July Back

13 août 2009

Alors, voilà, avant-hier, j’avais fait dans un post une tite récap’ de l’actu du mois dernier – que j’ai loupée et qui aurait pu intéresser les juillettistes comme moi – et puis, pouf, un beau bug a tout fait disparaître comme par magie quand j’ai appuyé sur “save draft” (en même temps, j’aurais dû me méfier un peu plus des 2 barres d’outils qui apparaissaient simultanément…). F*cking sh*t WordPress ! Donc…j’ai dû me mettre en boucle les mythologies “artiques” des eighties pour passer complètement ma dépression passagère. Après, je suis revenue à la raison et me suis dit que les sites de Yogga, Têtons et niqu’ellico (c’est pas que je me crois drôle ; c’est juste qu’on pas le droit de citer de marques, normalement…) sont pas trop mal conçus, alors je vous conseille d’aller y faire un tour pour rattraper votre retard d’actu LGBT.

Comme d’hab’, la moisson a été fructueuses, au-delà de toutes les espérances même : agressions en masse ET France, retraits de subvention, haine meurtière à Tel-Aviv (ouf, on a bien fait de s’exiler juste après la gaypride de Paris). C’est pas demain que nos combats deviendront ringards… Heureusement, quelques projets cinématographiques à venir parviennent à compenser par leur intérêt la grisaille, le sang et le cafard post-retour-de-vacs. Sinon, pour nous les gousses, je retiendrai 2 analyses & rétrospectives lesbiques : ça et ceci. Et évidemment, le spectacle filmo-porno-docu Queer X Show (liens bien : 1 | 2 | 3 | 4 | 5) que j’ai loupé du début à la fin, hélas.

Enfin, j’étais assez sceptique au départ quand j’ai lu les textes des scénarios gagnants mais leurs mise-en-scène et réalisation sont si souvent incroyablement réussies que je ne peux que souhaiter la diffusion quotidienne et à une heure de grande écoute de ces courts métrages à la télé (juste avec le film de début de soirée par exemple) et pas que sur Canal, svp !

Bonus : l’été, c’est fait pour s’amuser, alors on lève les bras bien haut, on tape dans les mains bien fort on suit les conseils de Sophie (Foleffet.com) et on va sur Wordle pour générer des nuages de tags customisables. Allez, c’est parti !

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Et quid de mon voyage camitinérant de 700 bornes en Espagne ? Pour l’instant, j’arrive pas à sortir une synthèse condensée, claire et dégager les moments forts que j’ai vécus. Me contente de légender tranquillementet au fur-et-à-mesure les quelques photos que j’ai prises. Pour le reste, c’est en friche, faudra encore attendre. Je sais juste que maintenant c’est plus pareil qu’avant. Pas une révélation ou un machin mystico-religieux. Juste peut-être plus de foi. En l’avenir, les autres et moi. Apprendre à faire confiance et savoir compter sur les autres, si besoin.  Réfléchir plus. Moins croire au hasard. Etre plus forte et sereine au quotidien. Sourire. Aller aller à la rencontre de l’Autre et pas attendre qu’il fasse le premier pas. Et puis, tu peux pas partager autant de temps sur une telle distance avec autant de pèlerin-e-s venu-e-s d’un peu partout sur cette p*tain de planète, qui se retrouvent à marcher, en pleine nature, dans le style le plus simple et le plus minimaliste, pour des tas de raisons différentes…sans que ça t’impacte un peu quelque part. Nan, c’est pas possible autrement.


Les contours du porno lesbien

24 février 2009

Pour inaugurer les débuts de TetuE (qui, à proprement parler, n’est pas une grand révolution en soi tant elle arrive tardivement…) et son partenariat d’avec Rue69, révision de nos grands classiques !

Les lesbiennes et la pornographie. Voilà un sujet brûlant qui continue de passionner les filles, et de les diviser. Leur avis sur la question ne souffre aucune tiédeur: certaines adorent, et peuvent même devenir de vraies obsédées, beaucoup d’autres détestent. Mais les films de lesbiennes réalisés par des lesbiennes pourraient changer la donne.

Beaucoup de lesbiennes ne sont pas excitées par les images de leur sexualité “nue”, elles ont besoin d’un scénario ou d’une rêverie pour enrober leurs pulsions. Elles ne trouvent pas d’intérêt à voir sur écran ce qu’elles préfèrent vivre dans leur chambre à coucher.

“Même si ce genre de films peut avoir un effet excitant, ce n’est pas comme ça que j’envisage ma sexualité, explique Za, une Nantaise de 33 ans. Je préfère le contact et le réel plutôt que de voir ça sur un écran. Je suis mille fois plus excitée par la respiration d’une partenaire réelle que par un film porno, qui n’est pour moi que le reflet d’une excitation purement mécanique, et qui, en tant que tel, n’a pas grand intérêt.”

Aux pornos, elle préfère ses “fantasmes” et autres “délires intellectuels” sur lesquels elle peut se laisser aller librement. Peut-être une façon d’échapper au fait que les lesbiennes ont toujours été hyper présentes dans l’imaginaire sexuel hétéro masculin, en rejetant en bloc le porno, assimilé à une “pratique sexuelle”, pour une sexualité plus soft.

“Je préfère un film érotique plutôt qu’un porno. Je suis plus attirée par ce qui est suggéré que par ce qui est présenté crûment”, poursuit Za.

Excitée par les pornos gays ou hétéros

Pour d’autres, qui préfèrent également l’érotisme lesbien à la pornographie, il est plus facile de se réfugier dans l’univers du porno gay, où elles peuvent projeter ce qu’elles veulent sur deux garçons qui baisent ensemble.

Anne, Parisienne de 30 ans, est beaucoup plus excitée par les pornos gays ou hétéros, car pour elle “la vue d’un pénis dans un cadre uniquement porno” est excitante:

“En revanche, je suis beaucoup plus émoustillée par une scène érotique lesbienne du genre de celles vues dans The L Word, que par n’importe quelle scène de baise hétéro dans un film non-porno. C’est sans doute là que se joue la différence entre le fantasme et l’identification.”

Avoir un pénis –ou lui substituer un sex toy– et vivre les scènes de séduction ou de sexe vues dans les films sont des fantasmes partagés par beaucoup de filles. Ainsi, la rédactrice en chef d’une revue lesbienne étrangère est, elle aussi, davantage excitée par les pornos gays.

Mais elle souhaite rester anonyme, car ce n’est pas politiquement correct pour une lesbienne de dire que la vue d’un sexe d’homme, hors contexte, peut être excitante. Pourtant, certaines adorent s’imaginer baiser une autre fille avec un pénis, vivre une sexualité de gay à l’intérieur d’un corps de fille.

Pour d’autres, la pornographie est un élément essentiel à leur épanouissement sexuel. C’est le cas de la journaliste Tatiana Potard, une des rédactrices de notre premier dossier sur le porno lesbien (Têtu n°99).

Elle assume son envie de cul et en a même tiré un livre, Sex Addict (éditions KTM):

“Ce que j’attends d’un porno, lesbien ou pas, c’est qu’il m’excite physiquement ou intellectuellement, qu’il éveille quelque chose sur le plan du fantasme ou sur le plan physique. Je n’ai pas honte de dire que je regarde des pornos hétéros, gays et lesbiens depuis je suis adolescente. Et je ne regarde pas ce genre de films pour me retrouver à travers ces images. Une sexualité évolue tout au long d’une vie. Et la mienne n’est pas figée.”

L’ “érotisme gnangnan [la] fait profondément chier”, et elle préfère nettement «une scène bien filmée, avec des nanas bandantes, et un fond de bonne musique rock”.

Ce qu’elle trouve dans une nouvelle génération de pornos identifiés comme queer et pas seulement lesbiens, type One Night Stand, d’Emilie Jouvet, en France, ou les films de Pink and White.

Ce studio de San Francisco a produit Crash Pad, qui est devenu une web-série, et In Search of The Wild Kingdom, très rythmé, cru, chaud, où le sexe ne s’embarrasse pas de manières, et où les lesbiennes semblent s’affranchir de leur culpabilité face au hard.

Envie d’une véritable culture cul

Sandrine, elle, attend avec impatience l’ouverture “de backrooms lesbiennes avec diffusion de pornos en boucle”. Son amie, Marie, sur la même longueur d’onde, a longtemps “envié” la véritable culture du cul développée par les gays: leurs pornos, leurs saunas, leurs backrooms.

Elle est comblée depuis qu’elle a découvert “les films Erocktavision de Dana Dane, avec exactement les filles très féminines qui (l)’excitent”.

Dans la catégorie sado-masochisme lesbien, actrices très féminines et esthétique léchée, les films de Maria Beatty s’imposent comme des classiques du porno lesbien. Ses films les plus connus: The Black Glove, The Elegant Spanking, Ladies of The Nights sont des plongées dans l’intériorité de la réalisatrice avant d’être des expériences érotiques, où la musique et bien sûr, la photographie et le cadrage sont prédominants.

La réalisatrice américaine construit depuis plus de quinze ans une oeuvre qui dépasse par sa cinématographie et sa recherche esthétique les codes rigides et répétitifs du porno comme genre. Ses derniers films de “Skateboard Kink Freak”, “Post Apocalyptic Cow Girls” (voir photo) et “Strap On Motel” sont plus crus, le sexe y est plus génital moins ritualisé, les bandes originales sont très rythmées, et les actrices toujours aussi excitantes.

La pornographie lesbienne encore balbutiante ne peut avoir que de beaux jours devant elle en France car, si l’on en croit Laura Merrit, sexologue berlinoise et directrice d’un service d’escort girls uniquement pour les femmes:

“C’est très français de préférer l’érotisme à la pornographie, mais cela est peut-être lié au fait que la France est encore un pays patriarcal, et les filles sont radicales sur des sujets comme la prostitution et le sexe car elles ont peu de liberté pour les envisager comme elles le veulent. Aussi, la pornographie est le dernier bastion à conquérir pour les femmes et les lesbiennes.”

Beaucoup de salive et de cyprine à venir…

Ursula Del Aguila

Ailleurs sur le Web
Crash Pad Series, le site de la série
Bleu productions
Erocktavision
Le site de la série The L World


La moisson 2008 du PornFilmFestival de Berlin

17 octobre 2008

Pour la 3ème année consécutive, Berlin s’apprête à célébrer l’industrie pornographique. Conférences, workshops, performances et à l’affiche une soixantaine de films, dont huit courts et deux longs-métrages lesbiens.

A quoi ressemble un porno féministe? C’est ce que la New-Yorkaise Audacia Ray tentera de définir dans un atelier au cours duquel les participants sont priés de ramener leur propre caméra. «Je crains qu’ils n’en concluent qu’un porno féministe est impossible», émet mi-sérieuse mi-ironique Manuela Kay, co-organisatrice du festival. Pourtant, Manuela Kay et Silke Dunkhorst ont réalisé en 1994 le premier porno lesbien allemand, «le premier et le seul», ajoute Manuela, lequel ne se distinguait pas par son sexisme. «Pour l’époque, "Airport" était osé, mais avec le recul il est très sage», commente la réalisatrice dans un sourire.

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En Allemagne, la production de pornos lesbiens est bien rare, puisqu’à part airport on ne trouve qu’un court-métrage réalisé par Polly Fannlaf et Laura Méritt (voir interview), et quelques courts davantage érotiques que pornos. Ainsi de Real Love d’Ena Schnitzlbaumer, DJ et organisatrice des soirées du Festival. «J’avais joué dans un court de Mitsu Salmon réalisé pour la 1ère édition du festival, explique Ena, ça m’a inspirée! Alors j’ai emprunté une poupée Barbie géante et m’en suis servie comme actrice».

Jürgen Brüning, initiateur du festival et fondateur de Wurstfilm, une boîte de production de pornos gays, n’aurait rien contre le fait d’ouvrir une «branche lesbienne». Il vient, d’ailleurs, de co-produire le prochain long-métrage de Maria Beatty, Bandage, dont la sortie allemande est prévue en février. La réalisatrice présentera, lors du festival, son prochain film Post Apocalyptic Cowgirls, fable porno post-rock, sur une musique de Lydia Lunch et des Américaines Bunny Rabbit. Deux cow-girls brûlantes se rencontrent dans le désert américain après la fin du monde et prouvent que la révolution du porno sera lesbienne! Signalons également la diffusion de In Search of The Wild Kingdom, très représentatif de ce qui se fait actuellement dans la production de pornos américains lesbiens de l’écurie Crash Pad, où il y en a pour tous les goûts: Fem, Trans Stud Boi, trios,  ainsi qu’une soirée spéciale Vampires lesbiennes.

Dans la catégorie courts-métrages, signalons le court en compétition, The Apple d’Émilie Jouvet (voir interview avec Émilie au sujet du Pornfilmfestival de Berlin), photographe et réalisatrice de One Night Stand, premier porno français queer, avec pour héroïne sa muse inséparable Wendy Delorme.

Côté workshops, Wendy Delorme proposera une leçon de «Fist pour femmes» avec Louise Deville, Judy Minx et Shu Lea Cheang. French connection toujours avec la présence de la réalisatrice et photographe française Manon des Gryeux en tant que membre du jury pour décerner le prix du meilleur court-métrage.
Enfin, malgré la rareté de pornos lesbiens, il reste un signe positif pour cette troisième édition: sur la totalité des films, un tiers sont réalisés par des femmes.

Site du Pornfilmfestival Berlin (22-26 octobre) + lien facebook

(source : Ursula + Céline @ Têtu)

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porn Q addict

28 mai 2008

Aucune idée si cet article de Têtu est vieux comme le monde ou bien s’il vient juste d’être pondu.
En tout cas, je kiffe juste les idées qu’il véhicule, à 1000 lieues des fantasmes pornos politiquement corrects et des clichés lesbiens doucereux et systématiquement anti-bites…
Open your eyes, girl !

« Les lesbiennes et la pornographie. Voilà un sujet brûlant qui continue de passionner les filles, et de les diviser. Leur avis sur la question ne souffre aucune tiédeur : certaines adorent, et peuvent même devenir de vraies obsédées, beaucoup d’autres détestent. Mais les films de lesbiennes réalisés par des lesbiennes pourraient changer la donne.

Beaucoup de lesbiennes ne sont pas excitées par les images de leur sexualité «nue», elles ont besoin d’un scénario ou d’une rêverie pour enrober leurs pulsions. Elles ne trouvent pas d’intérêt à voir sur écran ce qu’elles préfèrent vivre dans leur chambre à coucher. «Même si ce genre de films peut avoir un effet excitant, ce n’est pas comme ça que j’envisage ma sexualité, explique Za, une Nantaise de 33 ans. Je préfère le contact et le réel plutôt que de voir ça sur un écran. Je suis mille fois plus excitée par la respiration d’une partenaire réelle que par un film porno, qui n’est pour moi que le reflet d’une excitation purement mécanique, et qui, en tant que tel, n’a pas grand intérêt.» Aux pornos, elle préfère ses «fantasmes» et autres «délires intellectuels» sur lesquels elle peut se laisser aller librement. Peut-être une façon d’échapper au fait que les lesbiennes ont toujours été hyper présentes dans l’imaginaire sexuel hétéro masculin, en rejetant en bloc le porno, assimilé à une «pratique sexuelle», pour une sexualité plus soft. «Je préfère un film érotique plutôt qu’un porno. Je suis plus attirée par ce qui est suggéré que par ce qui est présenté crûment», poursuit Za.

Pour d’autres qui préfèrent également l’érotisme lesbien à la pornographie, il est plus facile de se réfugier dans l’univers du porno gay, où elles peuvent projeter ce qu’elles veulent sur deux garçons qui baisent ensemble. Anne, Parisienne de 30 ans, est beaucoup plus excitée par les pornos gays ou hétéros, car pour elle «la vue d’un pénis dans un cadre uniquement porno» est excitante. «En revanche, poursuit-elle, je suis beaucoup plus émoustillée par une scène érotique lesbienne du genre de celles vues dans L Word, que par n’importe quelle scène de baise hétéro dans un film non porno. C’est sans doute là que se joue la différence entre le fantasme et l’identification.» Avoir un pénis – ou lui substituer un sex toy – et vivre les scènes de séduction ou de sexe vues dans les films sont des fantasmes partagés par beaucoup de filles. Ainsi, la rédactrice en chef d’une revue lesbienne étrangère est, elle aussi, davantage excitée par les pornos gays. Mais elle souhaite rester anonyme, car ce n’est pas politiquement correct pour une lesbienne de dire que la vue d’un sexe d’homme, hors contexte, peut être excitante. Pourtant, certaines adorent s’imaginer baiser une autre fille avec un pénis, vivre une sexualité de gay à l’intérieur d’un corps de fille.

Pour d’autres, la pornographie est un élément essentiel à leur épanouissement sexuel. C’est le cas de la journaliste Tatiana Potard, une des rédactrices de notre premier dossier sur le porno lesbien (Têtu n° 99). Elle assume son envie de cul et en a même tiré un livre, Sex Addict (KTM). «Ce que j’attends d’un porno, lesbien ou pas, dit-elle, c’est qu’il m’excite physiquement ou intellectuellement, qu’il éveille quelque chose sur le plan du fantasme ou sur le plan physique. Je n’ai pas honte de dire que je regarde des pornos hétéros, gays et lesbiens depuis je suis adolescente. Et je ne regarde pas ce genre de films pour me retrouver à travers ces images. Une sexualité évolue tout au long d’une vie. Et la mienne n’est pas figée. » L’« érotisme gnangnan [la] fait profondément chier», et elle préfère nettement «une scène bien filmée, avec des nanas bandantes, et un fond de bonne musique rock». Ce qu’elle trouve dans une nouvelle génération de pornos identifiés comme queer et pas seulement lesbiens, type One Night Stand, d’Émilie Jouvet, en France, ou les films de Pink and White. Ce studio de San Francisco a produit Crash Pad, qui est devenu une web-série, et In Search of The Wild Kingdom, très rythmé, cru, chaud, où le sexe ne s’embarrasse pas de manières, et où les lesbiennes semblent s’affranchir de leur culpabilité face au hard.

Sandrine, elle, attend avec impatience l’ouverture «de backrooms lesbiennes avec diffusion de pornos en boucle». Son amie, Marie, sur la même longueur d’onde, a longtemps «envié» la véritable culture du cul développée par les gays : leurs pornos, leurs saunas, leurs backrooms. Elle est comblée depuis qu’elle a découvert «les films Erocktavision de Dana Dane, avec exactement les filles très féminines qui (l)’excitent». La pornographie lesbienne encore balbutiante ne peut avoir que de beaux jours devant elle en France car, si l’on en croit Laura Merrit, sexologue berlinoise et directrice d’un service d’escort girls uniquement pour les femmes, «c’est très français de préférer l’érotisme à la pornographie, mais cela est peut-être lié au fait que la France est encore un pays patriarcal, et les filles sont radicales sur des sujets comme la prostitution et le sexe car elles ont peu de liberté pour les envisager comme elles le veulent. Aussi, la pornographie est le dernier bastion à conquérir pour les femmes et les lesbiennes », ajoute-t-elle. Beaucoup de salive et de cyprine à venir… »
(Ursula Del Aguila – Têtue)

www.crashpadseries.com | www.bleuproductions.com | www.erocktavision.com


FURIIIIIEEEEE @ Triptyque

26 juin 2007

 

Fluo putes, rainbow bitches, et vieux macros en tout genres se donnent rendez vous le jeudi 28 juin de minuit à 06 heures au Triptyque pour la

FURIE

Prestation complète avec finition à la main ou plus si bonne entente.

A la question : c’est combien on vous répond, c’est GRATUIT.

Le Triptyque, 142 rue Montmartre, 75002 Paris
(Métro Bourse ou Grands boulevards)

NB : il y a de fortes chances pour que j’y fasse un saut jeudi soir ;)


Soirée trouble

21 mai 2007

Mercredi 16, il est 22h, je m’enfonce dans une rue très populaire de Belleville. 103, 107… Bigre, où est le n°105 ? Ah yes, dans cette venelle étroite pas très bien éclairée. Et La Java jouxte en fait un taxiphone. C’est marrant, j’imaginais pas du tout ça comme ça…
Bon, je me tais car peu importe le quartier, le décor et l’intérieur tout en longueur de ce bar-boîte vaut complètement le détour, bien que la scène ait une taille nanoscopique. C’est ça l’avantage d’arriver tôt : on a l’occasion unique de découvrir un lieu sans sa foule. "Tôt ?" Au final, j’ai un doute parce que si projection de "One Night Stand" il y a eu, j’ai dû dormir pendant… D’autant plus que j’ai eu l’immense privilège coïncidence d’arriver en même temps qu’EMY.

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Le 1er Live est celui des Mèches Anglaises made in Lyon. Pas de chance pour elles+lui
car les spectateurs sont encore loin de remplir la salle. Heureusement,
le trio formé par Céline/Axelle/Florian excelle dans le (re-)mix.

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Pour celles et ceux qui se seraient un peu trop détendus à l’écoute des mélodies planantes, MA
débarque en force. Je la connaissais ingénieuse du son pour les Clito,
la voici devenue chef du service psychiatrie, prête à distiller
violemment sa Public Therapy, jusque dans les recoins les obscurs de
notre inconscient. Drugs, sex, family : tous les points ultra-sensibles
de nos lifes y passent. La doctoresse n’hésite pas à se dévêtir et à
venir secouer et examiner ses patients de très près. Quel choc ! les
lésions causées sur notre système nerveux ne seront certainement pas
sans conséquences dans notre appréciation de la suite du pestacle.

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Toujours plus explosif et extravagant : Cartel Couture. Le trio déjanté accompagné d’un white latex rabbit nous offre un show kitscho-dingue. Hallucinant et scotchant à la fois ! 

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Et puis arrivent les 2 superwomen de Human Toys, de vraies bombes humaines que j’avais déjà croisées à la Flèche d’Or et qui balancent un son rock explosif.

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On aborde la phase 2 de la soirée : jeux, sets & mix. Emma Tome démarre avec de célèbres skeuds d’electro-clash, accompagnés de sauts de pistes inopinés. Puis Dactylo (qu’on ne présente plus) et Celine enchaînent.

Un peu + tôt que prévu (vers 5h du mat’), La Java ferme ses portes et, comme le métro n’a quant à lui par encore ouvert ses grilles, je décide d’entreprendre une p’tite rando jusqu’à mon point de chute. Et dire que dans même pas 10h, j’aurai quitté Paname pour des cieux plus cléments… :) )

PS : guettez le photocast de l’illustre maDame Pipi because je fais partie de ses innombrables victimes…shootées.


I’m a barbi(e)girl

4 décembre 2006

1484894475_lLes soirées Clito, ça fait une éternité que j’en entends parler (eh oui, 6 mois, c’est long) et vendredi soir dernier, je me suis jetée à l’eau. Et j’ai bien fait car les eaux Barbieturixiennes sont un vrai plaisir pour les oreilles.
Après une journée semaine éreintante, je recharge mes batteries avant de repartir aux alentours de 23h, direction la fin de la rue de Bagnolet. Car, à partir de maintenant, il va falloir tenir sans flancher, jusqu’au petit matin à l’heure des premiers métros… C’est bête, je vais louper Pamela Hute, mais quelle idée aussi de la programmer à 20h ?

À peine après avoir franchi la barrière des vigiles (inutiles puisque l’entrée est libre), je tourne la tête à droite en direction de la terrasse, je crois apercevoir Tatiana Potard (ARCAT), pendue au bout du fil. À gauche, le mec du vestiaire hurle qu’y a plus de place pour accrocher les manteaux et les sacs. Génial, mon anorak est tout ce qu’il y a de moins encombrant, même attaché autour de la taille…

Je suis la foule qui se dirige vers la salle. Whaou, tout ce monde ! Mais les Clito sont des mini-événements où court tout Paris ! Pour l’ambiance et le décor, ce sont ceux d’une petite salle de concerts rock (mais pas du tout d’une boîte). Le groupe Anatomie Bousculaire en est justement à l’une de ses dernières chansons, et laisse bientôt la place à une autre découverte, Emklem. Un mélange de rock/metal/fusion français emmené par une chanteuse dotée d’une énergie incroyable. Je kiffe trop. Pour moi, c’est ZE révélation de la soirée. Promis, j’irai visiter leur MySpace dès que je serai revenue sur Terre (<< allez-y les gens, EMJ et Matthieu Marquenet ont posté de superbes photos !).

Il est 1h du mat’, place à l’électro-sound. Pendant que la DJette s’échauffe, j’ai le temps d’aller visiter les chiottes. La queue devant la porte est totalement mythique et dépasse l’imagination, because, apparemment "quelqu’unE est malade". Ça laisse largement le temps de mater les stickers qui constituent le papier peint du pipi-room. Ces lieux ont une histoire… 1 porte de WC s’ouvre, 2 filles sortent. J’espère que vous avez pris votre pied parce que, + exigu, tu meurs…

Retour dans la fosse agitée, où le qualificatif serré(e)s reste un euphémisme. Le public a aussi envahi la scène. Une partie des gens venus écouter les live sont partis pour laisser place à un autre type d’auditeurs. Moins d’anar, + de branché(e)s. Mais la lesb girls powaa attitude est toujours bien représentée, et dans toute sa diversité : authentiques punkettes à la crête colorée ou aux multiples piercings et tattoos, jeunes butchs sapées comme des mecs, des girls fashions, quelques fems. Et puis…cette impression flagrante de déjà-vu. Des visages que j’ai déjà croisé sur des forums, des blogs. Je ne peux pas forcément mettre de noms, mais j’ai la curieuse impression de voir une grande famille où tout le monde se connaît ou presque. Sinon, Il y a aussi des couples hétéros et des mecs, à peine minoritaires. Je suis même étonnée d’en entendre certains faire remarquer à leurs potes : "regarde ça, mais…c’est un bar lesbien !". Non, je refuse de croire qu’on puisse atterrir ici par pur hasard…

Aussi étonnant que cela puisse paraître, il y a très peu de filles seules, une majorité de couples et de bandes.
2ème truc rigolo : le nombre de meufs qui vont passer, quasiment toute la nuit, à se rouler des pelles. Je sais pas si elles s’entraînaient pour la prochaine Big Kiss Party mais en tout cas, elles ont de sérieuses aptitudes. Y a même quelques filles qui ont trouvé un jeu super-fun : elles se mettent en cercle autour d’une Heineken, elles la font tourner et les 2 filles qui sont visées par le goulot et le cul de la bouteille doivent s’embrasser. Cool ! je peux jouer ? lol.

Au début de la nuit (notion assez relative), une fille déguisée en militaire, de la troupe Louise de ville (?), offre à la salle un strip-tease qui – évidemment – ne fait que des heureux(ses). De temps à autre, une femme masquée en costume, canne et chapeau traverse théâtralement la salle. Aux regards de certaines, ça a l’air d’être une légende ici, mais elle restera une énigme à part entière pour moi…

5h du mat’, je ne sens plus mes jambes et les sets de tek-house semblent de plus en plus répétitifs et insipides pour mes oreilles. Et puis, la salle s’est pas mal vidée et les regards sont éteints. Un mec bourré m’apostrophe : "T’es toute seule ? t’as pas trouvé de copine ? pourtant, y a plein de filles qui cherchent quelqu’un. Je sais ce que je vais faire, je vais me reconvertir dans une agence matrimoniale." Trop mdr. Et moi, je vais aller dormir…
Ce fut une bonne nuitée, je vais me coucher. je plonge dans mes draps pour 9h de sleeping non-stop et me réveiller à la nuit tombée. Arf, c’est que j’avais quand même 30h de veille au compteur !

En me levant, j’ai l’impression d’avoir rêvé tout ce qui s’est passé cette dernière nuit. J’étais tellement bien et dans mon élément : j’avais cessé de me trouver différente et de me se soucier du regard des autres. Plus besoin de se prendre la tête… C’était tellement trop bon, se sentir parmi les sienNEs… Ça paraissait tellement irréel aussi.
Mais en même temps, ça renforce le sentiment que j’ai de mener une double-vie. Néanmoins, je suis prête à devenir schizophrénique si c’est pour écouter de la bonne musique. Si, si, je vous assure :) )

Ah oui, j’ai pas pu m’empêcher de canarder et ça a donné ceci : http://www.flickr.com/photos/yxelle/sets/72157600237168918/show/

 


One Night Sex

18 novembre 2006

Onenightstand_emjouvet

Parce que j’apprécie un peu, beaucoup, à la folie, passionnément le travail de la très très méchante Emilie Jouvet, principalement ses prises de vue (j’connais pas ses soirées, donc je me prononcerai pas), j’ai été super ravie d’entendre il y a quelques mois qu’elle allait endosser la casquette de réalisatrice.

Elle signe ici le 1er film "porno romantique queer" (je rajouterai même "lesbien"). One Night Stand (ce qui donne en français "tirer un coup" pour une nuit) sort complètement des sentiers battus. Loin de l’image d’épinal associée à la lesbienne doucereuse, sensuelle et câline, ce long métrage explore des jeux et les pratiques les plus diverses et pas des plus softs (les fans de hard ne seront pas déçues). Pour autant, il ne tombe pas dans les travers du porno traditionnel et ses vieux clichés répétitifs, vides de contenu et de tout romantisme (et assez ennuyeux).

À défaut d’être allé mettre mon nez au Festival Gay et Lesbien qui le diffusait hier au Grand Rex, on peut toujours découvrir la bio déjà chargée d’EMJ, voir le journal du film (tourné qu’avec des amateurs !), lire son interview, une excellente Kritik.

C’est bon, j’ai fait le tour complets des bons links ?

Enfin, la bande-annonce (qui porte bien son nom lol) de cette petite perle de video art est dispo sur DailyMotion. Rien que les quelques extraits à la fois hot, sexy et trash (ou tout simplement réalistes ?) donnent l’eau à la bouche. Par contre, je ne sais pas si le crypto-floutage des images est présent tout au long du film (esthétique ? anonymat ?), ou si c’est juste pour protéger les petits internautes égarés…

Espérons que ce genre de film pionnier deviendra une référence du genre, une vraie revendication pour pas mal de femmes ET fera des petits…
Pour les curieuses et les heureuses spectatrices d’ONS, le débat continue sur le forum de Lez’time.

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Ipso Anniverso 07

28 septembre 2006

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À un peu moins d’1 mois de mon anniv’, voici un joli calendrier 2007 que je ne rechignerai pas à me faire offrir ;-)

Cette année, Ipso Facto a choisi 4 photographes lez (Emilie Jouvet / Anne Dri Rollin / Cathy Peylan / Sylvie Barco) et les ont laissées illustrer les saisons en les conjuguant au féminin, chacune ayant un univers qui lui est propre.
Dommage que le prix de l’œuvre d’art soit quelque peu rédhibitoire…

PS : l’ouverture du site marchand lesbien Tapageuses.com est imminente, alors si vous avez des idées, ne vous privez pas