Parade électrique

21 septembre 2009

Samedi dernier, c’était la journée de la gueule de bois exceptionnellement diurne. Bref, on pouvait se bourrer la gueule non-stop en plein jour, sans se cacher honteusement. Pour l’aspect engagé type “revendication politique”, il fallait à la rigueur passer il y a 10 (premières éditions parisiennes). Aujourd’hui, c’est un carnaval bon enfant de chars diffusant de l’électrommerciale à l’amplitude décibelique élevée et de minots, même pas nés lors de la première loveparade berlinoise, expérimentant leur première cuite.

Sinon, visuellement, c’est un joli festival de couleurs qui se termine systématiquement à Bastille et irrémédiablement dans le sang, les coups et les cris.


Rennight 2

9 mars 2009

À peine eu le temps de déj’ en 6ème vitesse, avec un dessert à base de stracciatella dévoré à 2 (gloutonnes) dans le tro-mé qui nous emmène vers Montparnasse. 3h de train avalées en 5 minutes et nous voici déjà arrivées en Bretagne. Pendant les 60 minutes de marche plus tard, nous en profitons pour mater les prix de l’immobilier : les prix n’en finissent pas de nous laisser bouches bées. Las, nous arrivons dans le quartier d’Arsenal/Redon (signe de reconnaissance : une sublime fresque sur un immense mur face à un terrain de sport : total respect !), où nous nous posons dans un hôtel complètement désert (à la déco vraiment space…mieux vaut allumer systématiquement la lumière afin de pas se faire surprendre par un des mannequins qui vous fixent bien du regard).

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Oups, fini de se prélasser : la nuit tombe déjà ! Hop, tenue de soirée et nous sautons dans le bus 19 que nous avions repéré à l’aller. Un petit coup de métro et nous nous retrouvons illico devant la gare. Mygirl m’emmène dans une excellente crêperie qu’elle connaît au moins aussi bien que l’hôtel hanté ;) . Galettes délicieuses mais voisins de tables un peu trop curieux (et qui nous matent comme s’ils n’avaient jamais vu d’extra-terrestres parisiennes de toute leur vie).

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La 2ème partie de la soirée s’annonce encore plus exaltante. Bus du retour. Nous courrons comme des damnées pour le choper (et gagnons 10 minutes pour reprendre notre souffle…à l’arrêt). Honte à moi pour mon ‘bonsoir monsieur’, surtout quand LA conductrice s’est retournée ! Arf, et moi qui est horreur de ce genre d’erreur quand je suis nommément visée. Enfin, assez inhabituel, une radio diffuse en fond sonore de vieux airs des années 90.

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Of course, comme le veut désormais la coutume, nous trouvons le moyen de nous paumer à 100 mètres du point de rendez-vous et de passer moultes fois devant la Maison d’Héloïse (si quelqu’une peut d’ailleurs m’expliquer ce qui s’y fait). Comment est-ce possible ? en cherchant en vain une rue imaginaire, tout simplement :) ) Finalement, nous arrivons au numéro 14. Une rue pas trop éclairée. Une porte dont on n’imagine pas ce qui se trame derrière (hormis l’écriteau collé dessus). Toc et nous rentrons. Accueil super cool à la ‘caisse’ où un coupon rose avec la date de la next big party (le 30 mai !!) nous est remis. Puis, un couloir étroit et obscur. Au fond de ce couloir, une porte entrouverte d’où nous parviennent les accords d’une musique qui en ce lieu paraît irréelle…

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En fait de côté obscur, les guirlandes lumineuses nous conduisent vers un endroit presque incroyable dont on ne soupçonnerait pas même l’existence, de l’extérieur. C’est un squat qui se divise plus ou moins en 3 parties (en suivant la charpente en bois) : le bar tenu principalement par DWE, le cojn détente avec son stand de littérature féministe, ses fauteuils (où une quelqu’une pionce profondément) et ses murs rouges dédiés à l’expo photo, enfin le dancefloor avec la table et le matos des DJettes.

Oubliez l’ambiance ultra-glacée des boîtes nuit. Ce lieu transpire le vécu et tout semble avoir une histoire : combats militants et politiques, luttes féministes, etc. Les filles n’ont pas pour objectifs premiers d’être vues, chasser la chair fraîche (même si les Rennaises sont plutôt cute…) ou encore s’embrouiller à tout prix. On se sent un peu comme à la maison, entre potesses. Il y a aussi cette touche d’humour visible dans chaque pochette vinyle d’anciennes chanteuses de variét’ accorchée au plafond. Pour l’instant, on semble juste avoir loupé le docu musical.

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Coïncidence plus vraiment hasardeuse, nous croisons A-S qui nous annonce fièrement sa relation avec une des DJettes. Et justement, la démo de hip-hop funk démarre sur les chapeaux de roues. Les filles mettent un certain temps à trouver leurs marques pour coller au rythme. Nous, on part sans hésitation dans un délire nawak qui nous sied parfaitement bien. Et justement, une artiste-peintre vient se joindre à nous, motivée à l’idée de bouger son boule…

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Pour reprendre ses esprits, rien de tel qu’un bon verre de punch (à 2€ !). L’heure de la désaltération a sonné… Et hop 2 badges griffés au passage ! Next défi : parvenir à prendre en photo la forme étoilée qui se dessine quand l’ampoule du “salon” clignote. Avec un peu de patience et beaucoup de réglages, j’y parviens finalement. Entre-temps, une future architecte rennaise vient agréablement taper la discut’.

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S’ensuit le set de la nancéenne DJ Last Na2t qui a l’air de prendre grave son pied en mixant. Elle est loin d’être la seule, c’est carrément de la folie sur la piste. Tantôt électro-jump, tantôt rock-pogo, sans parler de quelques pépites musicales inattendues (slows ou ritmos latinos), les girls ne perdent surtout pas une occas’ pour se bousculer…

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De l’autre côté, dans le living room, on a sorti les sacs pochoirisés avec des phrases pour le moins percutantes et le fameux freelax alias pisse-debout (qui nous aurait bien été utile la dernière fois). Au niveau du bar, sont exhibées les compils “Coup de griffes” avec une playlist riot-grrrlistique de choc. Puis nous partons explorer les slogans peints et les affiches collées sur le mur de la grande pièce, à l’occasion de causes variées et diverses. Ça manque pas de créativité…

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À l’épineuse question, “à quoi ressemble une chatte rennaise ?”, je répondrai “à tout” (ce qui n’est pas du tout péjoratif). De la butch à la lipstick, en passant par la clone Shanique, la fille en costume, la punk, l’androgyne, la brésilienne, la parisienne (lol), etc : bien entendu, tous les looks sont dans la place, assez représentatifs des filles en général. Bien plus tard dans la soirée, une meuf se mettra même torse nu, pour notre plus grand plaisir… Arf, bande de perverses que nous sommes !

Trêve de folies. ±3h du mat’ et c’est avec regrets que nous quittons prématurément la teuf, bien partie pour durer toute la nuit. L’hôtel n’est qu’à quelques minutes, ce qui est plutôt appréciable. Nous en profitons pour faire un tour de tous les étages, histoire de garder quelques fameux souvenirs picturaux de ce lieu à la fois pittoresque et ô combien effrayant…

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3h plus tard, le réveil retentit cruellement à nos petites oreilles à peine remises du son géant de la veille. Eh oui, c’est dimanche et le 1er bus ne passe qu’à 9 heures moins 20. L’heure de marche qui nous attend n’est donc pas en choix. Dans les rues, nous croisons pas mal de fêtards qui n’ont pas encore dessaoulé et 2 filles entr’aperçues à la soirée qui finissent de charger courageusement un coffre de voiture.

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Le jour commence à se lever timidement, l’air est doux. Quelle aubaine : un café à la gare vient tout juste d’ouvrir. Pendant que nous grignotons notre petit déj’, nous observons de loin une affiche de l’Express placardée sur tous les murs du Relay : “la ruée vers Rennes, dossier spécial”, ce qui nous laisse légèrement songeuses. Et puis, il y a cette musique entendue la veille dans le bus, qui n’est plus tout-à-fait ringarde quand les paroles sont fredonnées par de douces lèvres…

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Ces instants magiques expirés et une fois le trajet retour achevé, j’ai tôt fait de sombrer dans un long sommeil diurne (vive le décalage). À bientôt et merci pour ce great trip  !

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La suite des photos se mate ici.

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Arte Rock City

6 janvier 2009

« Ex-fan des sixties, petite baby-doll… », il ne s’agit nullement d’un clin d’œil à la note d’hier. Mais plutôt une référence à l’une des chansons que vous auriez pu entendre en live à Rock in the city (et, d’ailleurs, rien à voir avec le blog Rock and the city qui semble – au passage – en stand-by), si vous y avez assisté.

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Eh oui, pour mon anniversaire et sans même me prévenir, Arte [la chaîne] avait organisé un concert, fin octobre au Zénith de Strasbourg, réunissant les “plus grandes vedettes de la scène musicale féminine actuelle”, à savoir : Asa, Camille, Micky Green, Ayo, Alela Diane, The Kills, Sharleen Spiteri, Jane Birkin, The Go ! Team, Marianne Faithfull.

Bilan des courses de cette-bonne-idée-à-l-origine : un peu trop de têtes d’affiche, une line up pour le moins fourre-tout sans vrai fil conducteur, une Sharleen (Texas) méconnaissable façon ‘big’ Lauryn Hill @ Solidays 2007, une formule 2 titres/chanteuse assez frustrante, des interviews pas très utiles, pas assez de duos et d’originalité au final. Conclusion : pas très convaincant, peut mieux faire lors de la next edition pour réchauffer ZeZénith.


En nuit profond(e)

23 octobre 2008

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Vendredi, je m’apprête à passer une soirée de malade, en démarrant d’emblée en 5e vitesse avec le concert imprévu de the Herbaliser, vieux groupe d’électro-acoustique multi-instrumentaliste qui plonge le lambda dans une ambiance planante et mouvante à la fois. Je garderai un souvenir mémorable du mec grande tige qui faisait le vestiaire (pendant qu’on vendait les rubans rouges) et affichait une excitation amphétaminique…sans oublier la chanteuse du groupe, une pure bombe pas que vocale.
Ensuite, on doit normalement enchaîner sur THE SameseX.
Enfin "on" : vu qu’elle a migré weekendement in the south et que la moitié des gens commencent inhabituellement tôt samedi morning, c’est avec Thunders que je partagerai ma night…

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Rdv au 3e Lieu post-Bataclan. Un panini au passage à la crêperie de la rue Rambuteau. Le vendeur est victime de la loi des séries (c’est son 3ème panini bacon/tomate/mozza) et moi de ma sagesse (en cadeau, j’ai droit à 2 bonbons).
J’attends Thunders, je vais même faire un tour à la Cantine au cas où il y serait déjà mais que I don’t see him. Bizarre, je suis directement renvoyé sur son répondeur, comme s’il se trouvait actuellement dans le seul bar de la capitale où on capte pas. En attendant, me mate Cloverfield-que-j’ai-toujours-pas-vu sur mon verysmallscreen et je trouve même le moyen de croiser Lily (de toute façon, impossible ne pas reconnaître une tête par ici).
Tout-à-coup, il sort.
- Ben, t’étais où ?
- au fond, dans le coin…

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Le fameux coin généralement réservé aux meufs. Comment aurais-je pu imaginer qu’il y aurait une exception ?
Lol, il est avec une pote de Béné et deux amies-à-elle enlacées, à savoir Jenny et j’ai-oublié-son-nom-que-le-dieu-des-gouines-me-pardonne. À peine assis, la serveuse débarque et gueule car elle a un besoin urgentissime de débarrasser les planchettes de charcut’ à cause de l’heure tardive. Dans la précipitation, on saisit quelques aliments au passage…

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LNA nous embraye sur une soirée géniale au Rex, ce soir, "Technorama". Jenny interrompt sa séance avec sa cop’ pour nous faire un exposé apologique exhaustif : "oui, entre le son commercial de la SameseX et l’électro de qualité au Rex, y a pas photo".
- C’est qui qui mixe ?
- Je sais pas mais c’est forcément bon.
- Pourquoi pas, mais on risque vite d’être serrés sur la piste du Rex.
- Oui, mais justement, c’est ce que j’aime, cette promiscuité. Et puis, y a un mélange de tous les styles – roots et branchés – et pas que des ados comme sur la soirée sur la péniche.
- Ouais, je sais pas trop. La dernière fois que j’y avais été, c’était essentiellement des DJettes et donc des gouines…

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Nous voilà à moitié convaincus. La serveuse, toujours très en forme, demande immédiatement l’addition. Et là, c’est l’embrouillamini. Jenny & loveuz payent la moitié et Thunders se retrouve à payer le reste car LNA est à moitié bourrée (pour ne pas dire complètement) et zappe, sort fumer dehors, suivie de Jenny & co. Qui reviennent 1/4 d’heure plus tard sans elle et ne sont plus du tout déterminées pour aller technocramer.

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Tant pis, on se motive quand même et on va tenter l’aventure. On descend à Bonne Nouvelle et on mate l’affiche de la programmation : vendredi 17…Jérôme Sydenham, Darko Esser, DJ Jee. Ça me dit rien, mais let’s trust in goodsound. Pendant qu’on fait la queue, une fille très énervée (éméchée ?) sort précipitamment et lance des insultes à la ronde, mais précisément au "mec du vestiaire" (pédé, sida, et le reste en arabe : que des choses gentilles !).

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Le mec juste devant nous dans la file se fait éjecter car il venu "non accompagné". Pfff, c’est ringard cette mesure restrictive. Et est-ce qu’il vont nous demander à nous si on est vraiment ensemble ? Nous entrons sans pépin et nous nous acquittons de la dîme de 15€ l’entrée. Le dancefloor est bizarrement vide mais il est encore très tôt (moins d’1h du mat’ au chrono). On s’assoit près de la cabine des DJ & VJ.

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Apparemment, le Rex a subi quelques travaux de déco pendant les vacs et paraît flambant neuf. Pendant que Thunders va tester les WC, 2 filles se posent pas loin, 2 girls lesbiennes :)
Il est maintenant 3h, la piste est pleine à craquer et la chaleur monte à toute vitesse. La dernière fois que j’ai pénétré dans le sas pour m’aérer, 2 mecs m’ont lancé :
- on est pédé, j’espère que ça vous choque pas.
- non, pas le moins du monde, moi aussi d’ailleurs.
- …
Surprendra bien qui surprendra le dernier !
Ce qui m’a rassuré, c’est qu’on était complètement d’accord sur un point : ici, les gens qui dansent paraissent grave coincés du Q et les soirées gays restent vraiment inégalables.

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Comment dire, en Angleterre, à Londres notamment (cf le club la Fabric), les soirées électro attirent tout type de public et sont moins élitistes (on y trouve pas que la catégorie des bourg’ branchés). Du coup, l’ambiance n’a absolument rien à voir. Ici, les gens ne s’amusent pas. Pour ne rien arranger, le mix du 2e DJ n’en finit pas d’être terriblement chiant (beat trop monotone). À moins que…avec de l’alcool dans le sang, mon ressenti soit réellement différent ? Le problème vient peut-être de mon exceptionnelle sobriété.

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11€. Le choc. Argh, l’embarquement pour le fun est à ce tarif-là minimum ! Ça devient de plus en plus hard de s’éclater sur Paname… Je commande de la Red Bull, de quoi m’énergiser pour me casser et rentrer at home. Thunders fait de même. À peine, ai-je mis le pied dehors que 2 vigiles balancent un mec à moitié à oilp sur le macadam. Lui aussi est vénèr’ et insulte à la cantonade…sans effet. On dirait que la soirée se termine un peu comme elle a commencé… La conclusion ironique est qu’on demandera conseil la prochaine fois quand on croisera C. pour lui demander la recette de son cocktail planant, pour délirer en toute circonstance…

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Je prends direction Opéra, dépasse le Starbucks, tourne la tête à gauche à la 1e intersection et aperçois mon noctilambus. Sprint & jump into it, to go home...


Toes in the sand

28 septembre 2008

Relaxing music…
Recalling me how I’m lucky to have met you one day.
Beauty is in your eyes, in my hands, in our bodies, into us simultaneously.
Desire is so strong.
Time disappeared 8 months ago.
Now, all is unlimited and infinite.
Toes in the sand.
No more, anymore…


Blue Square is back(-room)

27 septembre 2008

Après plusieurs travaux, le retour !
Si vous avez Facebook et que votre profil est indiscutablement rainbow, vous n’avez guère pu louper l’info. Si vous avez une dent contre ce réseau social infiltré par la CIA, je recopie :

Située au coeur du Marais, le Blue Square* propose des tea-dances tous les dimanches à partir du 12 octobre, exclusivement réservé aux filles !!! Ambiance électro, house, RnB, world featuring Dj Aktarus (Gibus, Rex club).

À faire tourner, bien entendu !
Rappel pour les non-connaisseuses : le Blue Square est réputé pour sa salle de projection non-stop et ses nombreuses cabines privatives à disposition…

* Blue Square – 8 rue Brantome – quartier de l’horloge – Paris III

Je viens/je viens pas/peut-être, je me gratte encore


Com 2 gather

11 juin 2008


XL WE

25 mai 2008

Dans ma collection infinie de week-end trop shorts, je reprendrais avec plaisir de celui-ci.
D’abord, merci à Elise H. inscrite sur la guest list pour le don de son entrée à la soirée des 20 ans du Rex Club, même si s’accompagnait d’un petite session de tractage (flyers Solidays) pendant la modique durée d’1h30. Merci aussi à ma co-tracteuze qui m’a cédée sa place in fine et permis de découvrir l’ambiance du Rex Club en présence de quelqu’une que j’adore !!

Bref, une nuit électrik avec du très bon son électro (Cardini, Chloé, Dapayk & Padberg, Ellen Allien) et une foule immense dans une atmosphère excédant au minimum les 40°c (d’autant plus paradoxal, vu le prix des boissons), le fumeur constituant étrangement la salle de délivrance en terme d’oxygénation. Sur la piste, c’est un peu Poulpe Fiction : en effet, pas mal de goudous à l’horizon dont certains visages croisés + d’une paire de fois aux Clitorise ou au Pulp.

20 ans… je ne suis pas vraiment une vieille un vieux de la vieille par rapport aux DJettes ici présentes ce soir : en gros, ça fait maximum 5 ans que je les connais et kiffe techniquement leur minimale respective. Hors muzik, de bons souvenirs également : des séances d’attente au bar mémorables (avec des barmen/-maids, avec des regards de tueurs, qui servent avec style, même après s’être enfilés X shots), pas mal de bousculades, des échanges de bribes de mots, une requête surprenante d’un mec avec pour profession “rouleur de pelle”, love on the dancefloor, etc…

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Le lendemain (ou le jour-même), je suis bel et bien KC, empêtrée dans le bad trip du mal au crâne, un cercle vicieux bien connu où la seule solution pour émerger est de prendre un cachet mais t’as trop pour te lever et le prendre, donc tu tournes en boucle… Bref, j’ai dû me faire violence car j’étais invitée à un BBQ d’un ami qui fêtait son pot de départ pour Sakhaline (joli nom pour une île au large du Japon et de la Russie) chez un pote. Il s’agissait en réalité d’une petite fête dans une salle paroissiale au milieu de jeunes cathos (dont certain-e-s très sympathiques) et de scouts qui donnait sur une court, à croire que je dois avoir des positions trop dures sur la religion pour qu’il m’ait vendu ça formulé bien différemment.

Une excellente après-midi ensoleillée, avec au programme des retrouvailles avec pas mal de potes de foyer. En attendant de lancer l’émission “un jour, un CO”, j’ai eu la surprise qu’un d’entre eux – T – vienne me voir et me lance cash :
- Alors, ça fait combien de mois ?
- Gné ? Comment ?
- Que t’es avec ta copine ?
- Plus de 3 mois, mais comment t’es au courant ?
- Ola, j’ai appris plein de choses aujourd’hui, si tu savais…
- En effet, je vois !
- Mais tu le sais depuis combien de temps ?
- Concrètement, 2 ans environ.
- Mais en fait, je m’en doutais un peu. À l’époque, j’t'entendais rarement parler de mecs…

Dans ma tête, je souris.
Parce qu’il paraît soulagé que j’aie une sexualité, en fin de compte (ah la la, ces hétéros :)
Parce qu’il l’a super bien pris (et pourtant, ce même ami avait bassiné tout le monde y a quelques mois faire remarquer à quel point il était perturbé qu’une des filles de son entourage soit lesbienne, ce qui en explique en partie pourquoi j’étais restée discrète jusqu’à présent vis-à-vis de lui).
Parce qu’aussi au foyer, j’ai pourtant eu de multiples relations avec des garçons. Mais j’étais extrêmement silencieuse à ce sujet, parce que je ne me sentais déjà pas en phase avec moi-même et que ça n’avait absolument rien de réciproque.
Parce que tout simplement, je n’aurais jamais imaginé qu’un jour, je ferais la fête à la fois avec ma copine et mes meilleur-e-s ami-e-s. Parce que justement Elle m’a fait la surprise d’arriver 2h après et que j’ai trouvé ça génial et vachement symbolique.
Yep, c’est beau la vie.

Encore plus marrant et je tenais à le souligner, T. nous a fait la remarque en fin d’aprèm’ qu’on n’était pas tellement démonstratives toutes les 2. Et pour cause, vu le type de public (porté sur la religion) autour de nous, on se sentait naturellement pas de jouer la provoc’ (même si je suis intimement convaincue que la spiritualité a bien + à faire avec la sexualité qu’avec une morale rigide emplie de préjugés et d’a priori). Même en temps normal, dans les lieux publics, nous ne sommes pas aussi pudiques.
Et en fait, c’est un peu dilemme que je me pose souvent : est-il si important de se montrer ? Oui, ça peut faire avancer le schmilblick de rendre visible notre amour, car encore nombreux sont ceux qui ignorent l’existence de l’homosexualité féminine (hors pornos). Néanmoins, le fait de s’embrasser ou de se tenir la main ne constituent pas des gestes anodins et peuvent susciter un malaise ou des réactions plus ou moins négatives pouvant aller jusqu’à l’homophobie (non, je ne veux pas généraliser et c’est pas tout-à-fait, on a parfois nous aussi mis du temps à s’accepter). De plus, ai-je vraiment envie que chaque kiss soit apparenté et considéré à une revendication politique ou militante ? C’est à ce moment-là qu’on souhaiterait vraiment que notre amour soit banalisé et n’ait point d’autres connotations. Cependant, en attendant, si on veut faire avancer les mentalités en dehors des médias, il n’y a sûrement pas le choix : il faut prendre ce risque, sans pour autant condamner les homos qui n’ont pas envie – pour diverses raisons – de se montrer.

S’embrasser dans un lieu public, c’est passé du sexuel au sentimental. Et donner à un acte banal une résonance politique. Comme le dit le maire de Paris, afficher son homosexualité ça fait avancer les libertés… (dykeplanet.com)


Pendant ce temps, la clique de choc Sheliyah & Abigael + Falone donnait leur choeur à Séb Tellier et faisaient des truc méga ‘barbants’ (au sens propre) pour l’Eurovision 2008 (cf ze photos de la dream team de stars)…


Scratching Tuerie

5 février 2008

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Passé un début de soirée aux contours quelque peu surréalistes (alcool additionné à la fatigue = la tête à toto à l’envers), je vais triptyquer mes neurones à Bourse stèchionne, au Paris Social Club précisément – nouveau nom, nouvelle référence du genre pour les soirées parisiennes, bref une renaissance assez inattendue…

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Ce soir, je ne suis pas venue écouter "juste" de l’électro, mais du son qui va bien au-delà et qui dépasse largement ce qu’on a l’habitude d’entendre en boîte… Ouvrez vos oreilles et c’est parti pour une nuit orientée "Jeux de mains / jeux de killers" où il n’est pas rare de se taper de puissantes hallus juste en matant les petit-e-s génies aux platines.

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Ca démarre par un bel échauffement by DJ Vince, puis DJ Craze (made in US) s’impose d’emblée avec une combinaison savante de déflagrations scratchouilleuses et un mic 200% réverbique, associées à des tubes hip-hop/disco-funk/rock/electro.

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Ce Grand Master DJ n’hésite pas à tordre copieusement et sans scrupule les titres dans tous les sens et surtout à réaliser de monstrueux enchaînements. Pendant ce temps, les reporters  de "Tite-late" font une incursion rapide mais inattendue dans le secteur, a priori à l’affût de poses non-naturelles de
clubbers, dont l’amusement total doit à tout prix éclairer – sans l’ombre d’un doute – leurs visages. MDR.

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Missill attend patiemment son tour. A peine arrivée, elle ne tarde pas enflammer la piste (il est pourtant déjà 4h15 !) en distiller sa cuisine infernale. Elle aussi enchaîne les skeuds à une vitesse et avec une dextérité tout simplement effrayantes. Le public euphorique kiffe more and more (dont un groupe d’étudiants débarqué en nombre). Encore une fois, son style est sans comparaison ou rapprochement possibles avec tout autre mix "existant ou ayant existé"…

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Perso, c’est la première fois que je m’amuse autant au Triptyque.
Est-ce que le fait de payer l’entrée est systématiquement gage de
qualité ? A vérifier à l’avenir… En tout cas, j’étais loin d’être la
seule à avoir trippé, DJs compris !
PS : Au fait, en quoi ce lieu est-il devenu un social club, alors que le public a strictement plus le droit de monter sur scène pour danser et doit fumer en clandé lors des sessions fumigéniques car "toute sortie est définitive" ???

Toutes les photos sont là et les vidéos ici :


Cat’s Box

28 janvier 2008

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Il y a des soirs pas comme les autres : celui-ci est le dernier passé avant le départ d’une colloc’.
Il y a des nuits qu’on devine forcément bien différentes des autres : celle-ci, avec Miss Kittin aux platines, après 2 ans d’attente pour la sortie de son nouvel album…

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La nuit, tout est possible : comme un voyageur pressé courant vers le dernier train. Il sera stoppé dans son élan par le chien du vigile qui lui fonce et bondit dessus sans hésiter. Un dispositif de sécurité censé veiller sur nous et nous protéger, vous disiez ? Triste paradoxe.

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Alors que nous a concocté la chauve-souris dans sa boîte (batbox, traduction très personnelle :P ) ? Le jour a décliné depuis longtemps, l’animal va bientôt se révéler :) )

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Passons, j’arrive au 50 boulevard Voltaire et pour la 1ère fois, je fais la queue pour entrer au Bataclan. Les détenteurs de billets Digitick se voient remettre des bonus promotionnels (ça me rappelle les smarties d’Amazon ou les céréales CDiscount livrés avec la marchandise, il y a fort fort longtemps).

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Aussi, je me camoufle prestement dans la peau d’un chat (masqué), en possession des accessoires indispensables : mini-carambar en poche et bracelet bleu autorisant les sorties soigneusement scotché au poignet.

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Queue bis pour les vestiaires. Excursion aux toilettes, encore à peu près clean. Deux filles boivent (déjà) clandestinement le contenu d’une bouteille-dans-le-sac, à peu près aussi discrètement que des assoiffés perdus en plein désert à la vue d’une oasis. Pas très étonnant vu le prix des consos.

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Encore peu de pipole dans la "fosse". Pas mal de gens félinisés, ajoutant à l’ambiance tamisée une connotation eyeswideshuteuse. Un écran plasma géant planté au-dessus du Smirnoff Bar retransmet des tâches d’encre visuellement kaléïdoscopiques.

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Je fais le tour de la salle – armée de mon 3e oeil, histoire de m’imprégner de l’atmosphère. Sur scène, un jeune DJ, inconnu de mes tympans, s’escrime déjà derrière ses machines.

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Je file out : je remarque un détail que j’avais complètement zappé du fait de mon impatience à pénétrer le lieu magique : les vigiles sont aussi déguisés, apportant une touche fun et peu crédible à leur taf. Ils préfèrent en rire et moi aussi.

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Adossée aux barrières, je fais connaissance avec un jeune Lyonnais en cours de parisianisation venu avec des teufeurs rencontrés au gigantissime festival Sziget de Budapest.

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Back to calor : la salle est désormais pleine à craquer et il est devenu difficile de se trémousser sans effleurer ses voisins. Presque 2h du mat’ : la tension est montée d’un cran depuis que miss Kittin a exhibé sa frimousse au milieu des coqs accrédités du carré VIP (à gauche de la scène). La foule est en délire et les flashs crépitent. Son tour de chant est imminent…

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Elle s’approche timidement, l’angoisse quasi-palpable sur ses traits figés. Le regard fixé sur son Bat-Macbook, on dirait une poupée à la fois stoïque et mélancolique, à qui on aurait volé le sourire pour toujours. Pas surprenant, je l’avais déjà vue officier aux dernières Nuits Sonores lyonnaises.

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Très décevant, le set, trop collé à l’album, sans liberté prise par rapport à l’original, ni surprise, ni reprise tubesque. En bref, Kittin nous sert le strict minimum syndical.

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Trippant sans plus, d’autant plus que ce dernier opus n’est pas non plus le meilleur de sa carrière. 3h30, il est temps que ça s’arrête tant Catwoman paraît de plus en plus tétanisée par la horde de fans qui tente par tous les moyens de monter sur scène en échappant malicieusement à la sécurité.

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Est-ce vraiment plus critiquable que l’attitude infantile de ses ‘précieux’ ami-e-s jet-setteux, qui tentent leur quart d’heure de célébrité en éclipsant allègrement la vedette à la célèbre DJette, nous gratifiant même d’un spectacle d’ombres chinoises projetées sur l’écran géant ?

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Martinez (le DJ Danois blondinet du début) revient terminer la nuit, énorme lâcher de ballons de baudruche géants que la vaste majorité cherche à smasher. De plus en plus de good bass & vibes transcendantales. De plus en plus d’alcool dans le sang et de gobages de "Flanby" aussi pour certains.

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6h, je quitte cette explosion de très bons sons dont la pression rythmique reste toujours très élevée. Ce que j’ignore, c’est qu’une journée de 24h non-stop m’attend encore après ça… Heureusement que les décibels à haute teneur électro accumulés toute la nuit auront permis de recharger mes batteries !

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Toutes les photos de la soirée sont ici.

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+ 2 séquences (é-)mouvantes de la soirée :

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