J’ai pas spécialement accroché aux quelques nouveaux morceaux (pas réellement innovants). Par contre, comme c’était bon de se remémorer et ressentir les vibes issues des anciens tracks cultes, 10 ans après…
Electric Picard Band
3 novembre 2009À celles et ceux qui pensaient comme moi que Pascale Picard se résumait à des balades pop ont dû être déçu-e-s ou bien enchanté-e-s de découvrir son univers pétillant (comme le champagne qu’elle a servi au public devant) et une chanteuse pleine de vie (et le mot est faible).
FM Air
16 septembre 2009Il y a des jours avec et des jours sans. Et visiblement, pour Mylène, vendredi soir, c’était niet. La hantise de louper le défi du stade se lisait sur son visage. En plus d’être clairement paralysée par la peur, elle nous est apparue livide et crevée (encore plus que d’habitude). Il faut croire que le lendemain, en gagnant en maturité (+ 1 an), l’exercice est devenu subitement plus aisé…
Je précise (pour éviter de me faire taper dessus par ses adôôôrateurs) que j’ai été assister à ce premier concert au stade de France simplement par curiosité (eh oui, sorry, ça fait 13 ans que j’ai décroché du statut de pure addict, 13 années que j’ai quitté l’adolescence et son mal-être inhérent pour des horizons plus paisibles…) et par goût de la comparaison (histoire d’observer l’évolution depuis le Bercy 2006). Forcément, mon état d’esprit est à 10 000 lieux de celui des fans qui attendent fébrilement ce live depuis 2 x 365 jours et qui, pour la plupart, considère Mylène moins comme une artiste (avec ses qualités et ses défauts) que comme une déesse plus-que-parfaite. Forcément, dans ces conditions d’attente, ils ont eu toutes les raisons du monde d’avoir été subjugués ce soir…et peuvent stopper la lecture de mon post à cet endroit précis.
Le parcours pour arriver jusqu’au stade est quasi-initiatique. D’autant plus quand on vient en bus et que la moitié des arrêts ont été tronqués pour satisfaire aux ordres des services de sécurité de la production et du stade. Assez rapidement, je me retrouve avalée par une horde de pèlerins, poursuivant unanimement un seul et même but. Une des étapes incontournables est le stand merchandising, en pleine ville et situé à plusieurs centaines de mètres du stade. Mais rassurez-vous, c’est loin d’être le seul. Un peu comme cette queue infinie composée de centaines de gens (désenchantées ou victimes de la crise ?), cherchant désespérément à revendre des places et allant parfois jusqu’à les brader ou les donner…
Après avoir slalomé entre les files d’attente et marché longuement de porte en porte jusqu’à la U pour retrouver les bénés Solsid, le challenge consiste à convaincre le service de sécurité que même si les passes que la prod’ ne parviennent définitivement pas à passer l’épreuve du contrôle-douchette, nos quelques centaines de rubans ne sont pas vraiment destinés à faire jolis. Enfin, quelqu’une de sensée finit par comprendre que les badges ont sûrement été validés par erreur pour…demain !
Après avoir perdu du temps inutilement, nous nous répartissons les pin’s/paniers/bananes entre nous et adoptons chacun-e une porte d’accès (autant que les lettres de l’alphabet !). À peine le temps de reprendre son souffle que déjà l’ouverture du stade retentit, juste le temps d’esquiver les 1ères météorites et catapultes fanatiques. Ma coin est maudit : non seulement j’ai le soleil en plein face et, une fois celui-ci couché, c’est une violente bise froide qui vient me tenir compagnie… Et interdiction d’aller vendre dans les tribunes ou dans la fosse, snif. En guise de casse-dalle, le tiers de demi baguette mixte proposée à l’un des 60 points de restauration (sponsorisés par Coca), pour la modique somme de…5€ (!). Re-snif. Heureusement, devant mes yeux, c’est un carnaval visuel d’admirateurs/trices qui ont sorti le grand jeu !
Quatre heures plus tard, sur des sons percussionnistes du groupe assurant la 1ère partie, proche de celui de Stomp (edit : la compagnie brésilienne Balé de Rua), nous comptabilisons vaillamment, à la faible lueur de la bougie, les millions de centimes de la vente de ce soir. Nous ignorons encore si notre badge nous permettra de pénétrer dans l’antre du sport. Mais la trop grande pression engendrée par l’intro grondante post-sextonik pré-paradinanimé fait craquer l’une des fans présente parmi nous et qui s’enfuit à grandes enjambées assister au concert. 1/4 d’heure plus tard, nous terminons enfin les opérations arithmétiques. Le temps de squatter près des tribunes, faire un aller-retour aux chiottes, descendre jusqu’à la fosse seulement aux 3/4 pleine (puisque finalement nous y sommes autorisés), l’organe vocal de l’ange roux mystérieux invisible n’a ps encore retenti. S’agit-il d’une berceuse boutonnesquement soporifique ? Ah, la dame apparaît ! Non sans faillir choir, j’apprendrai – quelques instants plus tard – de la bouche de Tati. Eh oui, l’alcool/la coke, c’est mal.
Complètement invisible sur scène à l’œil nu, nous suivons les “tableaux” sur les écrans géants (dont un placé au fond, sûrement pour les fans coincés tout devant) et jouons les anti-fans à fond, au péril de notre vie. Paris les plus fous sur la couleur de ses robes, danses éperdues, remarques constructives sur les chorés et costumes (au léger goût de déjà-vu) + le décor (ô combien minimaliste) + l’absence de zicos + la durée d’absence prolongée entre chaque track, + la setlist peu innovante, etc etc. Important à signaler aux âmes sensibles, ce concert est “anatomique” : Mylène a kiffé l’expo de cadavres “our body” et porte – en chair et en os – des costumes sur ce thème. Idem, le défilé de squelettes et crânes charmants, notamment sur l’hymne “c’est laid/c’est dans l’air”.
On pourrait aussi évoquer la coupure son au milieu de “sans contrefaçon” (oups le disque a sauté ; oups, un technicien est viré) où la miss a dû dénicher un micro qui “marchait” (pour de vrai, puisque la voix pré-enregistrée s’est éteinte avec le fond sonore). Remboursé ? Non, Mymy s’est excusée (euh, pour le bug ou le playback ?) auprès du public qui s’était temporairement substitué à elle, vocalement parlant : l’honneur est sauf ! Autre trouvaille de l’acoustique “reverb” du stade : quand MF vient chanter (et accessoirement épancher quelques larmes) sur la scène centrale, aux côtés du grand Yvan Cassar : à défaut d’être plus visible qu’un petit pois, elle en devient cependant moins audible (à cause du décalage sonore créé par l’écho). Apparemment, les gens placés au fond ont encore moins compris les paroles que d’habitude. Comme dirait Jeunet, du “galimatia” ! Heureusement, en guise de compensation, il y avait le rideau horizontal de lasers verts pour s’en mettre plein les mirettes et repartir aveugle. Bluffant, on ne sent pas la douleur !
Mémorable et totalement inattendue : la fessée au Q de son danseur (à la fin de “pourvu qu’elles soient douces”). Et la choré façon “air guitar”, sur XXL je crois : il fallait oser ! Il y a enfin tous ces moments inoubliables où elle s’adresse aux spectateurs attendris en hurlant dans son micro (déjà amplifié au préalable, mais elle est visiblement pas briefée sur le sujet). Et puis, le final : le rappel à moitié loupé sur “désenchanté”, généreusement chanté “en live” mais donc “faux”. Oui, j’avoue : j’ai oublié mes bouchons d’oreilles ce soir et je le regrette terriblement ; pardonnez-moi… Vous tenez vraiment à savoir à quoi ressemble le final : imaginez comme un feu d’artifice où vous recevriez des tas de bouts de plastique (souvenirs ?), semblables à des adhésifs d’enveloppe, sur la gueule. Oui, je jure, c’est 100% authentique… Bon, ça passe pour cette fois, je le prends bien.
Rassurez-vous, on a clairement bien déliré sur ce concert. Rien de tel pour se réchauffer face aux courants d’air glacés qui soufflaient dans le stade et mieux valait ça que de pleurer devant l’étendue du désastre. 20 ans après ses débuts, Mylène n’est-elle plus capable que de produire de shows formatés et prévisibles à la “Madonney” ? Dehors, à la sortie, quelques dizaines de courageux ont déjà planté leur tente Quechua pour assister au show de demain (qu’ils n’ont fait qu’ouïr, ce soir). L’envie me démange presque de leur souhaiter bon courage face à ce qui les attend…
D’autres sons de cloches :
Still Alela
2 juin 20091ère surprise lorsque la chanteuse rentre sur scène : nouvelle coupe de cheveux…very short !
Sinon, vocalement, c’était très joli et son style psyché folk plutôt agréable (bien qu’un peu lent, voire soporifique par moment : pour cette raison, je remercie chaleureusement le batteur). De quoi expliquer sûrement que son précédent album ait été consacré l’un des 10 meilleurs en 2007 par les Inrocks. Ensuite, les balades sont assez orientées famille et principalement “mother”, un peu en forme d’hommage. On aime ou on aime pas.
Anecdote marrante : le guitariste électrique qui se mouvait comme s’il s’agissait d’un concert de rock/métal, à côté des autres musiciens et choriste impassible.
Bat Girl
27 mai 2009Une voix proche de Bjork, pas mal de percus, de basses et sonorités étranges et saturées…et un beau final revigorant.
À contre-sens
23 mars 2009De très bons souvenirs et une ambiance populo-festive comme je les kiffe, avec du ciel bleu et des sourires qui dansent sur tout les visages présents au Bataclan
RocK’enjoliveuse
19 mars 2009C’était beau…à entendre, à voir, à toucher (pour celles et ceux qui ont eu la chance de la frôler lors de sa traversée de la fosse…).
@ bientôt sur le DVD live !
Arte Rock City
6 janvier 2009« Ex-fan des sixties, petite baby-doll… », il ne s’agit nullement d’un clin d’œil à la note d’hier. Mais plutôt une référence à l’une des chansons que vous auriez pu entendre en live à Rock in the city (et, d’ailleurs, rien à voir avec le blog Rock and the city qui semble – au passage – en stand-by), si vous y avez assisté.

Eh oui, pour mon anniversaire et sans même me prévenir, Arte [la chaîne] avait organisé un concert, fin octobre au Zénith de Strasbourg, réunissant les “plus grandes vedettes de la scène musicale féminine actuelle”, à savoir : Asa, Camille, Micky Green, Ayo, Alela Diane, The Kills, Sharleen Spiteri, Jane Birkin, The Go ! Team, Marianne Faithfull.
Bilan des courses de cette-bonne-idée-à-l-origine : un peu trop de têtes d’affiche, une line up pour le moins fourre-tout sans vrai fil conducteur, une Sharleen (Texas) méconnaissable façon ‘big’ Lauryn Hill @ Solidays 2007, une formule 2 titres/chanteuse assez frustrante, des interviews pas très utiles, pas assez de duos et d’originalité au final. Conclusion : pas très convaincant, peut mieux faire lors de la next edition pour réchauffer ZeZénith.
Publié par yXeLLe
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