophobie mène à l’exclusion et au rejet”.
La campagne sera relancée à la rentrée universitaire 2009/2010.


Bik’ini

16 juin 2009

Logo_GoomLe 27 juin prochain, Goom Radio et l’équipe de Têtu Radio feront partie du cortège ! Le concept ? Un défilé de vélos pour la tolérance. Tout le monde est le bienvenu, alors en selle !

Nous vous proposons de vous joindre à nous dans ce cortège, alors n’hésitez pas à en parler autour de vous !

Si vous souhaitez obtenir plus d’informations sur l’organisation de cet événement, vous pouvez contacter
Thomas à thomas@goomradio.com.
Vous pouvez aussi nous envoyer votre numéro de téléphone afin que nous puissions échanger plus facilement.

Alexis @ www.goomradio.com


So far away from the sea

14 juin 2009

C’est le week-end et paintball party demain. Alors, on pousse le volume à fond et on remue son corps sur la piste !

Avec ce tube de Yuksek, versions live ou studio :