Incroyable mais vraie

30 décembre 2008

Incroyable, je n’aurais jamais pensé tomber un jour sur ça et ça (pour celles et ceux qui sont atteint-e-s de clicopathie, il s’agit de la rubrique “vie locale” de NRJ et Rire & chansons, qui appartiennent certes au même groupe media). C’est bien / c’est mal ? Là n’est pas la question. Il y a 3 ans, quand je cherchais des infos sur LA rare soirée de la capitale (naaaan, il ne s’agissait même surtout pas du Pulp, il a fallu qu’il disparaisse pour que la gouine made in Paris commence à regretter ce H.LM. [Haut Monument Lesbien]), à proposer une line up avec quelques groupes/DJ girly qui dépotent, y avait pas 36 000 portails de party-clubbiiing pour traiter de la question.

Ouais, y en avait même zéro. Ce qui supposait de connaître au choix : soit les lieux où ÇA se passait, soit le nom des organisatrices, soit d’écouter le bouche-à-oreille (vieux terme employé avant que “Buzszszs” n’apparaisse) et encore fallait-il dans ce cas connaître du monde. Nan, parce que, j’veux dire : si, à mon époque, on eût tantôt trouvé des bons plans lesbiens sur N.R.J. (sigle correspondant à Nouvelle Révolution des Jeuneféministes ?), la vie nocturne aurait été sensiblement moins compliquée.

Be careful, gare à toi FG, le jour n’est plus très loin où des sorties non gays seront proposées sur ton antenne !!! Oups, pardon, c’est déjà trop tard le cas (désolé, mais j’ai toujours du mal avec la récente signature FG my DJ radio qui remplace Fashion and Glam qui succède à Filles et Garçons qui se substitue à Future Génération qui supplante Frequence Gaie). Ah, c’est parce que les soirées sus-citées ne sont pas plus à caractère lesbien !?? Ok, autant pour moi (ne pas taper please, j’aimerai être en mesure d’entrevoir la douce lueur givrée de l’aube de la première journée de l’an n9uf…).

nrj_bbx

Incroyable mais qui eut cru-Lustucru que le concours de scénarios contre l’homophobie remporterait un tel succès. Intitulé sobrement Jeune et homos sous le regard des autres, il a provoqué pas moins de 905 créations.

Rappel des modalités : 300 scénarios vont maintenant être pré-sélectionnés par l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) et les partenaires de l’opération, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué.
Le 9 janvier 2009, un comité de sélection en choisira 30. Enfin, le 3 février, un jury présidé par le cinéaste André Téchiné retiendra 4 gagnants. Les lauréats verront leur texte adapté et réalisé sous forme de court-métrage diffusé sur les chaînes du Groupe Canal +.
Lancé dans le cadre du plan “santé des jeunes”, ce concours a pour objectif, selon le ministère, de “faire évoluer les représentations sociales sur l’homosexualité”, “favoriser le dialogue” et “susciter une réflexion sur les conséquences graves que peut avoir l’homophobie” (source : e-llico).

scenarios_contre_homophobie


Très très sélect f*lles

30 novembre 2008

Mon commentaire sur les sites de Barbi(e)turix (sûrement bientôt effacé) :

"Une programmation alléchante pour une soirée PRIVEE en fin de compte…
On vous aura prévenus : un événement exclusivement hétéro, accessible uniquement sur guestlist, avec un dresscode de barbies pouffiasses. Désormais, si vous avez le malheur d’être lesbiennes, passez votre chemin car vous n’êtes plus les bienvenues aux nuits labellisées Barbieturix. Payer pour rentrer ne suffit plus. Le seul lieu où les filles sont refusées quand elles viennent nombreuses et motivées ! A quoi sert d’afficher des valeurs comme la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie, franchement, quand on applique même pas les principes de base ???

F*ck les NO-ladies r00m ! A bonne entendeuses, salut.

[les BarbiEsfurax]"

Ben, pour nous, ce sera clairement la dernière f*cking BBX. Et vive le Houilles Social Club !

edit : Denyse n’a pu s’empêcher de faire deux paragraphes sur ma "rage" de cinglée et de brandir la thèse du complot, après avoir fait le ménage au préalable sur le profil FB officiel de BBX (en supprimant nos très très très méchants coms), histoire de dire que les lesbiennes non-lipsticks recalées systématiquement aux soirées BBX, c’est purement anecdotique, ce n’est pas leur combat ou bien que c’est comparable à la lutte (vaine) contre le  massacre des phoques ("pédée comme un…" ?).
Message hautement constructif et enregistré :) )))

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Open Mind & Education *PRIDE*

26 juin 2008

L’Inter-LGBT se veut pragmatique en
centrant cette année ses revendications sur la lutte contre
l’homophobie à l’école pour la 7èeme Marche des Fiertés LGBT du 28 juin
prochain.

L’Inter-LGBT tenait hier sa conférence de presse de présentation de la
Marche des Fiertés annuelle qui se déroulera cette année le samedi 28
juin à Paris à 14 heures. Le thème choisi par les associations est
l’éducation, et le mot d’ordre : " Pour une école sans AUCUNE
discrimination ! ".

Foin des mots d’ordre qui n’ont aucune chance de connaître une
issue favorable après les élections présidentielles et législatives qui
ont conforté la droite au pouvoir. " Nicolas Sarkozy a clairement dit
qu’il s’opposait au mariage et à l’adoption pour les couples
homosexuels, mais il a laissé des ouvertures sur la question des
discriminations ", a expliqué Alain Piriou, porte-parole de
l’Interassociative. " Plutôt de de s’arc-bouter sur les questions où
nous sommes en opposition avec la majorité, nous préférons ne pas
perdre de temps et travailler " sur les thèmes qui peuvent faire
consensus, a-t-il argumenté. L’Inter-LGBT se montre donc pragmatique en
centrant ses revendications du moment sur l’education, et plus
particulièrement la prévention et la lutte contre l’homophobie à
l’école.

Ce thème est un chantier de longue haleine pour l’Inter-LGBT qui a
tissé un partenariat patient et constructif avec la communauté
éducative, les syndicats enseignants en particulier, depuis plusieurs
années.

"Dans les affaires d’homophobie, une des caractéristiques est
d’avoir des agresseurs souvent très jeunes de 20 ans ou moins. Quelque
chose n’a pas été fait en matière de prévention des comportements
discriminatoires", a souligné Alain Piriou. Deuxièmement, "les jeunes
homosexuels se suicident 13 fois plus que les hétérosexuels et 32% des
homosexuels de moins de 20 ans ont fait une tentative de suicide", a
ajouté Philippe Castel, du principal syndicat enseignant, la FSU.

L’Inter-LGBT a souligné aussi son travail de concertation avec le
ministère de l’Education sur la question dont découle notamment la
récente circulaire de rentrée 2008 incitant à la prévention de
l’homophobie. " Nous ne demandons pas de loi mais des actions de
terrain ", a expliqué Alain Piriou.

La fédération LGBT entend rester vigilante afin que les engagements
du ministère de l’Education n’en restent pas à la déclaration
d’intention. L’Interassociative insiste sur la nécessité de formation
des personnels enseignants et parascolaires ainsi que d’outils
pédagogiques et d’interventions auprès des jeunes. Elle appelle à une
information par voie d’affichage ou de diffusion de brochures à leur
attention " dès la rentrée 2008 ". " Pour les collèges, tout reste à
faire ", souligne l’Inter-LGBT, qui note que les autorités privilégie
les lycées, " alors que la construction identitaire se fait au collège
".

Mais les incertitudes et les doutes ne se limitent pas à
l’Education. L’Inter met en cause le " dilettantisme " du ministère de
la Santé et de la Jeunesse où les annonces ne sont suivies d’aucune
mesure effective, en particulier dans le cadre du Plan Santé Jeunes
annoncé par Roslelyne Bachelot en février dernier.

La marche 2008 entend booster le travail entamé autant avec les
syndicats que du côté gouvernemental et porter plus haut encore les
revendications du mouvement gay pour une meilleur prise en compte de
l’homophobie dans les collèges et lycées notamment, mais aussi à
l’université.

Le sida ne sera pas absent des préoccupations de la marche
homosexuelle; trois minutes de silence seront observées à 16 h 30 lors
du défilé qui partira de Denfert-Rochereau à 14 heures pour se terminer
place de la Bastille en toute fin d’après-midi.

(e-llico)


Open Mind & Education *PRIDE*

26 juin 2008

L’Inter-LGBT se veut pragmatique en
centrant cette année ses revendications sur la lutte contre
l’homophobie à l’école pour la 7èeme Marche des Fiertés LGBT du 28 juin
prochain.

L’Inter-LGBT tenait hier sa conférence de presse de présentation de la
Marche des Fiertés annuelle qui se déroulera cette année le samedi 28
juin à Paris à 14 heures. Le thème choisi par les associations est
l’éducation, et le mot d’ordre : " Pour une école sans AUCUNE
discrimination ! ".

Foin des mots d’ordre qui n’ont aucune chance de connaître une
issue favorable après les élections présidentielles et législatives qui
ont conforté la droite au pouvoir. " Nicolas Sarkozy a clairement dit
qu’il s’opposait au mariage et à l’adoption pour les couples
homosexuels, mais il a laissé des ouvertures sur la question des
discriminations ", a expliqué Alain Piriou, porte-parole de
l’Interassociative. " Plutôt de de s’arc-bouter sur les questions où
nous sommes en opposition avec la majorité, nous préférons ne pas
perdre de temps et travailler " sur les thèmes qui peuvent faire
consensus, a-t-il argumenté. L’Inter-LGBT se montre donc pragmatique en
centrant ses revendications du moment sur l’education, et plus
particulièrement la prévention et la lutte contre l’homophobie à
l’école.

Ce thème est un chantier de longue haleine pour l’Inter-LGBT qui a
tissé un partenariat patient et constructif avec la communauté
éducative, les syndicats enseignants en particulier, depuis plusieurs
années.

"Dans les affaires d’homophobie, une des caractéristiques est
d’avoir des agresseurs souvent très jeunes de 20 ans ou moins. Quelque
chose n’a pas été fait en matière de prévention des comportements
discriminatoires", a souligné Alain Piriou. Deuxièmement, "les jeunes
homosexuels se suicident 13 fois plus que les hétérosexuels et 32% des
homosexuels de moins de 20 ans ont fait une tentative de suicide", a
ajouté Philippe Castel, du principal syndicat enseignant, la FSU.

L’Inter-LGBT a souligné aussi son travail de concertation avec le
ministère de l’Education sur la question dont découle notamment la
récente circulaire de rentrée 2008 incitant à la prévention de
l’homophobie. " Nous ne demandons pas de loi mais des actions de
terrain ", a expliqué Alain Piriou.

La fédération LGBT entend rester vigilante afin que les engagements
du ministère de l’Education n’en restent pas à la déclaration
d’intention. L’Interassociative insiste sur la nécessité de formation
des personnels enseignants et parascolaires ainsi que d’outils
pédagogiques et d’interventions auprès des jeunes. Elle appelle à une
information par voie d’affichage ou de diffusion de brochures à leur
attention " dès la rentrée 2008 ". " Pour les collèges, tout reste à
faire ", souligne l’Inter-LGBT, qui note que les autorités privilégie
les lycées, " alors que la construction identitaire se fait au collège
".

Mais les incertitudes et les doutes ne se limitent pas à
l’Education. L’Inter met en cause le " dilettantisme " du ministère de
la Santé et de la Jeunesse où les annonces ne sont suivies d’aucune
mesure effective, en particulier dans le cadre du Plan Santé Jeunes
annoncé par Roslelyne Bachelot en février dernier.

La marche 2008 entend booster le travail entamé autant avec les
syndicats que du côté gouvernemental et porter plus haut encore les
revendications du mouvement gay pour une meilleur prise en compte de
l’homophobie dans les collèges et lycées notamment, mais aussi à
l’université.

Le sida ne sera pas absent des préoccupations de la marche
homosexuelle; trois minutes de silence seront observées à 16 h 30 lors
du défilé qui partira de Denfert-Rochereau à 14 heures pour se terminer
place de la Bastille en toute fin d’après-midi.

(e-llico)


Night 2.0

16 mai 2008

Aujourd’hui, c’est le jour J de l’Ultimate Same Sex et, pourtant, c’est la teuf-filles d’y a 15 jours que j’m'en vais vous conter. Ben oui, faut le temps de digérer et surtout de se remémorer des souvenirs parfois fugaces et imprécis ou plus que flous, artistiquement/alcooliquement parlant…

Quid de cette Clitorise flèchienne. Quand on y repense, tout paraît à la fois futile et essentiel… Par quoi commencer ?

Tu étais forcément arrivée avant moi, pour ne pas faillir à la tradition. On est arrivées pendant le live de Guns of Brixton. Pas encore la foule mais ça commençait déjà à se bousculer dans les rangs. Des dreadlocks et des rasta-men devant la scène : eh oui, vous ne rêvez pas, nous sommes en plein milieu d’un concert de Dub bien rock & NRV. Evidemment, gros kif pour moi – particulièrement éprise du genre – mais pas que : le public paraît totalement envoûtée par ce show planant et cette atmosphère devenue mégapocalyptik.

Ah oui pardon, ce post est censé parler de la soirée Barbi(e)turix. So, à minuit 30, le DJ…désolé, j’me souviens plus de l’ordre de la programmation. Je crois que j’avais un peu la tête ailleurs et avais une furieuse envie de me défouler sur la piste. C’est plutôt bon signe, non ?

Bien sûr, je peux évoquer le mini /free /fashion /girly /pinky /gothic /plusheux /market /deux point zero. Alors, est-ce que ce regroupement de stands de jeunes créatifs aussi divers que variés apporte de la valeur ajoutée aux soirées Barbi(e)turix ? Difficile dire. Vu côté public, déjà ce n’était pas tout-à-fait "nouveau" puisqu’on a déjà aperçu plus d’une paire de fois des stands comme BBTX, le Kiosque, Many Creation, Dollhouse, Ipso Facto, 10e Muse…par le passé. Là, ça faisait encore plus l’effet d’un groupe de potes du collectif lesbien, bon enfant et rigolo à première vue. Quant au style, on naviguait entre le rose bonbon, les doudoux, le gothique, des tshirts space, des bijoux strange. Est-ce que le spécimen goudou doit forcément rentrer dans l’une des ces 3 catégories et est naturellement attirée par ce type de produits ? Je sais pas…et j’m'en fous.

Parce que moi, à part piquer des bonbons et coller des n’autocollants sur le beau visage de ma chéwie (pas n’importe quoi : un coeur (sur le front) + barbie (sur la joue gauche) + turix (sur la joue droite) : + recherché tu meurs, nan !? en tout cas, y en a une qu’avait ‘achement la cote auprès d’un certain barman), mes compétences d’observatrices s’arrêtent là.

Côté nightclubbing, on a squatté un peu partout. D’abord dans la foule où 3 mangas girls au look plus qu’improbable ont marqué durablement ma rétine. Puis, on a retrouvagé Thunders & co, mais ça, c’est kwazi devenu la routine systématik. On a aussi profité pépères de la vue inénarrable sur la petite ceinture by night depuis la terrasse vitrée. Et je peux vous dire que ce genre de moment vaut tous les bonheurs du monde, quand on est à 2.

…Surtout quand il a été précédé de paroles ****phobes par les toujours-aussi-aimables-videurs-de-la-flèche, quand on voulait sortir mettre un tout petit peu le nez dehors (si si, c’est possible officieusement) car le fumoir dégueulait de monde à n’en plus finir. Et là, on s’entend dire sur un ton agréable : "non, mais tu rêves, t’as pas lu le règlement ou quoi ?" Je me retourne : le mec de la sécu dévisage nous – les 2 salopes de gouines qui se tiennent salement le bras autour du coup – avec tout le mépris que les machos de son espèce possèdent et nous balance sèchement, un sourire aux lèvres : "tsss, regardez-moi, espèce de vicelarde. Perverses, va ! Dégueulasse, oui…" À ce moment-là, je n’ai guère envie de l’entendre déblatérer plus et je retourne prestissimo vers l’intérieur avec A. (qui n’a manifestement pas prêté attention aux mots du monstres, et tant mieux dans un sens).

…Surtout quand il a été suivi d’un concours délirant et hors-norme de grimaçage. Y a rien de mieux pour se défatiguer et recharger à fond ses batteries !

On a filé un peu plus tard se déhancher sur la scène bondée avec une chanteuse énervée qui hurlait bien fort, c’était trop bon. Par contre, on a moins apprécié quand sa manageuze (ou un truc dans le genre) est venue nous chuchoter d’arrêter de gâcher le spectacle en déguerpissant de l’estrade… Visiblement, encore une qui ne ignorait les règles nocturnes de la maison, quand le nightclubber est sur un pied d’égalité avec le DJ…

Pendant ce temps ou un peu plus tard, une clone de Mz Sunday Luv se lovait contre Emy (J) que, un peu plus tôt, j’avais croisé aux backrooms chiottes et donc la convers’ s’était limitée à "t’es vraiment sûre qu’y a personne dedans ?". Heureusement, je ne suis pas de nature à me vexer rapidement, même quand on me prend un peu pour une teubê profonde lol.
Du coup, je me suis sentie obligée de rétorquer : “oui, mais si tu veux, il reste l’urinoir des mecs si tu veux qu’on b _ _ _ _ ?”. Eh non, rassurez-vous, je science-fictionne total là, désolé de pas avoir été à la hauteur de ma réputation…

On est parties un peu avant la fin, un peu claquées par toutes ces émotions musicales. Pour éviter de me faire dévorer tout crue par ma cannibale favorite, on a fait une halte à un Grec dans la rue qui descendait au tro-mé. Et apparemment, à la manière dont celui-ci a été jeté à la poubelle, le goût du kébab’ devait être mémorable…

Too earlier : station fermée. On trotte jusqu’à Nation. On fait 3 fois le tour avant de choper l’arrêt place des Antilles (ben quoi, dans le noir, on voit pas aussi net qu’en plein jour !). Quelle chance, un cycliste bourré et estampillé uhu me suit à la trace. Un bon coup d’énervement de mon bodyguard aura vite fait de provoquer sa disparition-éclair.

Dans la loi des séries, on continue avec le train à st-Laz qui emmène tous les voyageurs un peu ébahis vers une destination absolument pas commanditée et hors-zone. Le plus drôle, c’est que ça empêche pas les ‘leurs de monter justement dans le train retour, mais ouf, on est sorties à temps !

Passage obligé à la boulange qui vient d’ouvrir avant de mourir de faim dans les rues de C.
Mmmzzzz, dormissage maintenant ? Eh nan, on doit aller chercher des résultats avant midi.

Et, après ? Encore plus incroyable : après une micro-sieste au jardin des plantes, nous partons dans un long périple à travers la capitale (mais nous ne le savons pas encore) qui, pour la 1ère fois, a enfin revêtu ses couleurs estivales… Et je peux vous dire qu’on s’est pas gênées pour allègrement en profiter :) )

>> Mater tous les shoots d’A.


Barbie tu mixes ? Nan, Barbieturix !

19 mars 2008

Une Américaine JelizaRose aka Jest a posté sur le fameux portail LadiesRoom un article – pas forcément consensuel mais bien argumenté et comportant pas mal de recul sur l’historique récent des goudounights – qui résume son opinion à propos du phénomène actuel Barbi(e)turix, que ce soit côté fanzine ou bien soirées.
Loin de la volonté de l’auteure – a priori – de vouloir polémiquer ou casser gratuitement l’investissement artistique du collectif d’agitateurs/-euzes, mais par contre elle a le mérite de poser les bonnes questions et d’appuyer où ça fait mal. Faire une pause sur lecture et prendre le temps d’une réflexion sur ce que nous attendons vraiment et/ou ne voulons plus pourrait même paraître intéressant et constructif.

Même s’il est clair que la tendance actuelle est à la multiplication de soirées organisées en simultané et en concurrence les unes avec les autres (et dans des styles hyper-variés…ouf !). Tout le monde veut sa part du LezCake, mais est-ce que ce bouillonnement intense et soudain d’activité culturelle conduira au final à un saut qualitatif des line up ou inéluctablement à un appauvrissement de l’offre ??? La réponse à cette question – plus que légitime à mon avis – est pour l’instant en suspens…

Raquel


Cold night slaps

16 décembre 2007

Est-il possible de vivre plusieurs vies en une seule nuit ? a priori oui, même si c’est pas forcément toujours pour le meilleur, loin s’en faut.

Vendredi, 12h : plein de soirées tonight, super, j’ai envie de toutes me les faire.
19h : monstrueux mal de crâne, symbole d’une semaine plus qu’éreintante (dernière ligne droite semée de bouclages avant le pas-joyeux noyel), suis plus si sure.
20h : ne pas sortir, ne pas sortir…
Peu après, Thunders me beep finalement pour le bougeage nocturne. Béné, quant à elle, se tape une pure Panique à l’Elysée-Montmartre en compagnie de Fluokids, Radioslave et Mental Groove. Bon, aller, un p’tit effort, j’me force motivachionne un max.
21h : aspirine, on efface (presque) tout et c’est reparti pour 12h non-stop…
22h et des poussières métroïdes : arrivée à Parmentier Station.
On va bouffer Chinetok (tout-à-fait dans le prolongement du type de restos omniprésents en Guyane lol) et on décampe avant que le gérant n’ait éteint la totalité des lumières. Puis direction la rue JP Timbaud : toute une aventure et un test des 4 points cardinaux avant de trouver l’enseigne…à une rue seulement du métro. Ceci dit, c’était rien en comparaison de l’énervement qui a commencé à poindre quand le videur a balancé que la soirée privée d’avant ne se terminait que vers 1h de mat’ (et là, il était 23h30 au cadran).

Keskonfè ? question essentielle d’autant plus que les cafés "sympas" aux alentours ont tout l’air d’être blindés… So, choix B et c’est parti pour un jeu de piste à Beaubourg qui consiste à trouver la bonne porte du "Soir". On y parvient, non sans mal. Reste l’étape du physio qui dévisage d’un mauvais œil mon pote :
- Non, désolé, c’est une soirée juste pour les filles…
Me : – Tiens tiens, bizarre. Et les friends (sur le flyer) ? Et le garçon qui est rentré juste avant nous ?
- Oui, mais non. Il faut prévenir avant…
Me : – (merde, c’était quoi déjà le nom sur le MySpace ? ah oui, voilà) Ben écoutez, Vanina m’a pas prévenue, mince alors. Je…
- Ok, c’est bon, allez-y.
A priori, ce mot était le sésame magique…pour pénétrer dans l’antre sacrée du Babydoll. On descend un escalier exigu pour se retrouver…à 2 mètres des chiottes ! On essaye de se faufiler vers "l’intérieur" : à gauche, au micro, Sheliyah et Abigael chantent de tout leur soul. A droite, 2 petites tables basses. On essaye du mieux qu’on peut de se positionner entre ce qui fait figure de "scène" et les sièges, mais se retrouver nez-à-nez avec les artistes n’a jamais été vraiment mon délire. Aussi, on préfère s’éclipser dans la salle lounge qui fait aussi office de bar. L’ambiance est plutôt chic/BCBG et intimiste, avec canapés, lumière tamisée et tissus sur les murs : bref, le lieu idéal pour un rdv amoureux avec sa nana. Etant pas exactement dans ce trip en ce vendredi, nous nous rattrapons sur l’écran plasma qui donne une retransmission instantanée ET infra-rouge (!!) du live, à défaut d’avoir une vue directe sur la scène.

Concrètement, les 2 divas se font apparemment remonter les bretelles à la fin de chaque song, afin qu’elles libèrent enfin l’espace [sonore]. Elles s’empressent donc de terminer par une reprise très personnelle du titre-phare de NTM "ma benz". Je sais pas si ce style de zik suffira à warm upiser la salle. En tout cas, la foule commence à s’amasser, des gens à danser dans l’espace principale pourtant très restreint et – grand moment – deux filles (qui ne se savent pas filmées) se pendent et grimpent même aux chaînes qui tombent du plafond. Non, je vous rassure, nous ne sommes ni dans un sauna ni dans un cours de varappe. Il n’empêche que toute la salle 2 s’esclaffe silencieusement devant cette vision surréaliste et inattendue.

Bbtx_datpolitics

Vers minuit trente, on décide de lever le camp avant que la frustration
de devoir rester assis sur du son électro ne devienne quasi-insupportable. Tant pis pour Désiré et Dactylo… Un détour
au Quick et un métro plus tard, nous nous retrouvons à République (on a dépassé le seuil fatidique des 2h15), plus
près de l’Alim’ que nous ne le pensions. Great !
Sauf que…à l’intérieur, c’est over-full-blindé, vestiaire compris. Nous nous faufilons jusqu’aux tables du fond qui jouxtent agréablement les WC, en saluant au passage speed-Kat’ de BBTX et 2 pote à Lir’. Alors, visuellement, en terme d’aménagement, l’ALG, c’est un bar et un restaurant à l’ancienne (dont les tables ont ici été dégagées pour composer le dancefloor).

Le truc strange, c’est que si Son il y a bien, invisible au final est la DJ… Et les 2 points bof, ce n’est pas que la soirée ne soit pas spécial "filles" (ou nonnes, pour reprendre les termes exacts :) , c’est plutôt la surprise de se rendre compte que le public est essentiellement composé de très jeunes, tous issus de la génération MySpace (effet boomerang d’avoir des milliers friends boutonneux sur son site officiel ?). C’est à la fois bien et pas bien, parce que mentalement, je m’attendais pas du tout à aller à une soirée branchée/hype/ultra-mode. Et d’ailleurs, ça ne m’intéresse pas. L’autre inconvénient, c’est qu’il n’y a pas vraiment d’ambiance clubbing ou festive. Les gens sont là pour discuter comme au bar et l’électro sert juste de musique de fond. Joyeux brouhaha ! Ou bien c’est le décor qui fait que…, déjà que les lumières sont trop fortes. Bon, la fille déchaînée qui faisait danser la polka version pogo à tous les mecs nous a bien fait marrer, l’alcool dégueulasse et hors-de-pris un peu moins. Sinon, c’est pas vraiment ça et bien sûr insuffisant pour redonner le sourire à Céline (des Mèches Anglaises) de passage dans le coin.

Exception notable à la règle : les filles de la band@gouinoturix visiblement pas a jeun et qui ont l’air de bien se marrer : je suis pas sure que ça compense pour le restant du pipole présent. Perso, j’aurais nettement préféré me souvenir des performances de Slide ou Madame X aux platines que de la dernière conquête de Juncutt et des défilés aux chiottes*, par exemple. Enfin, je dis ça, je dis rien… A 4h30, brusquement, les néons se rallument (enfin) dans un salle plus qu’aux 3/4 vide : la sécurité nous exhorte à quitter promptement les lieux (c’est là que je remarque un flipper tout près de l’entrée, zut alors !). Je sais pas si je dois me réjouir ou non, d’autant plus qu’1h de poirotage nous attend avant l’ouverture du tro-mé. Ouf, Ronald’s a pensé à nous et, heureuse nouvelle, le McDo est ouvert : cool, ça évitera de se geler pas-que-les-miches dehors. Bizarrement, les autres clubbers éjectés ont eu la même idée que nous. On parvient tout de même à trouver une petite table libre. Pendant que Thunders va joyeusement rejoindre la queue sans fin pour commander un très (trop) matinal Big Mac, je pose ma tête sur la table et m’apprête à partir éphémèrement au pays des songes.

Manque de bol, le cauchemar, ne fait que commencer : ça fait à peine 5 minutes que j’ai les yeux clos que je me fais secouer violemment…par un black, clairement inconnu à mon bataillon. J’ai une envie terrible de meurtre. Avec un peu de recul, je réalise que j’aurai dû passer immédiatement à l’acte car le mec me tient la jambe pendant 1/2 heure top-chrono, histoire de me convaincre (et en English afrikaaner, s’il vous plaît) de l’accompagner à son hôtel. Il me sort toute sa panoplie d’arguments : confiance, homme sérieux, respect des femmes, marijuana & shit, Dieu, travail, argent durement gagné. Pfff ! Même quand je veux paraitre méchante, j’arrive même pas à être crédible, c’est totalement désespérant. A ce moment, je me mets à détester tous mes prof d’anglais pour avoir omis de m’apprendre la phrase de la délivrance, quand No, I’m fine et Bye ne suffisent plus, juste un peu avant le Fuck, vous voyez. Au bord de la crise de nerf, je parviens au final à m’en dépêtrer. Alors qu’IL part s’attaquer à d’autres charmantes ladies, nous nous engouffrons sans attendre dans la bouche du métro.

Encore 30 minutes de patience pour un train dans les courants d’air de la Défense (où je croise un pote du foyer !) et un remontage express de moral à ma colloc’ qui vient d’apprendre la veille sa mutation dans le trou du Q du monde, et je peux enfin fermer les yeux et tout oublier.

J’en connais une, chanceuse, qui – au moins – n’a surement pas regretté sa nuit

(*cf le droit de réponse de D.J. dans les coms :)


Do the D.A.N.C.E

14 décembre 2007

Oui mais où ?

Il y a 7 jours dans la semaine mais il faut toujours que ce soit le vendredi soir que les filles se fassent concurrence. On se demande bien pourquoi… Bon, d’accord, vaut mieux parler d’émulation :) Et pis on va pas se plaindre, c’est tellement rare d’avoir le choix !

Réponse A : l’Alimentation Générale, chez les Nonnes ?

Réponse B : au Soir, chez Babydoll ?

Réponse C : une coupe style Pin-up ?


ClitoZero 2.0

7 décembre 2007

Merci à toi, Sappho Sipho, de m’avoir sautée [dessus]. Toi, avec tes amies des Caraïbes, tu m’as sucée toute une nuit, à en perdre haleine. Mon corps en est durablement marqué et garde de nombreuses traces de toi. À n’en pas douter, je t’ai dans la peau, mais plus pour longtemps…ma puce ! Franchement, j’aurais penser à tout – éventuellement même à ta cousine l’anophèle – sauf à ça, bien sûr.

Les poussées d’acné, ça ne dure qu’un temps… Traquée, ton existence est déjà sur le déclin, sale peste. Hé hé.

Condamnée à rester enfermée en attendant…gâcheuse de soirées, va !

Niklub


Clik HER

1 octobre 2007

Milieu de semaine. Se hisser jusqu’à la Flèche d’Or sous un temps maussade et humide demande une grosse motivation. Mais en connaissance de la programmation, les barrières mentales et climatiques disparaissent aisément :)
Avant de retrouver Liréo (mais si vous savez bien : la star aux gambettes fluos qui figure sur le flyer de la prochaine ClitoRise !) puis Plit’ devant le temple sacré des dernières tendances sonores, je croise coïncidemment Mojito dans le métro. Dommage pour elle, elle a pas prévu d’aller se secouer la pulpe sur les dancefloors :(

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Ouverture enfin des portes. 1er groupe : BO. Inconnu à ma culture. Energie rock incroyable. Super son, génialissime chanteur. Tout le public est emballé. J’aperçois mon pote le-grand-shooter-de-concerts le HibOO qui, une fois de plus, s’est discrètement barré avant même que je n’ai pu le saluer. Dernière chanson : le fou chantant casse sa pipe (ou du moins la guitare qui comport-ait l’inscription "ceci n’est pas une pipe"). Fée en est toute retournée. Je lui rétorque que le taré doit avoir de toute manière une sacrée collection de p**** chez lui :) )
Bien sûr, le trio Thunders/Béné/Delph a débarqué sur ces entrefaites.

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Alors que nous jetons Fée dans les bras d’une magnifique Australienne dénommée Chloé (euh, qui se dévoue pour faire l’interprète ? mwaaaaaaaa), des hurluberlus en habits de cosmonautes font irruption sur scène. Ce sont les Nouveaux-Zélandais de So so modern et pour résumer à merveille la situation, on pourrait parler de Martiens phosphorescents sous ecstasy, ou un truc dans le genre, si vous voyez ce que je veux dire (vous inquiétez pas, moi non plus je vois pas :) ). Leur style musical (s’ils en ont) est proche du rock/punk/garage/psychédélique/… Mes oreilles n’en reviennent toujours pas de cet OVNI fêlé.

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Ensuite, c’est au tour du groupe canadien à l’affiche, the Cliks, un groupe queer lesbo-transgenre (dixit Tetu) signé par une major, déjà entendu dans L Word et qui démarre sa tournée. Bon son, rien à redire à part Thunders qui trouve ça un peu mou. Evidemment en comparaison de la furie que nous préparaient les Anatomie Bousculaire, c’est difficile de surpasser Cécile, Angee et Alice… Et à tous les niveaux d’ailleurs : l’énergie investie sur scène, leur accueil et les mots échangés avant et après leur live, les regards croisés pendant. Merci les filles d’avoir accepté : de poser avec nous (je ne sais combien de fois), d’avoir pu discuter avec vous sans distance sans oublier le baiser torride d’Ang dans le cou de Thunders (le veinard^^).

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Grrreat soirée. Même si j’ai dû partir en trombe alors que Juncutt démarrait son mix, histoire d’attraper the last train (tentative réussie :)

>> Les photos de la soirée sont visibles en modes mosaïc ou slideshow + des vidéos d’Ana B. et the Cliks par là.

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