Echoïsme

16 septembre 2009

Egaux en droits ou en devoirs ?

27 juin 2009

À l’occasion de la gaypride parisienne dont le thème est l’égalité, je reproduis un texte publié dans Métro qui m’a particulièrement marquée :

Homoparentalité et bioéthique : le législateur français toujours à la traîne

La tribune de Martine Gross, auteur de “L’homoparentalité”

L’homoparentalité est régulièrement évoquée dans les débats parlementaires mais le plus souvent pour être écartée. Ainsi, l’an dernier, le groupe de travail du Sénat sur la gestation pour autrui préconisait un encadrement légal de la pratique en la réservant aux couples hétérosexuels.

Plus récemment, le Conseil d’État, à propos de la révision des lois de bioéthique, propose de maintenir les conditions actuelles de l’accès à l’aide médicale à la procréation qui excluent les célibataires et les couples de même sexe et prohibe le recours à une gestation pour autrui.

Les femmes célibataires ou en couple devront continuer de se rendre en Belgique, Espagne ou au Pays-Bas pour avoir recours à l’Insémination Artificielle avec Donneur (IAD). Les couples, hétérosexuels ou de même sexe, devront continuer d’aller aux États-Unis ou ailleurs pour avoir recours à la Gestation Pour Autrui (GPA).

Plutôt que de se pencher sur un véritable encadrement éthique de l’aide médicale à la procréation, le Conseil d’Etat préfère draper notre pays dans une morale dont nos voisins les plus proches seraient dénués. Quant à l’intérêt des enfants ainsi conçus, le Conseil d’Etat fait à peine mine de s’en préoccuper. Ils n’auront droit qu’à un seul parent alors qu’en réalité ils sont quotidiennement élevés par deux parents, le deuxième étant sans aucun devoir ni droit.

La loi actuelle limite en effet l’accès à l’AMP aux seuls couples hétérosexuels souffrant d’une pathologie de la fertilité médicalement constatée, justifiant de deux ans de vie commune. De ce fait, elle divise les citoyens en deux catégories, ceux qui peuvent accéder à l’AMP et ceux qui n’en ont pas le droit et qui devront se rendre à l’étranger pour être aidé. C’est une loi porteuse de discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et le choix de vie.

Les choix du législateur en 1994, « reposent sur la conviction qu’il faut donner à l’enfant à naître le plus de chances d’épanouissement possibles en le plaçant nécessairement dans le cadre d’un couple traditionnel et consentant » (Rapport Claeys et Hurriet 1407). Les gays et les lesbiennes, mais également les célibataires, les veufs et veuves, sont ainsi privés d’accès aux techniques procréatives au nom de la conviction que la famille hétéroparentale serait le lieu donnant le plus de chances d’épanouissement possibles à un enfant.

Remarquons que dans les pays où la loi n’interdit pas aux couples de même sexe de recourir à un don de gamètes pour procréer, voire à une gestation pour autrui, et où il commence à y avoir un recul suffisant, les études montrent que les enfants ne souffrent pas d’être élevée dans une famille homoparentale. En réalité, sous couvert de protection de l’enfant, c’est de protection d’une certaine conception de la parenté dont il s’agit. Conception selon laquelle la parenté se confond avec la procréation et les liens de sang. L’idée qu’un enfant puisse avoir deux papas ou deux mamans apparaît, dans cette acception, choquante. Dans les représentations sociales les « vrais » parents seraient les géniteurs. C’est pourquoi, lorsque les parents ne sont pas ceux qui ont procréé, le droit en France organise des fictions pour qu’ils puissent passer pour tels.

Être géniteur n’est ni nécessaire ni suffisant pour être un parent. Il conviendrait de cesser de confondre filiation et procréation, parenté et engendrement, liens affectifs, éducatifs et juridiques d’une part et liens biologiques d’autre part. Il s’agit au contraire de délier le juridique du biologique et affirmer qu’une filiation fondée, non sur des gamètes et des ovocytes, mais sur un projet parental responsable, qui ne doive rien ni au hasard ni aux obligations, est plus à même de constituer une famille − quelle que soit l’orientation sexuelle des parents.

Martine Gross est l’auteur de L’Homoparentalité, dans la collection Idées Reçues, aux éditions du Cavalier Bleu. Parution Mai 2009

En parallèle, il pourrait peut-être y avoir un semblant d’avancée concernant l’avant projet de loi relatif à l’autorité parentale et aux droits des tiers (mais prudence…).


Trans fight

20 juin 2009

Demain, nos zami-e-s lyonnais-e-s défileront à la gaypride sur le mot d’ordre : « Respectons la transidentité, refusons la transphobie. » (très proche du thème de l’idaho 2009)

Pour l’occas’, j’ai eu envie de ressortir cette petite vidéo aux arguments infaillibles, à propos de l’ineccaptibilité et l’inexcusabilité de la transphobie banalisée (qui se cachent souvent des phrases et attitudes soit-disant “maladroites” mais pleines de mépris en réalité) :

Lost in translation ? Go here !

Et nous, que ferons-nous ? Maybe that ou la fête de la zizik…

gagl


Lovic vs phobic

17 mai 2009

Aujourd’hui, journée européenne et africaine d’action sur les migrants, journée mondiale contre l’homophobie (eh oui, ça paraît dingue mais ça existe encore et toujours), arrestations violentes à Moscou des manifestants pour la GayPride, concours de l’Eurovision sans surprise, transsexualité rayée de la liste des maladies mentales (c’est affreux à dire, mais merci Roselyne, pour une fois : mais à quand la dépsychiatrisation ?)…

A défaut d’œuvrer pour la communauté, ce week-end restera également marqué par un temps pourri, un resto inoubliablement insolite avec le gang lyonno-poitevin, du temps passé avec Celle que j’aime (toujours trop court, hélas) et l’épisode 1×07 de Californication avec la Suicide Girl ‘Dani‘ (dommage, une partie à 3 : ça gâche tout le plaisir).

Je salue tout spécialement l’initiative sacrément mobilisatrice de Djou. C’est ça aussi avoir des ovaires et militer activement !

Fuck you !


Paradisiaque

28 avril 2009

Pour un festival (ou une série de concerts) qui s’intitule Les Paradis Artificiels, je le trouvais particulièrement soul, roots et authentique. Tout en paradoxe !

Un beau week-end, une Lille aux couleurs des petits démons angéliques géants, un Zénith calorifère et weedivore au son de Bensé/Grace (une re-découverte !)/Patrice/Keziah Jones (mais une queue mémorable pour accéder aux boissons), une nuit interludienne trop courte, un dimanche sous le signe de la zénitude et la quiété à se balader dans un Lille endormi et un retour en covoiturage ultra-fast et conviviale.

Dis, ma Belle, on l’organise quand, not’ prochaine fuite escapade lovique du quotidien ?


Had a good WE

21 avril 2009


The missing link

16 avril 2009

http://tinyurl.com/lovesince4ever

14th… evidence, U R…


Dyke pour les nulles

10 avril 2009

(source : lanternebrisee.net)

Cette planche vous a plu-e-s ? Et bien za moa aussi !

Forcément, dans ces “premiers pas” et cette foule d’interrogations angoissantes qui monopolisent nos pensées (quand on décide de sortir du placard), on s’est plus ou moins reconnues. Et ça donne grave envie de lire le bouquin !

Cékiki ? Axelle Stéphane, auteure de les filles ont la peau douce.

D’après le sommaire, ç’a l’air d’être un genre de “goudou guide” sympa et marrant (à vérifier…qui me l’offre ?), illustré avec le personnage de la p’tite Blan !

Résumé de ce bouquin qui a le mérite d’exister (enfin !) :
Le désir entre filles, l’amour entre filles et ses questionnements, ses peines et ses joies. Alors que l’on s’éveille à ce désir, quels que soient son âge et les circonstances, il semble n’exister que pour soi…
On en entend si peu parler et surtout si mal. Car quand on en parle, c’est souvent pour s’en moquer, le nier ou le rejeter afin de mieux cacher que le monde a peur des filles qui aiment les filles.
Ces réactions peuvent rendre difficile le cheminement émotionnel et sexuel de chacune.
C’est pourquoi, rythmé par les témoignages de Nadia, Isabelle, Alice et leurs copines, ce guide a vocation à aider les lesbiennes à construire leur identité en conjuguant connaissance de soi et attention à l’autre.

On peut l’acheter sur le net et dans toutes les bonnes librairies (à commencer par celles du Marais). De plus, une rencontre avec Axelle (gare à ne pas confondre avec mon nom de scène) sera organisée vendredi 10 dans les locaux de Contact Paris. Donc, aucune excuse de passer à côté !
Et si vous pensez connaître toutes les facettes et les secrets du code de la lesbianitude et êtes une ès-Shane accomplie (dans le sens “tombeuse”, simplement en dévisageant une meuf canon), faites plaisir autour de vous. D’ailleurs, je reste persuadée que cet ouvrage n’est pas réservée qu’aux bébés dykes…


Skin 2 skin

8 avril 2009

Léger, chaud, aérien, comme ce printemps (ultra-furtif), comme l’amour (intemporel), comme un long baiser (toujours trop bref).

Les chansons de Standfast me donnent une envie irrépressible de déconnexion et de partir loin loin loin…
Franchement, qu’est-ce qui me retient (si je prends ta main) ?


Sun grace

31 mars 2009

Aujourd’hui, on n’est pas encore aux 20°c attendus pour la fin de la semaine, mais les rayons de soleil printaniers sont déjà dans la place. Et avec des matins douillets++ en prime, aucune raison de se plaindre !

Et quoi de mieux que ces anciens airs cultes pour démarrer la journée avec la pèche et le sourire aux lèvres !

Et la (vieille) pub du jour :

Et pour finir en beauté, un post de JM Ouvre dont vous aurez en mélodie en tête toute la journée.