Ouvre ta bouche

27 mai 2009

«Ceux qu’on torture encore aujourd’hui (parce qu’ils sont homosexuels) sont les victimes d’une barbarie qu’il nous faut sans cesse dénoncer», proclame l’ancien ministre de la Justice de François Mitterrand.

Robert Badinter est un symbole important de la lutte contre la pénalisation de l’homosexualité. Le 4 août 1982, alors qu’il était Garde des Sceaux (ministre de la Justice) sous François Mitterrand, la loi qu’il a rédigée avait aligné l’âge de la majorité sexuelle pour les homos de 21 à 15 ans, soit l’âge qui s’appliquait aux hétérosexuels, supprimant de fait la pénalisation de l’homosexualité en France.

Invité d’honneur du congrès mondial sur les droits de l’homme, l’orientation sexuelle et l’identité de genre, le 15 mai dernier à Paris, Robert Badinter, aujourd’hui sénateur des Hauts-de-Seine, a prononcé ce poignant discours, où il appelle à poursuivre la dépénalisation de l’homosexualité dans le monde et à protéger les demandeurs d’asile en France, persécutés dans leur pays.

(source : tetu.com)


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15 mai 2009

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Si affinités…

13 mai 2009

L’association Évolution des étiquettes organise son premier festival à Alès, du 12 au 19 mai

En mai, Évolution des étiquettes, jeune association Lesb- GayBiTransHétéro alésienne, a décidé de faire fi des discriminations et de l’intolérance. Elle crée ainsi son festival, Mai + si affinités. « Nous menons toute l’année des actions de visibilité, pour des événements, comme la journée mondiale de lutte contre le sida. Là, on s’est dit que le festival pourrait mobiliser davantage de monde », expliquent Julie Ezmiro, sa présidente, et Julie Plantier, sa secrétaire. Le festival va ainsi marier les genres et les tons pour s’ouvrir à un public large. Conférences, cinéma, théâtre, expos, concert sont proposés. Avec humour, sérieux, violence ou finesse et « des messages que l’on n’a pas l’habitude de voir ailleurs », au choix, selon ses affinités.

Ces dernières sont au cœur de la programmation puisque c’est cette thématique universelle qui a été choisie. « On voulait que chacun y trouve sa place », note la présidente. L’idée a en tout cas séduit des lieux culturels alésiens, qui en sont devenus partenaires et l’accueillent : les Arcades, la médiathèque, Sauramps, le Pélousse paradise, des bars… Des séances scolaires vont aussi avoir lieu, comme au collège Daudet.
Une satisfaction pour les organisatrices : « Cela fait plaisir, car nos débuts n’ont pas été faciles. On a l’impression de voir évoluer les mentalités ». Et le festival est là pour que cela continue.

Expos – 13-19 mai au bar Le plaza et du 13-17 mai au bar Le Louis-Blanc, expo photo noir et blanc de Jeff Rauler, Dimitri Wagon, Gregory Larnac et Abdeslam Chaoui. – Du 9 au 19 mai, à la médiathèque Daudet accueille la P’tite Blan, personnage BD lesbienne et sarcastique…

(source : Midi libre)


Everyday in hand

6 mai 2009

Ça vous a jamais saoulé les regards réprobateurs des gens bien-pensants, quand vous avez ne serait-ce qu’un geste affectif envers votre chéri-e (du même sexe, ça va sans dire). Habitant la région parisienne, j’ai été peu confrontée à cette réalité (paradoxalement, + dans les boîtes de nuit) mais cependant, elle existe. Et encore nombreux-ses sont les homos qui n’osent pas afficher leur amour en plein jour, en dehors du jour béni de la GayPride. Parmi les revendications égalitaristes, celle-ci est forcément ma toute première…même si le changement des mentalités passera aussi un peu par nous.

Brian Paddick, ex-officier de police ouvertement gay et ex-candidat du Parti Libéral-Démocrate à la mairie de Londres, a décidé de prendre part à une campagne encourageant les couples de même sexe à se tenir par la main en public.


Baptisée “A Day in Hand“, cette opération met en scène des personnes connues, main dans la main avec leur partenaire.
L’objectif est de permettre aux couples LGBT de ses sentir plus à l’aise dans l’espace public et de pouvoir y exprimer leur orientation affective et sentimentale.


La campagne sera officiellement lancée le 17 mai prochain à l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie.

(source : e-llico)


Sans aucun doute

1 mai 2009

Rachel dans Witness, Charlie dans Top Gun, Kathryn dans les Accusés ou encore le colonel Gillian Davis dans la 5ème saison de L Word. Eh oui, Kelly McGillis, vous l’avez forcément déjà croisée quelque part ! Mais, en sex-symbol accrochée au coupde Maverick/Tom Cruise, qui aurait pu imaginer qu’elle s’affirmerait lesbienne un jour ?

Elle a révélé au site Shewired.com qu’elle était “absolument gay”. “J’en ai fini avec les hommes”, a ajouté l’actrice, “j’en ai fini avec ça, j’ai besoin d’avancer dans ma vie et c’est une autre façon d’être fidèle à moi-même.” Elle dit avoir réalisé qu’elle était lesbienne vers 12 ans et que par la suite beaucoup d’événéments lui avaient donné l’impression “d’avoir été punie parce qu’[elle] était gay” (elle a notamment été victime d’un viol).

(source : Yagg)

Aller, on va se faire plaisir avec cette séquence émotion (parce que les années 80, ça avait quand même de bons côtés) :


IDAHO Challenge

24 avril 2009

À l’occasion de la Journée mondiale contre l’homophobie qui se tient le 17 mai, le site internet gays.com s’est allié au comité IDAHO (organisateur de la journée) pour lancer un défi à la communauté mondiale des internautes, baptisé “IDAHO Challenge”.

Le “défi” consiste à participer à une vidéo collective en se filmant face caméra et en délivrant un message personnel de fierté homosexuelle sur le mode “Salut, je m’appelle …, je viens de …, et je suis fier d’être gay, lesbienne, bisexuel, transsexuel ou transgenre”.

La vidéo doit ensuite être postée à idaho@gays.com avant le 10 mai 2009. La vidéo collective regroupant tous les témoignages sera diffusée le 17 mai.

(source : e-llico)


Dyke pour les nulles

10 avril 2009

(source : lanternebrisee.net)

Cette planche vous a plu-e-s ? Et bien za moa aussi !

Forcément, dans ces “premiers pas” et cette foule d’interrogations angoissantes qui monopolisent nos pensées (quand on décide de sortir du placard), on s’est plus ou moins reconnues. Et ça donne grave envie de lire le bouquin !

Cékiki ? Axelle Stéphane, auteure de les filles ont la peau douce.

D’après le sommaire, ç’a l’air d’être un genre de “goudou guide” sympa et marrant (à vérifier…qui me l’offre ?), illustré avec le personnage de la p’tite Blan !

Résumé de ce bouquin qui a le mérite d’exister (enfin !) :
Le désir entre filles, l’amour entre filles et ses questionnements, ses peines et ses joies. Alors que l’on s’éveille à ce désir, quels que soient son âge et les circonstances, il semble n’exister que pour soi…
On en entend si peu parler et surtout si mal. Car quand on en parle, c’est souvent pour s’en moquer, le nier ou le rejeter afin de mieux cacher que le monde a peur des filles qui aiment les filles.
Ces réactions peuvent rendre difficile le cheminement émotionnel et sexuel de chacune.
C’est pourquoi, rythmé par les témoignages de Nadia, Isabelle, Alice et leurs copines, ce guide a vocation à aider les lesbiennes à construire leur identité en conjuguant connaissance de soi et attention à l’autre.

On peut l’acheter sur le net et dans toutes les bonnes librairies (à commencer par celles du Marais). De plus, une rencontre avec Axelle (gare à ne pas confondre avec mon nom de scène) sera organisée vendredi 10 dans les locaux de Contact Paris. Donc, aucune excuse de passer à côté !
Et si vous pensez connaître toutes les facettes et les secrets du code de la lesbianitude et êtes une ès-Shane accomplie (dans le sens “tombeuse”, simplement en dévisageant une meuf canon), faites plaisir autour de vous. D’ailleurs, je reste persuadée que cet ouvrage n’est pas réservée qu’aux bébés dykes…


Out 4 us

4 avril 2009

Merci à Yagg d’avoir résumé cette prise de conscience que j’ai puissamment ressenti à la sortie de la projection de Harvey Milk. Chaque coming-out est un combat militant qui peut TOUT changer, pas seulement soi-même mais aussi la société. À nous d’en être les premier-e-s convaincu-e-s pour faire avancer le schmilblick et prendre notre destin en main (au lieu de laisser les autres, souvent les pires, parler à notre place ou celle des enfants vivant dans les familles homoparentales) !

« (…) la lutte contre l’homophobie passe d’abord par les homos eux-mêmes et par le coming-out. Sortir du placard parce qu’il n’y a pas de honte à avoir et donc aucune raison de se cacher et que si ça pose problème à un hétéro, qu’il en parle à son psy. Sortir du placard parce que comme nous le disions plus haut, l’insulte fuse moins facilement lorsque son destinataire est une personne identifiée et non un pervers fantasmé. Parce que c’est en se faisant connaître qu’on fait reculer l’ignorance. Parce que ce n’est pas parce qu’on peut le cacher qu’il faut le faire. Parce que l’union fait la force et qu’il est plus difficile d’ignorer des millions de personnes qu’une poignée de militants qui s’égosillent. Parce que quand on est amoureux, on a envie de le crier sur les toits, et qu’il n’y a pas de (bonne) raison de ne pas le faire. Parce que l’amour devrait être encouragé, pas brimé.

Il y a autant de façons de faire son coming-out que d’homos et de trans. Et on ne fait jamais son coming-out une bonne fois pour toutes. “Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage”, disait Boileau. Le coming-out, c’est pareil, et c’est tous les jours. Sortir du placard, ce n’est pas nécessairement hurler “je suis pédé!” ou “je suis gouine!” dans la rue (même si parfois ça fait du bien). C’est s’autoriser à raconter son week-end avec ses collègues le lundi matin à la machine à café. C’est refuser de s’inventer une petite amie ou de parler de Sophie en l’appelant Pierre. Répondre au “Et votre mari, il fait quoi?” par un “Elle est traductrice”. Lorsque la vendeuse vous dit, tout sourire, “C’est un beau cadeau que vous lui faites, elle va être contente!”, rectifier poliment le tir: “Oui, je crois qu’il va aimer”. Accepter les questions indiscrètes des copains de classe de votre enfant, même si c’est douloureux de s’entendre rétorquer “t’es qui, toi? Tu n’es pas le papa de Mélodie, je le connais son papa, il est plus grand!”, parce que vous, vous êtes l’amoureux du papa de Mélodie, et c’est bien aussi. Prendre le risque de perdre un-e ami-e qui ne comprendra pas, parce que si c’était vraiment votre ami-e, il/elle comprendrait.

Personne n’a dit que c’était facile, et d’ailleurs si ça l’était, cela voudrait dire que la bataille est gagnée. On en est loin. D’ici là, nous avons tous notre rôle à jouer pour qu’il devienne inconcevable que des propos de l’acabit de ceux que nous citions au début de ce texte soient prononcés ou écrits comme s’ils étaient normaux. C’est aussi ça, le devoir de mémoire. »

Yannick Barbe, Xavier Héraud, Christophe Martet, Judith Silberfeld @ Yagg


Dure réalité

1 avril 2009

Harcèlement à l’école, risques de licenciements accrus, crimes et discours de haine : la discrimination à l’égard des homosexuels est “largement répandue dans toute l’Union européenne”, a dénoncé mardi l’Agence des droits fondamentaux de l’UE.
De nombreux lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels “sont victimes de discrimination, d’intimidation et de harcèlement”, voire “d’agressions physiques, parfois mortelles”, a dénoncé à Bruxelles Morten Kjaerum, directeur de l’Agence des droits fondamentaux de l’Union européenne.

“Ces signaux sont alarmants dans une Union européenne qui revendique par ailleurs avec fierté le respect en son sein des principes d’égalité de traitement et de non-discrimination”, a-t-il ajouté lors de la publication d’un rapport demandé par le Parlement européen.

Cette étude montre que la discrimination envers les homosexuels, dont sont victimes en particulier les jeunes, commence dès l’école, où les enseignants ne sont pas formés pour “identifier et affronter ces problèmes”.

“Le harcèlement est un phénomène commun à l’école”, conduisant les victimes “à de mauvais résultats scolaires” et même parfois “à une sortie du système éducatif”, a expliqué Morten Kjaerum.

Des problèmes qui pourraient être atténués si les programmes scolaires “n’ignoraient pas la question de l’orientation sexuelle”, a estimé l’Agence.

Les discriminations dont les homosexuels font l’objet également dans le système de santé, qui dans ses “mauvaises pratiques” va jusqu’à considérer leur homosexualité comme “un trouble ou une maladie”, les poussent à ne pas y recourir. Ce qui conduit à “un taux élevé de suicide”, à une santé mentale fragile et parfois à la toxicomanie.

Sur les lieux de travail, “des expériences désagréables, la crainte de la discrimination, le risque de licenciement” entraînent souvent les homosexuels à ne pas divulguer leur orientation sexuelle, a aussi noté le rapport.

Mais ce qui inquiète particulièrement l’Agence, c’est que tous ces incidents ne sont pas signalés.

Cette situation, liée notamment à un manque de formation des policiers, conduit à une “sous-estimation” des crimes homophobes.

Pour changer les choses, l’Agence recommande aux gouvernements de “prendre des mesures concrètes visant à sensibiliser et former les services de police” pour qu’ils enquêtent sur les crimes homophobes “avec le même degré d’exigence et de qualité que pour d’autres formes de criminalité”.

Elle suggère également de mettre en place des systèmes de signalement de ces crimes plus simples et s’il le faut anonymes, pour au moins pouvoir les comptabiliser, même si les victimes ont peur de porter plainte. Un système qui existe déjà à titre expérimental aux Pays-Bas ou à Copenhague.

D’autre part, si l’Agence se refuse à faire une classification par pays, ses conclusions montrent que certaines discriminations sont plus répandues dans les pays de l’Est, entrés le plus récemment dans l’UE.

Le rapport note ainsi que dans plusieurs Etats, les pouvoirs publics n’ont “pas pu ou pas voulu assurer la sécurité des participants” aux défilés des gay pride. Entraînant des violences ces cinq dernières années en Bulgarie, République tchèque, Estonie, Hongrie, Italie, Lettonie, Pologne, Roumanie et Suède.

En outre, en Bulgarie, en République tchèque, à Chypre, en Hongrie, en Italie et à Malte, “les appels au renforcement des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transsexuels se sont heurtés à des réponses hostiles de la part de certains hommes politiques”.


L’amour mérite le respect

18 mars 2009

Un couple gay, un couple lesbien, un couple hétéro. Ils s’embrassent. Le slogan, «L’amour mérite le respect», sera affiché à partir d’aujourd’hui dans toutes les rues de Berlin.

«L’amour mérite le respect» («Liebe verdient Respekt», inscrit également en arabe et en turc), c’est le slogan de la nouvelle campagne d’affichage présentée aujourd’hui, mardi 17 mars, par le maire ouvertement gay de Berlin, Klaus Wowereit (SPD, gauche). Des affiches créées à l’initiative de la LSVD, l’une des principales associations homos d’Allemagne. «Hélas, on a dénombré ces derniers mois de nombreuses agressions homophobes, a déploré dans M. Wowereit dans le journal Berliner Voice. Le fait qu’un simple baiser entre deux personnes déclenche la haine et la violence est triste et incompréhensible.»

(source : Tetu)

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>> Les visuels des affiches me rappellent clairement ceux de feu Rainbow Attitude (le salon). Et quand on se souvient de l’accueil – plutôt glacial – reçu (images lacérées, insultes graffitées, censure de Métrobus, etc), je ne peux que souhaiter bonne chance à cette campagne contre l’homophobie…

Sinon, quoi dire à part que s’embrasser en public ne devrait pas être cantonné aux rangs de fantasme ou doux rêve. Of course, c’est tout sauf simple d’oser, alors qu’on doit affronter le poids des regards (parfois désaprobateurs mais souvent indifférents) des honnêtes gens et imaginer le pire (mots, moqueries, agression). C’est parfois tellement confortable ce foutu moule hétéronormé. Mais nan, réfléchissez à 2 fois : personne ne mérite de se renier pour les préjugés des autres et puis on n’a qu’une seule vie ! Et…quelle est la plus belle preuve d’amour que de faire fi des arrièr-é-es pensées et ne focaliser sa pensée que sur TOI ? So, just do it !

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