Sans aucun doute

1 mai 2009

Rachel dans Witness, Charlie dans Top Gun, Kathryn dans les Accusés ou encore le colonel Gillian Davis dans la 5ème saison de L Word. Eh oui, Kelly McGillis, vous l’avez forcément déjà croisée quelque part ! Mais, en sex-symbol accrochée au coupde Maverick/Tom Cruise, qui aurait pu imaginer qu’elle s’affirmerait lesbienne un jour ?

Elle a révélé au site Shewired.com qu’elle était “absolument gay”. “J’en ai fini avec les hommes”, a ajouté l’actrice, “j’en ai fini avec ça, j’ai besoin d’avancer dans ma vie et c’est une autre façon d’être fidèle à moi-même.” Elle dit avoir réalisé qu’elle était lesbienne vers 12 ans et que par la suite beaucoup d’événéments lui avaient donné l’impression “d’avoir été punie parce qu’[elle] était gay” (elle a notamment été victime d’un viol).

(source : Yagg)

Aller, on va se faire plaisir avec cette séquence émotion (parce que les années 80, ça avait quand même de bons côtés) :


Out 4 us

4 avril 2009

Merci à Yagg d’avoir résumé cette prise de conscience que j’ai puissamment ressenti à la sortie de la projection de Harvey Milk. Chaque coming-out est un combat militant qui peut TOUT changer, pas seulement soi-même mais aussi la société. À nous d’en être les premier-e-s convaincu-e-s pour faire avancer le schmilblick et prendre notre destin en main (au lieu de laisser les autres, souvent les pires, parler à notre place ou celle des enfants vivant dans les familles homoparentales) !

« (…) la lutte contre l’homophobie passe d’abord par les homos eux-mêmes et par le coming-out. Sortir du placard parce qu’il n’y a pas de honte à avoir et donc aucune raison de se cacher et que si ça pose problème à un hétéro, qu’il en parle à son psy. Sortir du placard parce que comme nous le disions plus haut, l’insulte fuse moins facilement lorsque son destinataire est une personne identifiée et non un pervers fantasmé. Parce que c’est en se faisant connaître qu’on fait reculer l’ignorance. Parce que ce n’est pas parce qu’on peut le cacher qu’il faut le faire. Parce que l’union fait la force et qu’il est plus difficile d’ignorer des millions de personnes qu’une poignée de militants qui s’égosillent. Parce que quand on est amoureux, on a envie de le crier sur les toits, et qu’il n’y a pas de (bonne) raison de ne pas le faire. Parce que l’amour devrait être encouragé, pas brimé.

Il y a autant de façons de faire son coming-out que d’homos et de trans. Et on ne fait jamais son coming-out une bonne fois pour toutes. “Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage”, disait Boileau. Le coming-out, c’est pareil, et c’est tous les jours. Sortir du placard, ce n’est pas nécessairement hurler “je suis pédé!” ou “je suis gouine!” dans la rue (même si parfois ça fait du bien). C’est s’autoriser à raconter son week-end avec ses collègues le lundi matin à la machine à café. C’est refuser de s’inventer une petite amie ou de parler de Sophie en l’appelant Pierre. Répondre au “Et votre mari, il fait quoi?” par un “Elle est traductrice”. Lorsque la vendeuse vous dit, tout sourire, “C’est un beau cadeau que vous lui faites, elle va être contente!”, rectifier poliment le tir: “Oui, je crois qu’il va aimer”. Accepter les questions indiscrètes des copains de classe de votre enfant, même si c’est douloureux de s’entendre rétorquer “t’es qui, toi? Tu n’es pas le papa de Mélodie, je le connais son papa, il est plus grand!”, parce que vous, vous êtes l’amoureux du papa de Mélodie, et c’est bien aussi. Prendre le risque de perdre un-e ami-e qui ne comprendra pas, parce que si c’était vraiment votre ami-e, il/elle comprendrait.

Personne n’a dit que c’était facile, et d’ailleurs si ça l’était, cela voudrait dire que la bataille est gagnée. On en est loin. D’ici là, nous avons tous notre rôle à jouer pour qu’il devienne inconcevable que des propos de l’acabit de ceux que nous citions au début de ce texte soient prononcés ou écrits comme s’ils étaient normaux. C’est aussi ça, le devoir de mémoire. »

Yannick Barbe, Xavier Héraud, Christophe Martet, Judith Silberfeld @ Yagg


Les movers-shakers de 2008

10 novembre 2008

Dans ce monde, il n’y a pas que des gays qui se cachent et restent dans leur coin, afin d’éviter toute forme de discrimination…
Non, il y en a qui prennent parfois des risques et qui ouvrent leur bouche, pour faire avancer la cause. Et pourtant, Dieu que sait que c’est dur d’énoncer haut et fort cette évidence chaque jour, d’en faire le combat d’une vie et de le porter sur ses épaules…
Encore plus rares, il peut s’agir de célébrités. Des hommes et des femmes prêts à risquer leur carrière.

Pour aller toujours plus loin…

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Le sentiment de ne pas exister socialement

20 septembre 2008

ELLE consacre sur son site une enquête entière intitulée Lesbiennes, le coming-out. L’occasion de faire un tour rapide d’horizon sur la très forte (et récente) médiatisation de l’homosexualité des stars et la nouvelle perception des lesbiennes dans la société.

Sommaire :

  • La fin d’un tabou ?
  • Le sentiment de ne pas exister socialement
  • Jouer des codes de la féminité      
  • Une nouvelle attitude, plus féminine que féministe
  • Dans le placard de verre
  • Des militantes d’un nouveau type ?
       
  • Kissy Katy

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Life sense

11 août 2008

granville-68.jpg

Dimanche, ma mother – avec qui je me suis rabibochée tout récemment – a invité mes grands-parents.
Profil : pas cons et plutôt sympas, des discussions pas inintéressantes, juste parfois un peu cassants. C’est les "grandes retrouvailles" après X années de rupture. Pas de scoop ou "grande révélation" en vue today. Le peu de fois où le sujet homosexualité a été effleurée "quand j’étais petite", ça m’avait laissé un goût pire qu’amer, genre pour évoquer gracieusement mon père (pédé, tapette, efféminé) qu’ils ont toujours plus ou moins eu dans le collimateur ou encore qualifier les mœurs de la fille gouine de leurs amis (qui ont l’avaient d’ailleurs reniée par la même occasion).
Ok, c’était il y a 5 ans et j’ignorais complètement que j’aurai un jour l’idée ubuesque de devenir lesbienne (enfin non, pas exactement). Mais today, pas envie d’affrontements et de commencer à me mettre à dos la famille… Just be sereine !

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Le coming out de nos parents

13 juin 2008

Vivre son homosexualité au grand jour n’est pas facile pour soi-même,
mais ne l’est pas plus pour les parents d’homos, qui doivent non
seulement faire le deuil de certaines espérances, mais aussi affronter
à leur tour le jugement d’autrui. Rencontre avec des parents qui
assument. (360° mag)

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Pas toi

21 septembre 2007

Fait chier. Tu sais que cette nuit-là, t’as grave merdé. Tu sais aussi comment ça
se transmet. Normal que tu flippes, mais le plus incroyable c’est que t’as
attendu. Presque 1 mois, c’est pire qu’un suicide. Franchement,
j’espère que tu as pris du plaisir parce ça craint. Il fallait vraiment que tu te brûles les ailes pour que tu saisisses enfin la vraie valeur de la vie et sa fragilité ? T’as besoin de te plomber pour te sentir exister ? Alors qu’il suffit juste
d’1 seule fois, la première par exemple, pour TOUT foutre en l’air… Des tas de gens ont crevé pour que TOI, aujourd’hui, tu
reproduises pas la même connerie qu’eux. Eh ben, nan, dans le panneau !

Angel_us2

Quand j’ai fait mon 1er CO à mon frère (et devant toi), j’étais alors loin de me douter qu’on avait un point en commun. Je savais par contre qu’en partant faire tes études à Lyon à cette rentrée, l’ambiance open de cette ville te plairait et que tu t’y sentirais comme un poisson dans l’eau, te permettant de t’assumer pleinement. Oui mais…quand on va dans un sauna, faut faire gaffe un minimum, même dans le feu de l’action, surtout avec un barebackeur… Sache que la réalité est bien plus âpre que Queer As Folk.

Angel_us

 

Y a de grosses chances pour que tu tombes sur ce post. Tant pis. Ou après tout, tant mieux. Je ne suis pas en train de te faire la morale ou te ressortir les phrases pré-mâchées de mon boulot. Je ne suis pas non plus en train de te dire que "t’as pas le droit de faire ça aux gens qui t’aiment". C’est ta vie et ton pied, tu as le droit de le prendre avec ou sans latex. T’as raison, là, je pense pas un mot de ce que je raconte… Sauf que je sais ce que tu vaux et qu’t'es capable de beaucoup mieux. Tu vois, là, j’aurais envie de te baffer pour te ramener à la raison. Mais nan, en fait, je voudrais juste que, l’espace d’un instant, tu me regardes droit dans les yeux, que tu sois honnête avec toi-même et que tu me dises si tu saisis la différence entre la VIE et le VIH ? C’est con, y a juste une lettre qui change mais c’est représentatif de ce fameux instant d’inattention qui peut coûter si cher…

   

Tout ce que je te souhaite, c’est qu’il ne t’arrive rien, mais que cette 1ère expérience te serve quand même comme d’un putain de vaccin pour les prochaines fois.

Avec Séb, on pense à toi et on croise les doigts +++ Si y a juste une seule phrase que je voudrais que tu lises et retiennes, c’est celle-là : on te lâche pas, on tient à toi et on t’aime.
Grand con, va !


Wind between us

16 juin 2007

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Est-ce que parce qu’on est un lendemain de teuf ou parce que ça fait
déjà 1 semaine que je suis allée à Orléans…que j’ai ce p***** de vague à
l’âme, que le spleen m’envahit si profondément, que l’atterrissage est
si rude ? Franchement, je pourrai presque résumer ces 3 jours à un coup de vent.
…Parce que ne pas pouvoir montrer son amour à ses proches et
leur dire combien ils nous manquent, non seulement c’est frustrant et
ça fait mal, mais on prend alors encore plus conscience de la vitesse-éclair
à laquelle le temps passe et ne se rattrape pas.

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Les rôles inversés

4 avril 2007

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Il y a 10 jours, je pouvais encore affirmer fièrement que mon entourage professionnel n’avait pas eu vent de mon penchant irrépressible pour les girls. Bravo, j’avais su rester discrète ! Non, ce silence placardeux n’a rien de glorieux en soi, mais ça m’est toujours paru complètement égal que mes collègues apprennent ce "terrible secret" (lol) ou non. Dans mon secteur, les gays sont très nombreux. A contrario, les lesbiennes ne pullulent pas autant.

Et là, en ce moment, je dois certainement avoir le goût du risque car j’ai atteint le score de 2 CO en moins d’une semaine. Comme d’hab’, rien de prémédité durant les quelques minutes qui précédaient la "confession". En revanche, j’évite de ne plus jouer sur le registre larmoyant tragico-pathético-dramatique. Je ne me considère pas plus comme une victime (même si quelque part, je ne l’ai pas choisi) et tous mes coming-out se sont jusqu’à présent très bien passés. Donc, pas de quoi en faire des tonnes ou tomber dans le mélodrame…

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Tequil’out

27 janvier 2007

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Est-il plus aisé de faire son coming-out quand on est clairement désinhibé ? A priori oui, ça paraît même un peu trop facile, mais au risque de passer pour + bourré qu’on l’est en réalité :-/
Pas très envie de m’en vanter. Mais bon, ÇA s’est passé comme ça, il est déjà trop tard pour regretter.

Hier, après 5 heures de sport indoor, j’étais dans un état bizarre – mélange de fatigue avancée et de détente maximale liée aux endorphines et à une séance au sauna. On est samedi soir, pas question d’aller me réfugier sous la couette avant minuit. Souvent, je finis la soirée avec un pote qui a toujours quelques bouteilles de tise fermentée au frais :)

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