Toujours un peu dur la transition boulot-barclubbing mais là, ça faisait juste la 3ème fois en moins d’1 mois que je mettais les pieds à Ménilmontant, pour une soirée girlz. À croire que c’est devenu le nouveau QG de la Parisolesbienne. Toujours est-il qu’en arrivant devant « la Féline », en voyant la foule squatter le trottoir, j’ai très vite compris qu’on en faisait rapidement le tour (mais difficilement). Blindé à l’intérieur et obligé-e-s d’attendre dehors que ça commence enfin, pour pas crever d’asphyxie et louper the maaaaaaagnifique show. Du coup, ça laisse le temps de croiser des têtes connues (sauf mes potes, naturellement planquées à l’intérieur) et de se rendre compte que le milieu est plutôt bien représenté (andro, fems, transboys, friendly, etc). Sinon, dans ce minuscule bar punkaseptisé, les verres sont servis par des employés au look tatoué/gros dur (en se forçant un peu, on finit par y croire). Derrière eux, on parvient tant bien que mal à distinguer les œuvres réalisées dans l’esprit « riot » des artistes suffisants : Stenkat, Taga, Natacha Magyar, Pimax, Gilles Rammant, Nikita, Fred Beltran, Yann Levy, Christophe Luxereau, Stéphane Vasco, Foxy Chris et Paola Hivelin.
Pendant 1 heure, on a le temps de cogiter et imaginer tous les scénarios envisageables sur la possible mise-en-scène de quelque chose dans cet espace si réduit et confiné. Enfin, la musique d’ambiance légèrement assourdissante s’arrête et la voie de Juliette Dragon se fait clairement entendre pour rameuter le peuple queer (ou assimilé). Se frayer un passage devient une épreuve de haute lutte. Je me cale sagement derrière Kael T Block et tente de ne plus en bouger jusqu’à la fin. Shooter dans ces conditions relève du défi. Un photographe bien « appareillé » est carrément obligé de se caler en face-à-face avec la chanteuse, à 10 centimètres d’elle. Hank Bobbit, la sänger germanischen en provenance de Brême (où ça ?) est une butcheronne aux cheveux savamment gominés, avec une puissance vocale qui ne se dément pas, bref une chanteuse à couilles. Sans parler de son verbe prolixe lorsqu’elle se met à nous expliquer en franglais le propos de ses chansons dont les mélodies sont teintées de folkountry (ayé, je rivalise avec Proust au concours de la phrase la plus longue
.
De leur côté, montées sur le bar, les danseuses burlesques dotées de toutes les armes féminines possibles (dentelles, bas résilles, corsets, sous-vêtements affriolants, maquillage : à l’opposé du style garçonne) gesticulent – en tentant de repousser les limites de la hauteur du bas plafond afin d’éviter les crampes (en vain) – pour le plus grand plaisir du public. Après une série de rappels sans fin, interrompue par une coupure publicitaire d’une Juliette toujours hilare vantant le merchandising DIY de Hank (peigne, bracelet, t-shirt), la séance de sardinage à 40°c prend fin. Un peu crevée par ces festivités agitées, je m’esquive avant le début des DJ sets.
Mon avis ? voir tous les styles de féminités réunis est très positif, je trouve. À suivre de près et vivement l’édition #3 puisque je ne pourrai hélas pas participer à la soirée burlesque à la Bellevilloise.


















Publié par yXeLLe 










































































