Go f*ck URself

5 juin 2009

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Samedi soir dernier, j’ai fait l’expérience douloureuse de la méga prise de conscience, telle une déception immense ou une grosse claque. Genre gueule de bois puissance mille. Un peu comme se réveiller un matin et comprendre que de toute façon, il n’y a pas d’espoir, le monde est pourri et gangréné, notre génération foutue. No future, point barre.

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Mais on va commencer par le positif parce que je garde de cette soirée – malgré tout – un bon souvenir. De par la variété de sa programmation artistique et les réflexions suscitées. Après avoir speedé pour  m’extraire du festival Art-Rock et chopé le dernier train pour Rennes (et dieu sait qu’il passe tôt à st-Brieuc) pour rejoindre la MJC du Grand Cordel. En attendant que le soleil se couche et la soirée ne commence, on en a profité pour faire connaissance avec d’autres visages pas méconnus (à force) et mettre des visages sur des pseudos. Bref, il était tard mais faisait encore jour, rien de plus plaisant…

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On entre tout doucement admirer les expos. Culture Touf : des photos du concours de poils pubiens. Peach alias Aurélie Cenno et ses images de  barbies torturées par des sales gosses, vendues sous forme de…magnets ! Iza Iza et ses peintures au style très subjectif. Nathalie Mondot, photographe déjà aperçue à la dernière soirée, shootera à cœur joie ce soir. Enfin, Maboo qui fresquera en live pendant les concerts une grande toile spéciale “chattes hurlantes”.

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Et ça démarre fort, avec le groupe auteur du Flash Porn Act : Strap-on dildoS, des lesbiennes féministes pro-sexes et lilloises, auteures d’un show VJ mixé et performé, une vraie bulle d’oxygène dans son approche ludique et décomplexée de la sexualité et des genres. Enfin, c’est ce que je croyais, mais l’accueil d’une majorité du public (non mixte, pour rappel) a été plus que froid ; j’y reviendrai plus bas.

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Ensuite arrivent les Big Boss Ladies, un groupe de rock nancéen qui dépote. À elles 2 (pardon, 3 avec la Rolande), elles assurent grave malgré une baffle corriacement muette. Puis, la fille de Brooklyn aka Ill Ease, une guitariste-bassiste-batteuse-chanteuse incroyable et dopée à je-ne-sais-quoi. Jamais vu ça auparavant. Elle joue présentement son nouvel album et invite une fille du public à danser sur scène, une autre à la batterie et in fine la batteuse de Big Boss Ladies. Un set qu’on aurait voulu sans fin ! Très tardivement, les Human Toys (déjà aperçues lors d’une Clitorise) se produisent, des filles complètement électro-psychédéliques avec des séquences projetées hypnotisantes à souhait. Enfin, la nuit se termine sur un mix funky/jungle de DJ Mac l’Arnaque et ses enchaînements hyperrapides…

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* Beaucoup de bruit pour rien ?

Pendant le show de Strap-on dildoS, des meufs se sont mises à gueuler (à la vue des godes et des images filmées des pratiques “hétéros” des drag-kings) à plusieurs reprises : “coupez les bites, on est des lesbiennes !” Sans parler du reste de la salle quasi tétanisée et une atmosphère à couper au couteau, vraiment irrespirable.

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Alors, je voulais dire d’abord merde : quand tu vas à une expo qui t’ennuie profondément (mmm, j’aime ce mot), tu te mets pas à insulter les tableaux, installations, sculptures, dessins, que sais-je NI l’artiste… Alors ? là, c’est le même principe : si tu te fais chier, tu prends sur toi et tu te casses. Ça s’appelle le respect, subtile, hein ? Eh oui, et puis si t’es restée que 20 minutes à la projection, tu commences pas à tailler en pièces ce que t’as pas vu, ok ?

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Sinon, tu connais le second degré, tu sais qu’on n’est nullement obligé de tout prendre au sérieux dans la vie et qu’une œuvre comporte plusieurs niveaux de lecture et sert souvent à questionner. Enfin, à la rigueur, plutôt que de beugler pendant le travail des artistes, tu as au minimum le courage d’aller débattre et polémiquer avec elles après le spectacle (sauf si c’est pour leur sortir, exhibant son aisselle devant le nez : “les dildos c’est pas subversif, les poils siiii !”) Nan, même pas, lâche jusqu’au bout ?

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Pour revenir au fond du problème, si j’ai bien compris, toi, tu t’estimes lesbienne parce que tu t’identifies de manière [quelque peu réductrice] à un clito ou un vagin et que tu détestes la pénétration/les bites/la fellation/les poils (beurk, beurk et re-beurk) ??? Mais, au fait, à la base, t’aimes un tout petit peu les individus de sexe féminin ou tu te contentes juste de ça, faute de mieux ? Eh nan, je n’essaye pas de me dédouaner de mon terrible passé de tôlarde d’hétéro, juste de comprendre ce qui te définit.

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Désolé mais si c’est ça, du statut étiqueté de lesbienne je préfère démissionner plutôt que de mourir stupide et frustrée. Parce que, vois-tu, j’aime le sexe (même pas peur de le revendiquer) et l’idée de me faire pénétrer/sucer/goder/enculer m’est particulièrement plaisante. Pire, je trouverais même ça foutrement excitant de le faire à quelqu’une. Mon intimité ne te concerne pas et qu’on ait des pratiques différentes au pieu n’est pas un drame en soi. Par contre, que tu me considères comme un monstre pervers ou une traînée me dérange profondément, encore plus quand tu m’insultes indirectement. Ah bon, se travestir en mec et être harnachée d’un gode ceinture, c’est se compromettre en tant que fille ??? Oups, quelle trahison !

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Ô vous les intégristes de la secte du Dogme Lesbien, relisez bien ça ou expliquez-moi comment vous vous êtes retrouvéES à cette soirée, si ce n’est par hasard. Parce que l’hypocrisie et jouer les vierges puritaines effarouchées à la vue d’un dildo ou d’un pistolet à eau, ça va un temps. Mais à un moment, va p’têt’ falloir assumer ses pratiques, nan (6 lesbos sur 10 se godent) ? Et également vos contradictions ? parce qu’être butch et refouler l’idée-même de masculinité, c’est quand même un grand paradoxe en soi. Eh oui, désolé mais Mattel ne commercialise pas encore ce modèle de barbies… Tsss, des fois, j’ai l’impression qu’il faut réécrire l’Histoire à chaque génération (et refaire les mêmes erreurs) tant nous méprisons le passé et sommes souvent plus réacs et rétros que nos mères et grandes sœurs…

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Hey, Emilie Jouvet et toute sa bande, Wendy Delorme (d’ailleurs, à la Babydoll de vendredi qui vient…), Louise de Ville, Sexy Sushi, les organisatrices des Ladyfest, Maria Beatty, Marie-Hélène Bourcier, Judith Butler et tant d’autres (en vrac et à des degrés divers de militantisme), venez  éduquer et conter les délices de la culture Queer (et sa richesse) à certaines lesbiennes de province ! Je m’explique : par là, je veux dire que le fait à Paris de côtoyer nos-zamis-les-gays-du-Marais me donne la très nette impression que cela nous rend 1000 fois moins misandres que les filles qui vivent dans une grotte un cercle hermétique et fermé (j’y vais pt’êt un peu fort mais j’ai toujours pensé que c’est peine perdue de chercher à être tolérant avec les gens connement intolérants).

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Là, je fais allusion à la réaction des meufs à la vue d’un mec qui voulait entrer demander la programmation de la MJC, au petit matin. Certaines sur le ton de l’humour, d’autres non, l’ont insulté et lui ont gueulé dessus comme si toute son espèce [de mâles] était coupable de la misérable condition actuelle des femmes. Merde, vous faites ça à tous les types que vous croisez dans la rue, vous êtes persécutées à ce point à Rennes (ou ailleurs) ou c’est “à chaque fois” la première fois que vous croisez un individu munie d’une bite ???

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Bref… Ou alors, c’est par exemple les programmations barbieturixiennes and Co, très ouvertes (et avant-gardistes, il faut croire), qui ont tôt fait de nous convaincre (si ce n’était déjà le cas) que la sexualité était aussi une immense aire de jeu fluctuante et que les codes [hétéros] étaient faits pour être détournés, et ce, même devant un public très mixte. Attention, je ne tente pas d’imposer vainement MON point de vue ; je me demande juste…pourquoi tant de haine gratuite avec des gens un tant soit peu différentEs ? Eh oui, on peut se dire féministe en trouvant qu’effectivement notre société est “phallocentrée”, en soutenant à la fois des actions comme celles de la Barbe et en admirant le travail de pornographes, c’est possible !!

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Ah oui, pardon, après le show, j’ai préféré aller discuter avec les performeuses pour comprendre leur démarche et en savoir plus sur la réception du public dans d’autres lieux, plutôt que de m’embrouiller avec des meufs un peu trop imbibées (mais pas assez pour crier “coupez les lesbiennes, on est des bites“, dommage). Pour conclure sur cette affaire, j’ai la grosse impression qu’il y avait 2-3 grandes gueules et du coup, le reste de la troupe craignait d’afficher son ressenti, d’où l’accueil hyper- glacial… Mais la bonne nouvelle, c’est qu’un gode a réussi à être subtilisé à cette soirée : franchement, que peut-on en conclure ??

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Eros s’invite au ciné…

15 mai 2009

L’érotisme grand public et l’ambiance sulfureuse et un peu folle des seventies revient en force à la mode. Peut-être parce qu’il y a 40 ans, c’était l’année érotique par excellente. Ce qui signifierait dans un sens, que le bon temps est fini et qu’on ne baise plus aujourd’hui. C’est pas tout-à-fait vrai bien heureusement, mais l’atmosphère n’est plus aussi libérée et on assiste au retour en force aux bonnes vieilles valeurs morales (logique, c’est cyclique). Alors, après m’être tapé la France qui se déshabille (sur France 3, lundi dernier), voilà que le Forum des Images propose une soirée Eros ce soir (eh oui, encore aperçue trop tard), avec une programmation musicale very girly…

Surprenant, le choix du lieu mais j’ai ouï dire que le forum rénové était devenu le cadre de pas mal de party’s…

Au programme, deux longs métrages cultes, Exhibition de Jean-François Davy et Sensations de Lasse Braun, et des courts métrages inattendus dont Aka Ana d’Antoine d’Agata, Quand nous étions punk de Pascal Rambert, Deep Inside de Camille Henrot et bien d’autres. Des projections agrémentées des performances érotiques du Cabaret des filles de joie, d’une exposition d’affiches du cinéma érotique, d’un concert du groupe sixties Brigitte, et des DJs Jennifer Cardini et DJ Wet pour danser avec un désir… électrique !

Dress code : 60’s, psyché & sex.

De 21h à 3h du matin au Forum des images !

Pour acheter vos places en ligne, cliquez ici


Rennight 2

9 mars 2009

À peine eu le temps de déj’ en 6ème vitesse, avec un dessert à base de stracciatella dévoré à 2 (gloutonnes) dans le tro-mé qui nous emmène vers Montparnasse. 3h de train avalées en 5 minutes et nous voici déjà arrivées en Bretagne. Pendant les 60 minutes de marche plus tard, nous en profitons pour mater les prix de l’immobilier : les prix n’en finissent pas de nous laisser bouches bées. Las, nous arrivons dans le quartier d’Arsenal/Redon (signe de reconnaissance : une sublime fresque sur un immense mur face à un terrain de sport : total respect !), où nous nous posons dans un hôtel complètement désert (à la déco vraiment space…mieux vaut allumer systématiquement la lumière afin de pas se faire surprendre par un des mannequins qui vous fixent bien du regard).

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Oups, fini de se prélasser : la nuit tombe déjà ! Hop, tenue de soirée et nous sautons dans le bus 19 que nous avions repéré à l’aller. Un petit coup de métro et nous nous retrouvons illico devant la gare. Mygirl m’emmène dans une excellente crêperie qu’elle connaît au moins aussi bien que l’hôtel hanté ;) . Galettes délicieuses mais voisins de tables un peu trop curieux (et qui nous matent comme s’ils n’avaient jamais vu d’extra-terrestres parisiennes de toute leur vie).

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La 2ème partie de la soirée s’annonce encore plus exaltante. Bus du retour. Nous courrons comme des damnées pour le choper (et gagnons 10 minutes pour reprendre notre souffle…à l’arrêt). Honte à moi pour mon ‘bonsoir monsieur’, surtout quand LA conductrice s’est retournée ! Arf, et moi qui est horreur de ce genre d’erreur quand je suis nommément visée. Enfin, assez inhabituel, une radio diffuse en fond sonore de vieux airs des années 90.

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Of course, comme le veut désormais la coutume, nous trouvons le moyen de nous paumer à 100 mètres du point de rendez-vous et de passer moultes fois devant la Maison d’Héloïse (si quelqu’une peut d’ailleurs m’expliquer ce qui s’y fait). Comment est-ce possible ? en cherchant en vain une rue imaginaire, tout simplement :) ) Finalement, nous arrivons au numéro 14. Une rue pas trop éclairée. Une porte dont on n’imagine pas ce qui se trame derrière (hormis l’écriteau collé dessus). Toc et nous rentrons. Accueil super cool à la ‘caisse’ où un coupon rose avec la date de la next big party (le 30 mai !!) nous est remis. Puis, un couloir étroit et obscur. Au fond de ce couloir, une porte entrouverte d’où nous parviennent les accords d’une musique qui en ce lieu paraît irréelle…

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En fait de côté obscur, les guirlandes lumineuses nous conduisent vers un endroit presque incroyable dont on ne soupçonnerait pas même l’existence, de l’extérieur. C’est un squat qui se divise plus ou moins en 3 parties (en suivant la charpente en bois) : le bar tenu principalement par DWE, le cojn détente avec son stand de littérature féministe, ses fauteuils (où une quelqu’une pionce profondément) et ses murs rouges dédiés à l’expo photo, enfin le dancefloor avec la table et le matos des DJettes.

Oubliez l’ambiance ultra-glacée des boîtes nuit. Ce lieu transpire le vécu et tout semble avoir une histoire : combats militants et politiques, luttes féministes, etc. Les filles n’ont pas pour objectifs premiers d’être vues, chasser la chair fraîche (même si les Rennaises sont plutôt cute…) ou encore s’embrouiller à tout prix. On se sent un peu comme à la maison, entre potesses. Il y a aussi cette touche d’humour visible dans chaque pochette vinyle d’anciennes chanteuses de variét’ accorchée au plafond. Pour l’instant, on semble juste avoir loupé le docu musical.

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Coïncidence plus vraiment hasardeuse, nous croisons A-S qui nous annonce fièrement sa relation avec une des DJettes. Et justement, la démo de hip-hop funk démarre sur les chapeaux de roues. Les filles mettent un certain temps à trouver leurs marques pour coller au rythme. Nous, on part sans hésitation dans un délire nawak qui nous sied parfaitement bien. Et justement, une artiste-peintre vient se joindre à nous, motivée à l’idée de bouger son boule…

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Pour reprendre ses esprits, rien de tel qu’un bon verre de punch (à 2€ !). L’heure de la désaltération a sonné… Et hop 2 badges griffés au passage ! Next défi : parvenir à prendre en photo la forme étoilée qui se dessine quand l’ampoule du “salon” clignote. Avec un peu de patience et beaucoup de réglages, j’y parviens finalement. Entre-temps, une future architecte rennaise vient agréablement taper la discut’.

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S’ensuit le set de la nancéenne DJ Last Na2t qui a l’air de prendre grave son pied en mixant. Elle est loin d’être la seule, c’est carrément de la folie sur la piste. Tantôt électro-jump, tantôt rock-pogo, sans parler de quelques pépites musicales inattendues (slows ou ritmos latinos), les girls ne perdent surtout pas une occas’ pour se bousculer…

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De l’autre côté, dans le living room, on a sorti les sacs pochoirisés avec des phrases pour le moins percutantes et le fameux freelax alias pisse-debout (qui nous aurait bien été utile la dernière fois). Au niveau du bar, sont exhibées les compils “Coup de griffes” avec une playlist riot-grrrlistique de choc. Puis nous partons explorer les slogans peints et les affiches collées sur le mur de la grande pièce, à l’occasion de causes variées et diverses. Ça manque pas de créativité…

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À l’épineuse question, “à quoi ressemble une chatte rennaise ?”, je répondrai “à tout” (ce qui n’est pas du tout péjoratif). De la butch à la lipstick, en passant par la clone Shanique, la fille en costume, la punk, l’androgyne, la brésilienne, la parisienne (lol), etc : bien entendu, tous les looks sont dans la place, assez représentatifs des filles en général. Bien plus tard dans la soirée, une meuf se mettra même torse nu, pour notre plus grand plaisir… Arf, bande de perverses que nous sommes !

Trêve de folies. ±3h du mat’ et c’est avec regrets que nous quittons prématurément la teuf, bien partie pour durer toute la nuit. L’hôtel n’est qu’à quelques minutes, ce qui est plutôt appréciable. Nous en profitons pour faire un tour de tous les étages, histoire de garder quelques fameux souvenirs picturaux de ce lieu à la fois pittoresque et ô combien effrayant…

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3h plus tard, le réveil retentit cruellement à nos petites oreilles à peine remises du son géant de la veille. Eh oui, c’est dimanche et le 1er bus ne passe qu’à 9 heures moins 20. L’heure de marche qui nous attend n’est donc pas en choix. Dans les rues, nous croisons pas mal de fêtards qui n’ont pas encore dessaoulé et 2 filles entr’aperçues à la soirée qui finissent de charger courageusement un coffre de voiture.

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Le jour commence à se lever timidement, l’air est doux. Quelle aubaine : un café à la gare vient tout juste d’ouvrir. Pendant que nous grignotons notre petit déj’, nous observons de loin une affiche de l’Express placardée sur tous les murs du Relay : “la ruée vers Rennes, dossier spécial”, ce qui nous laisse légèrement songeuses. Et puis, il y a cette musique entendue la veille dans le bus, qui n’est plus tout-à-fait ringarde quand les paroles sont fredonnées par de douces lèvres…

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Ces instants magiques expirés et une fois le trajet retour achevé, j’ai tôt fait de sombrer dans un long sommeil diurne (vive le décalage). À bientôt et merci pour ce great trip  !

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La suite des photos se mate ici.

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En nuit profond(e)

23 octobre 2008

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Vendredi, je m’apprête à passer une soirée de malade, en démarrant d’emblée en 5e vitesse avec le concert imprévu de the Herbaliser, vieux groupe d’électro-acoustique multi-instrumentaliste qui plonge le lambda dans une ambiance planante et mouvante à la fois. Je garderai un souvenir mémorable du mec grande tige qui faisait le vestiaire (pendant qu’on vendait les rubans rouges) et affichait une excitation amphétaminique…sans oublier la chanteuse du groupe, une pure bombe pas que vocale.
Ensuite, on doit normalement enchaîner sur THE SameseX.
Enfin "on" : vu qu’elle a migré weekendement in the south et que la moitié des gens commencent inhabituellement tôt samedi morning, c’est avec Thunders que je partagerai ma night…

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Rdv au 3e Lieu post-Bataclan. Un panini au passage à la crêperie de la rue Rambuteau. Le vendeur est victime de la loi des séries (c’est son 3ème panini bacon/tomate/mozza) et moi de ma sagesse (en cadeau, j’ai droit à 2 bonbons).
J’attends Thunders, je vais même faire un tour à la Cantine au cas où il y serait déjà mais que I don’t see him. Bizarre, je suis directement renvoyé sur son répondeur, comme s’il se trouvait actuellement dans le seul bar de la capitale où on capte pas. En attendant, me mate Cloverfield-que-j’ai-toujours-pas-vu sur mon verysmallscreen et je trouve même le moyen de croiser Lily (de toute façon, impossible ne pas reconnaître une tête par ici).
Tout-à-coup, il sort.
- Ben, t’étais où ?
- au fond, dans le coin…

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Le fameux coin généralement réservé aux meufs. Comment aurais-je pu imaginer qu’il y aurait une exception ?
Lol, il est avec une pote de Béné et deux amies-à-elle enlacées, à savoir Jenny et j’ai-oublié-son-nom-que-le-dieu-des-gouines-me-pardonne. À peine assis, la serveuse débarque et gueule car elle a un besoin urgentissime de débarrasser les planchettes de charcut’ à cause de l’heure tardive. Dans la précipitation, on saisit quelques aliments au passage…

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LNA nous embraye sur une soirée géniale au Rex, ce soir, "Technorama". Jenny interrompt sa séance avec sa cop’ pour nous faire un exposé apologique exhaustif : "oui, entre le son commercial de la SameseX et l’électro de qualité au Rex, y a pas photo".
- C’est qui qui mixe ?
- Je sais pas mais c’est forcément bon.
- Pourquoi pas, mais on risque vite d’être serrés sur la piste du Rex.
- Oui, mais justement, c’est ce que j’aime, cette promiscuité. Et puis, y a un mélange de tous les styles – roots et branchés – et pas que des ados comme sur la soirée sur la péniche.
- Ouais, je sais pas trop. La dernière fois que j’y avais été, c’était essentiellement des DJettes et donc des gouines…

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Nous voilà à moitié convaincus. La serveuse, toujours très en forme, demande immédiatement l’addition. Et là, c’est l’embrouillamini. Jenny & loveuz payent la moitié et Thunders se retrouve à payer le reste car LNA est à moitié bourrée (pour ne pas dire complètement) et zappe, sort fumer dehors, suivie de Jenny & co. Qui reviennent 1/4 d’heure plus tard sans elle et ne sont plus du tout déterminées pour aller technocramer.

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Tant pis, on se motive quand même et on va tenter l’aventure. On descend à Bonne Nouvelle et on mate l’affiche de la programmation : vendredi 17…Jérôme Sydenham, Darko Esser, DJ Jee. Ça me dit rien, mais let’s trust in goodsound. Pendant qu’on fait la queue, une fille très énervée (éméchée ?) sort précipitamment et lance des insultes à la ronde, mais précisément au "mec du vestiaire" (pédé, sida, et le reste en arabe : que des choses gentilles !).

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Le mec juste devant nous dans la file se fait éjecter car il venu "non accompagné". Pfff, c’est ringard cette mesure restrictive. Et est-ce qu’il vont nous demander à nous si on est vraiment ensemble ? Nous entrons sans pépin et nous nous acquittons de la dîme de 15€ l’entrée. Le dancefloor est bizarrement vide mais il est encore très tôt (moins d’1h du mat’ au chrono). On s’assoit près de la cabine des DJ & VJ.

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Apparemment, le Rex a subi quelques travaux de déco pendant les vacs et paraît flambant neuf. Pendant que Thunders va tester les WC, 2 filles se posent pas loin, 2 girls lesbiennes :)
Il est maintenant 3h, la piste est pleine à craquer et la chaleur monte à toute vitesse. La dernière fois que j’ai pénétré dans le sas pour m’aérer, 2 mecs m’ont lancé :
- on est pédé, j’espère que ça vous choque pas.
- non, pas le moins du monde, moi aussi d’ailleurs.
- …
Surprendra bien qui surprendra le dernier !
Ce qui m’a rassuré, c’est qu’on était complètement d’accord sur un point : ici, les gens qui dansent paraissent grave coincés du Q et les soirées gays restent vraiment inégalables.

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Comment dire, en Angleterre, à Londres notamment (cf le club la Fabric), les soirées électro attirent tout type de public et sont moins élitistes (on y trouve pas que la catégorie des bourg’ branchés). Du coup, l’ambiance n’a absolument rien à voir. Ici, les gens ne s’amusent pas. Pour ne rien arranger, le mix du 2e DJ n’en finit pas d’être terriblement chiant (beat trop monotone). À moins que…avec de l’alcool dans le sang, mon ressenti soit réellement différent ? Le problème vient peut-être de mon exceptionnelle sobriété.

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11€. Le choc. Argh, l’embarquement pour le fun est à ce tarif-là minimum ! Ça devient de plus en plus hard de s’éclater sur Paname… Je commande de la Red Bull, de quoi m’énergiser pour me casser et rentrer at home. Thunders fait de même. À peine, ai-je mis le pied dehors que 2 vigiles balancent un mec à moitié à oilp sur le macadam. Lui aussi est vénèr’ et insulte à la cantonade…sans effet. On dirait que la soirée se termine un peu comme elle a commencé… La conclusion ironique est qu’on demandera conseil la prochaine fois quand on croisera C. pour lui demander la recette de son cocktail planant, pour délirer en toute circonstance…

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Je prends direction Opéra, dépasse le Starbucks, tourne la tête à gauche à la 1e intersection et aperçois mon noctilambus. Sprint & jump into it, to go home...


Scratching Tuerie

5 février 2008

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Passé un début de soirée aux contours quelque peu surréalistes (alcool additionné à la fatigue = la tête à toto à l’envers), je vais triptyquer mes neurones à Bourse stèchionne, au Paris Social Club précisément – nouveau nom, nouvelle référence du genre pour les soirées parisiennes, bref une renaissance assez inattendue…

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Ce soir, je ne suis pas venue écouter "juste" de l’électro, mais du son qui va bien au-delà et qui dépasse largement ce qu’on a l’habitude d’entendre en boîte… Ouvrez vos oreilles et c’est parti pour une nuit orientée "Jeux de mains / jeux de killers" où il n’est pas rare de se taper de puissantes hallus juste en matant les petit-e-s génies aux platines.

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Ca démarre par un bel échauffement by DJ Vince, puis DJ Craze (made in US) s’impose d’emblée avec une combinaison savante de déflagrations scratchouilleuses et un mic 200% réverbique, associées à des tubes hip-hop/disco-funk/rock/electro.

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Ce Grand Master DJ n’hésite pas à tordre copieusement et sans scrupule les titres dans tous les sens et surtout à réaliser de monstrueux enchaînements. Pendant ce temps, les reporters  de "Tite-late" font une incursion rapide mais inattendue dans le secteur, a priori à l’affût de poses non-naturelles de
clubbers, dont l’amusement total doit à tout prix éclairer – sans l’ombre d’un doute – leurs visages. MDR.

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Missill attend patiemment son tour. A peine arrivée, elle ne tarde pas enflammer la piste (il est pourtant déjà 4h15 !) en distiller sa cuisine infernale. Elle aussi enchaîne les skeuds à une vitesse et avec une dextérité tout simplement effrayantes. Le public euphorique kiffe more and more (dont un groupe d’étudiants débarqué en nombre). Encore une fois, son style est sans comparaison ou rapprochement possibles avec tout autre mix "existant ou ayant existé"…

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Perso, c’est la première fois que je m’amuse autant au Triptyque.
Est-ce que le fait de payer l’entrée est systématiquement gage de
qualité ? A vérifier à l’avenir… En tout cas, j’étais loin d’être la
seule à avoir trippé, DJs compris !
PS : Au fait, en quoi ce lieu est-il devenu un social club, alors que le public a strictement plus le droit de monter sur scène pour danser et doit fumer en clandé lors des sessions fumigéniques car "toute sortie est définitive" ???

Toutes les photos sont là et les vidéos ici :


Cat’s Box

28 janvier 2008

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Il y a des soirs pas comme les autres : celui-ci est le dernier passé avant le départ d’une colloc’.
Il y a des nuits qu’on devine forcément bien différentes des autres : celle-ci, avec Miss Kittin aux platines, après 2 ans d’attente pour la sortie de son nouvel album…

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La nuit, tout est possible : comme un voyageur pressé courant vers le dernier train. Il sera stoppé dans son élan par le chien du vigile qui lui fonce et bondit dessus sans hésiter. Un dispositif de sécurité censé veiller sur nous et nous protéger, vous disiez ? Triste paradoxe.

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Alors que nous a concocté la chauve-souris dans sa boîte (batbox, traduction très personnelle :P ) ? Le jour a décliné depuis longtemps, l’animal va bientôt se révéler :) )

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Passons, j’arrive au 50 boulevard Voltaire et pour la 1ère fois, je fais la queue pour entrer au Bataclan. Les détenteurs de billets Digitick se voient remettre des bonus promotionnels (ça me rappelle les smarties d’Amazon ou les céréales CDiscount livrés avec la marchandise, il y a fort fort longtemps).

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Aussi, je me camoufle prestement dans la peau d’un chat (masqué), en possession des accessoires indispensables : mini-carambar en poche et bracelet bleu autorisant les sorties soigneusement scotché au poignet.

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Queue bis pour les vestiaires. Excursion aux toilettes, encore à peu près clean. Deux filles boivent (déjà) clandestinement le contenu d’une bouteille-dans-le-sac, à peu près aussi discrètement que des assoiffés perdus en plein désert à la vue d’une oasis. Pas très étonnant vu le prix des consos.

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Encore peu de pipole dans la "fosse". Pas mal de gens félinisés, ajoutant à l’ambiance tamisée une connotation eyeswideshuteuse. Un écran plasma géant planté au-dessus du Smirnoff Bar retransmet des tâches d’encre visuellement kaléïdoscopiques.

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Je fais le tour de la salle – armée de mon 3e oeil, histoire de m’imprégner de l’atmosphère. Sur scène, un jeune DJ, inconnu de mes tympans, s’escrime déjà derrière ses machines.

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Je file out : je remarque un détail que j’avais complètement zappé du fait de mon impatience à pénétrer le lieu magique : les vigiles sont aussi déguisés, apportant une touche fun et peu crédible à leur taf. Ils préfèrent en rire et moi aussi.

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Adossée aux barrières, je fais connaissance avec un jeune Lyonnais en cours de parisianisation venu avec des teufeurs rencontrés au gigantissime festival Sziget de Budapest.

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Back to calor : la salle est désormais pleine à craquer et il est devenu difficile de se trémousser sans effleurer ses voisins. Presque 2h du mat’ : la tension est montée d’un cran depuis que miss Kittin a exhibé sa frimousse au milieu des coqs accrédités du carré VIP (à gauche de la scène). La foule est en délire et les flashs crépitent. Son tour de chant est imminent…

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Elle s’approche timidement, l’angoisse quasi-palpable sur ses traits figés. Le regard fixé sur son Bat-Macbook, on dirait une poupée à la fois stoïque et mélancolique, à qui on aurait volé le sourire pour toujours. Pas surprenant, je l’avais déjà vue officier aux dernières Nuits Sonores lyonnaises.

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Très décevant, le set, trop collé à l’album, sans liberté prise par rapport à l’original, ni surprise, ni reprise tubesque. En bref, Kittin nous sert le strict minimum syndical.

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Trippant sans plus, d’autant plus que ce dernier opus n’est pas non plus le meilleur de sa carrière. 3h30, il est temps que ça s’arrête tant Catwoman paraît de plus en plus tétanisée par la horde de fans qui tente par tous les moyens de monter sur scène en échappant malicieusement à la sécurité.

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Est-ce vraiment plus critiquable que l’attitude infantile de ses ‘précieux’ ami-e-s jet-setteux, qui tentent leur quart d’heure de célébrité en éclipsant allègrement la vedette à la célèbre DJette, nous gratifiant même d’un spectacle d’ombres chinoises projetées sur l’écran géant ?

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Martinez (le DJ Danois blondinet du début) revient terminer la nuit, énorme lâcher de ballons de baudruche géants que la vaste majorité cherche à smasher. De plus en plus de good bass & vibes transcendantales. De plus en plus d’alcool dans le sang et de gobages de "Flanby" aussi pour certains.

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6h, je quitte cette explosion de très bons sons dont la pression rythmique reste toujours très élevée. Ce que j’ignore, c’est qu’une journée de 24h non-stop m’attend encore après ça… Heureusement que les décibels à haute teneur électro accumulés toute la nuit auront permis de recharger mes batteries !

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Toutes les photos de la soirée sont ici.

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+ 2 séquences (é-)mouvantes de la soirée :

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Clitorride D-culottée

1 septembre 2007

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Arrivée tardive à la Flèche après mon boulot-frangin-McDo habituel. Précisément pendant la prestation du dernier groupe live, j’ai nommé Paris. Des musiciens hyper-concentrés de tomate, un chanteur jumpillant, des groupies empiétant sur la scène et très (trop) prévenantes.

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Puis retrouvage de mes friends dans la terrasse où le vigile nous pousse énergiquement. Swebrother file se renseigner sur la dispo CD de l’album du dernier groupe (pour les fans : Paris ne l’a édité qu’en version vinyle, tant pis).

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C’est au tour de la formation My girl in trouble d’entamer son tour de chant clairement orienté électro-punk. Malheureusement, mon attention est trop attentivement fixée sur la démonstration – par Fée  – de la très glamour digue Glyde (Tati, fait péter les photos, steup’ !) pour pouvoir apprécier à leur juste valeur la qualité de leurs morceaux. Néanmoins, je retiendrai la présence indispensable de la lampe de chevet près de l’ordi ;)

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Après, retour sur le dancefloor pour nous trémousser collectivement sur le bon son de notre désormais incontournable Denyse Juncutt. La vodka à 8€, ça donne envie d’aller visiter les WC-toujours-bondés. Grrr, attente interminable qui a failli me faire louper le défilé sauvage de Petites Culottes pour filles pas sages, ou du moins le transformer en procession de soutifs (le temps de fendre la foule massive pour arriver à proximité de la scène).
Yeux unanimement écarquillés au dévoilement synchro des Q des mannequins pour montrer la superbe phrase inscrite : Delphine Von Kaatz sinon rien. La styliste avait visiblement l’air plus que comblée par cette preuve d’amour indélébile…

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Un peu plus tard dans la matinée (qui commence juste), Dactylo (affublée d’une mémorable robe bleue I kiss & fuck), puis monsieur Michel-Ange de Bitchy Butch et DJ Kandy enchaînent sur des mixes tantôt tek tantôt pop-variét’, mais pour le moins pêchus.

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Pendant ce temps, le VJ SaoulMarin (un nom qui s’invente pas) diffuse son flot d’images régressives, girly ou biomaniques… Et des girls – enhardies par le défilé et la vision des models qui dansent maintenant en tenue ultra-minimale – tombent le haut.

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Durant ce temps, on délire grave nous aussi, entre pose de mister Pervers avec la fille crêtée au Q marqué de rien, shootage fotografic de pantalons (ciblés fesses of course), pogotage habituel avec Béné, Thunders en fusion avec la baffle ou reconverti en portier, lecture en mode sérieux de la 10e Mumuse, la bataille d’eau glacée pour réveiller les endormi-e-s sur le kanapé, etc.

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Plus que quelques minutes avant la fermeture de la Flèche. Le son se fait plus planant, apaisant et…source d’inspiration pour certain-e-s. Des couples gaytéros se mélangent et improvisent joyeusement une éro-danse hot-tement langoureuse & lascive sous le regard médusé de l’assistance insomniaque. Tableau presque irréaliste…

>> Pour revivre cette soirée imagique, c’est par ici
(mode show alternatif).

* Slide & Juncutt ont aussi rapporté des pépites d’instants volés, ainsi que l’archéologue Dame Pipi et FSens. Vous reconnaîtrez à coup sûr certains visages ;) DWE et BarbieLesb aussi étaient présentes ce vendredi…

Enjoy !

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Reprise branchée

31 août 2007

Ce soir :

Flyer34

J’suis persuadée que, rien qu’pour le défilé, nombreuZ s’ront les curieuZ ;)

Tout sur la prog’ made in Belgium.


Don’t f**k with Missill

25 juillet 2007

Sur son site, on peut lire – à la suite de dithyrambiques critiques de la presse spécialisée – cet bio en forme d’euphémisme :

« Self made woman sans loi ni maître, la bouillonnante fille des Cathares déborde de créativité et communique son incroyable énergie à des foules de plus en plus lointaines. Ses « mixes » débridés et spectaculaires l’ont propulsé en moins de deux ans sur la grande scène des Transmusicales de Rennes (…) dont elle a dessinée elle même l’affiche. »

Missill

« La réputation de ses performances survoltées a vite franchi les frontières: en juin 2005, Missill se produisait à Pekin… Missill a aussi joué au Mexique, en Afrique, au canada, en Belgique, en Suède (…) à l’’affiche de légendaires clubs londoniens, The Fabric, Ministry of Sound, The End… Chose rare pour un DJ français, elle a été repérée par le cultissime label FAT… »
Ça commence plutôt bien comme description…

D’autant plus que la liste des artistes avec qui cette jeune bad girl a collaboré/réalisé des featurings/fait des compos musicales/voire plus est incroyablement longue, presque sans fin.

Tofmissill

Concrètement, elle enchaîne les skeuds et mixe comme une tarée. Trax la compare aux 2 Many DJ’s depuis un certain temps. Mais on ne lui connaît aucun équivalent ; cette fille est une OVNI. Sa spécialité : le breakbeat, le hip-hop, et aujourd’hui, l’electro, le rock et surtout le bootleg (rien que ça !). Du talent ? la question ne se pose même pas, vu qu’elle explose tout sur son passage et qu’elle est plutôt du genre ouverte sur les autres formes d’art (vous pouvez l’appeler BomberWoman car même les murs ne lui résistent pas). J’osais à peine y croire, mais à la nuit techno des Solidays, elle a embrasé la foule en moins de temps qu’il ne faut pour scratcher !

Que dire de plus ? son charme n’est pas qu’une légende et sa beauté est loin d’être anecdotique. À vous d’en juger…et d’écouter ce pur Missill !
S’il y avait 2 liens à retenir, ce serait son mYspAce et surtout son wEbsAÏte où je vous conseille un large détour par les cases ‘design & pics’ et ‘audio & video’ (le DJ mag 2006 mix est une vraie tuerie !).

Très chanceux sont celles et ceux qui ont planifié une virée au festival du Pont du Rock (le 28/07) ou à l’Ososphere de Strasbourg (le 28/09). Ah oui, elle participe à la Finale du Championnat de France DMC ; ça calme grave, nan !?


Allers-retours Paris-Lyon

13 avril 2007

!! Attention, ce post est à haute teneur pubesque. Désolé d’être devenue matérialiste mais il m’était impossible de ne pas évoquer de ces 2 soirées imminentes !!

En avril, découvre-toi d’un fil(m) !

C’est un peu le slogan qu’on pourrait appliquer pour le week-end de ma descente à Lyon les 20-21 avril (yes, c’est très très bientôt !).

Le programme officiel (en partenariat avec le forum GoudouLyon) est donc le suivant :

  1. Double-projection du film One Night Stand au cinéma Opéra le 21/04 (20h et 22h)
  2. Soirée Live à la Plateforme (Line up pour les curieuZ >> DJ’s Middlegender & Ethane Roch, Les mèches anglaises & Cody, etc).

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« - Le week-end, dans 2 semaine, je descends voir mon chéri à Lyon !!!
- Tiens, moi aussi, j’y vais au même moment. Par contre, je connais pas du tout la ville…
- Tu sais, je connais peu en fait. Tu sais, avec mon homme, on a jamais vraiment pris le temps de faire du tourisme…(bande de cochons ! lol)
- Moi, je pense que je vais avoir droit à une mini-visite guidée :) )
- Et qu’est-ce que vas y faire exactement ?…si c’est pas indiscret, bien sûr.
- oh, eh bien : voir des copines goudous / faire un peu de tourisme / peut-être visiter un ninkasi / aller au ciné voir un film porno lesbien / m’éclater à une soirée électro-rock girly sur une péniche. »
J’aime pas me censurer en général, mais un infarctus quand on est à table, ça aurait fait un peu désordre, je pense…

Gpanniv_1an

Et le 4 mai, on remet le couvert pour une ClitoRise spécial 1 an du forum GoudouPaname (que d’anniv’ aux soirées Barbi(e)turix en ce moment !).

Au programme : The Romance, Les Breastfeeders, The Lorios, The Michelles, Barr, … ça promet !

Aller, maintenant que vous avez pu zyeuter et admirer ces 2 flyers en avant-première, il est temps de faire marcher vos rotatives et diffuser partout ces tracts dans le "gay-tto". Zhou >> control + P