Navet Killer

12 juin 2009

En général, l’été au ciné, on a toujours la chance de voir sortir un florilège des pires navets de l’année, n’en déplaise à celles et ceux qui restent pour trimer… Heureusement, de manière tout-à-fait exceptionnelle, je ne serai pas là pour assister au démarrage des projections de Lesbian Vampire Killers – si tant est que des salles le distribuent… Je plains sincèrement celles et ceux qui seront présent-e-s à ce jeu de massacre.

Je m’abstiendrai également d’évoquer le pitch ô combien désespérant et déprimant : « [ils] profitent de leurs vacances (…), quand ils se retrouvent coincés dans un (…) village (…), où règne une terrible malédiction qui touche les femmes. Celles-ci se transforment (…) en vampires et rejoignent une secte de Vampires Lesbiennes [vu la tête des mâles en question, on comprend pas qu'elles n'aient pas été contaminées avant]. [Ils] sont appelés à la rescousse par les hommes du village… » J’aurais même explicité le sous-entendu, en rajoutant : “pour les sauver du terrible mal qui les ronge et les soustrait de façon inadmissible à leurs obligations conjugales.”

Cependant, il serait dommage de ne pas signaler que l’une des actrices principales a joué dans DoomsDay et the Descent, des chefs d’œuvre du genre ! Accrochez-vous (à vos tongs), ça va saigner dans les salles obscures en juillet ! Dans le registre des films d’horreur, après Poltergay…

- une autre critique


Fétichistes et-Folles-des Galipettes-Lubriques-et autres Positions

26 septembre 2008

…alias le FFGLP, le Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris, 14ème du nom !

La quatorzième édition du Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris se tiendra du 4 au 11 novembre 2008. Entre Grands Boulevards et Marais, un rendez-vous festif et culturel au programme riche et très divers.

La quatorzième édition du Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris 2008 se déroulera cette année dans deux salles : le Rex pour l’essentiel de la programmation, mais aussi Le Latina – en plein coeur du Marais – pour des séances “ciné-apéro” et certaines séances spéciales.
Pendant huit jours, entre Grands Boulevards et Marais, l’édition 2008 affiche un programme prometteur.

Au programme de la 14ème édition, des inédits, des avant-premières, le panorama, des thématiques spécifiques, des court-métrages, des cartes blanches, des débats, des rencontres, des fêtes… Bref, un foisonnement d’idées et de sensibilité artistiques.

C’est une équipe renouvelée qui est à l’origine de la programmation 2008. Aux côtés de Florence Fradelizi, déléguée générale, Didier Roth-Bettoni devient programmateur adjoint, Jérosme Marie-Pinet administrateur et Pascale Ourbih, présidente.

Fidèle à sa vocation de découvreur, le festival présentera dans le cadre de son Panorama 2008 des inédits, des avant-premières et le meilleur de la production 2007/2008. Une occasion d’accueillir le réalisateur Bruce LaBruce, qui viendra présenter son nouvel opus Otto, or Up With Dead People.

Le Festival, qui fait la part belle aux courts métrages, promet un accent particulier sur la création française et le Prix du Court Métrage Canal+ récompensera le meilleur film court.

Les “Ecrans spéciaux” proposeront notamment une sélection de documentaires, de fictions et de courts métrages venus d’Iran, de Turquie, du Maghreb… sur le thème “Islam et homosexualité”, un sujet inhabituel dans le cinéma.

Une “Carte blanche” sera offerte à Pascal Lièvre qui présentera un programme où ses vidéos et celles de plasticiens qu’il a invité se rencontrent.

Au programme aussi, la “Nuit Gay Canal+” consacrée aux Etats-Unis, en cette année d’élection présidentielle, Vincent Dieutre qui présentera ses nouveaux films, “Despues de la Revolucion” et “EA2″.

A l’occasion de leur ressortie en copie neuve on pourra revoir “The Living End” de Gregg Araki, “Edward II” de Derek Jarman ou encore “Les Prédateurs” de Tony Scott, des films essentiels pour la mémoire du 7ème art.

Le grand succès de l’an passé “Porn underground” revient : une sélection de films pornos inédits de la scène queer et underground.

Des rencontres, débats et fêtes complètent ce programme avec notamment une soirée spéciale cabaret interlope, présentée par Madame H. au Divan du Monde.

(source : e-llico)

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- Site offfffffficiel

* Rock et bad GirrrlZ

Les Riot Girls, les bad girls tatouées, rebelles et sexy, sont des figures mythiques de la scène rock. Des films musicaux qui bousculent les codes classiques féminins. Avec en avant-première Les filles de Paris de Muriel Iris avec les Flaming Pussy !

Queers entertain better !


In the mood for women : pourquoi les filles font leur cinéma (en série)

6 juin 2008

Sortie tant attendue de Sex and the city, le film fait l’événement de cette semaine. Occasion toute trouvée de revenir sur le parcours des héroïnes de séries télévisées. Et en la matière, la dernière décennie s’avère particulièrement étonnante.

Lorsqu’elles ont débarqué sur les écrans dans les années 70, Sabrina, Jill et Kelly apparaissaient comme des modèles d’émancipation. Les Charlie’s Angels ou Drôles de dames, en détectives indépendantes, se sont approprié des rôles jusqu’alors labellisés masculins, y ajoutant leur touche glamour. Si ces trois-là ont gardé une place dans les esprits, notamment avec leur récente adaptation au cinéma, ce n’est pourtant pas à elles que revient la palme de la première série féministe. L’héroïne du sitcom The Mary Tyler Moore Show est en effet considérée comme le premier rôle de « féministe libérale » à la télévision, en tant que célibataire ayant librement choisi de faire carrière plutôt que de se marier. Trente ans plus tard, les femmes n’ont plus à s’imaginer en haut de l’affiche, elles le sont. Une myriade de séries a éclos: et les héroïnes, qu’elles soient fleurs bleues mais indépendantes, subversives mais toujours sexy ou qu’elles débordent de pouvoir, au point parfois d’effrayer ces messieurs, ont parcouru du chemin.

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Just a Dey(n)esse

24 avril 2008

En ce moment, à chaque fois que j’ai l’occas’ de plonger au coeur de l’émotion avec le grand écran (et à la TV aussi, me souffle-t-on, mais la mienne n’a qu’un rôle purement décoratif), je tombe amoureuZ (entre autres) de Agyness Deynn (gné, c’est un nom ça ?), "the girl with the beat".

Quelle délectation unique d’être plongée dans le noir intime avec cette beauté d’une blondeur monochrome et d’un charisme rythmique absolu ! Surtout quand on sait que l’égérie de New Look a été élue "Model of the year" aux derniers British Fashion Awards et est devenue l’icône 2008 de Reebok aux côtés de Yelle. Quelle destinée rêvée !

Mais Agy n’appartient pas à cette catégorie de nanas modeuses, superficielleset hautement soporifiques. Nan, c’est carrément une femme dotée d’une profondeur ! D’ailleurs, cette musicienne du groupe "Lucky Knitwear" est également une véritable rebelle comme je les aime puisqu’elle crée et porte des t-shirts aux messages punk’n'disco. Comme je suis une gentille, je vous offre l’accès à plusieurs centaines de photos d’elle plus fashion les unes que les autres.

Et au fait, que dégage olfactivement cette nouvelle fragrance ?


Bombas latinas

28 juillet 2007

En cette saison pas tu tout calliente, un peu de chaleur en provenance d’Amérique latine, l’occasion de revoir – en 19 séquences – certaines légendes du 7ème art aussi bien que des nouveaux talents qui percent aujourd’hui sur le grand écran. Elles sont toutes inoubliables. Euh… qui a dit sexy ?

Let’s start the projection !


Devant et derrière

18 avril 2007

Quel est le point commun entre Agnès Jaoui, Chantal Lauby, Diane Keaton, Josiane Balasko, Julie Delpy, Nicole Garcia, Sofia Coppola, Sophie Marceau, Valeria Bruni Tedeschi, Valérie Lemercier, Zabou Breitman ?

Certainement celui d’avoir su passé du statut de star du grand écran à celui de réalisatrice, un pari souvent assez risqué.

Qu’attendre des filles cinéphiles dans les mois à venir ? Pas mal de projets prometteurs :

Parmi ces futures apprenties cinéastes, citons d’abord Natalie Portman qui aimerait porter à l’écran un roman d’Amos Oz sur la fondation de l’état d’Israël. Gwyneth Paltrow, elle, a déjà mis en scène un des clips de Coldplay (elle est marié avec le chanteur Chris Martin), un court-métrage, et n’attend que de passer au long. Le premier film de Helen Hunt devrait quant à lui sortir dans les mois à venir. Sans parler de Sharon Stone qui, selon toute vraisemblance, réalisera elle-même Basic Instinct 3.

Côté françaises, guettez la sortie du premier film de Jane Birkin (Boxes), mais aussi celui de Fanny Ardant (Cendres et sang). Quant à Sophie Marceau et Carole Laure, elles s’apprêtent pour l’une à sortir son nouveau long-métrage (La Disparue de Deauville), pour l’autre à le finaliser (La Capture). Bref, la mise en scène n’a pas fini de se conjuguer au féminin.


Fatalement brunes

5 mars 2007

Le cinéma et, par déclinaison, les séries télévisuelles sont remplies de femmes fatales ET sexy (l’un va rarement sans l’autre).

>> Petit tour d’horizon des stars d’hier et d’aujourd’hui.

Anne Parillaud figure parmi mes favorites. Pour moi, ce fut une totale révélation dans Nikita, redoutablement fascinante cette fille bien foutue mais hyper-violente. Même 10 ans plus tard dans le très bon Gangsters, je suis toujours scotchée.

Tout récemment, en découvrant Bound, j’ai bien entendu succombé aux charmes antinomiques de Jennifer Tilly et (surtout) Gina Gershon. Hilary Swank dans Boys don’t cry / Million dollar baby, Kate Beckinsale dans Pearl Harbor / Aviator / Underworld 2, Laura Harring (et accessoirement Naomi Watts) dans le très troublant Mulholland Drive, la dangereuse Neve Campbell dans Sexcrimes / Scream. Difficile de les citer toutes tant elles sont nombreuses. Cela n’empêche nullement leur charme d’opérer bien longtemps après la première entrevue…


In the mood for forbidden love

4 novembre 2006

Au printemps dernier, je me souviens à avoir eu du mal à détacher mon regard de cette affiche, tant l’attitude des 2 héroïnes ne laissait place à aucune ambiguïté et exprimait un amour pur. Je trouvais ça très fort (et très beau !) d’exposer ainsi, sans aucun détour, ce type de relation aux yeux du public. Heureusement, il n’y a pas eu de polémique comme le poster de feu le salon Rainbow Attitude.
De là à aller le voir, il y avait un fossé bien trop large que je me refusais à franchir…à l’époque. Je ne savais pas encore que je n’étais pas celle que je croyais être (vive les doubles-négations !). Et puis, qui peut bien aller voir ce genre de film ? pas envie de me faire griller par la caissière du ciné ou les autres clients qui font la queue…

Donc, j’ai préféré taire ma curiosité et attendre bêtement le release. 6 mois plus tard, le DVDrip est dispo sur la toile et j’ai enfin pu découvrir les filles du botaniste sur mon baladeur vidéo, blottie au fond de mon lit (absence de chauffage oblige). Et il a eu tôt fait de me réchauffer. L’histoire est magnifique. On se laisse très vite aspiré par le rythme atypique du film et ce romantisme d’une autre époque. Les références à la dureté du régime chinois, aux tabous omniprésents dans la société, au machisme ambiant ne manquent pas. Mais l’innocence de la jeunesse n’en finit pas de nous éblouir… tout comme Mylene Jampanoï et son regard magnétique.
J’avoue que ce sont les 15 dernières minutes du film qui m’ont le plus emballée car tous les événements s’enchaînent très rapidement.

Plus qu’un manifeste sur l’homosexualité, il s’agit avant tout d’un hymne à la passion et à la force des sentiments, capables de transcender la mort. On sort de la séance serein(e) et apaisé(e), avec 2 questions sur le bout des lèvres : “mais il est où le problème alors ? qui sont les véritables monstres ?”

Perso, j’ai bien aimé une scène (coupée ?) qu’on entrevoit hélas un peu trop brièvement : juste avant de se faire surprendre par le père d’An, à travers les vitres embuées, on voit les 2 jeunes filles exécuter une mise en scène assez drôle. Si, si, souvenez-vous :