Navet Killer

12 juin 2009

En général, l’été au ciné, on a toujours la chance de voir sortir un florilège des pires navets de l’année, n’en déplaise à celles et ceux qui restent pour trimer… Heureusement, de manière tout-à-fait exceptionnelle, je ne serai pas là pour assister au démarrage des projections de Lesbian Vampire Killers – si tant est que des salles le distribuent… Je plains sincèrement celles et ceux qui seront présent-e-s à ce jeu de massacre.

Je m’abstiendrai également d’évoquer le pitch ô combien désespérant et déprimant : « [ils] profitent de leurs vacances (…), quand ils se retrouvent coincés dans un (…) village (…), où règne une terrible malédiction qui touche les femmes. Celles-ci se transforment (…) en vampires et rejoignent une secte de Vampires Lesbiennes [vu la tête des mâles en question, on comprend pas qu'elles n'aient pas été contaminées avant]. [Ils] sont appelés à la rescousse par les hommes du village… » J’aurais même explicité le sous-entendu, en rajoutant : “pour les sauver du terrible mal qui les ronge et les soustrait de façon inadmissible à leurs obligations conjugales.”

Cependant, il serait dommage de ne pas signaler que l’une des actrices principales a joué dans DoomsDay et the Descent, des chefs d’œuvre du genre ! Accrochez-vous (à vos tongs), ça va saigner dans les salles obscures en juillet ! Dans le registre des films d’horreur, après Poltergay…

- une autre critique


Singing Nun

17 avril 2009

Ugécé, y a une semaine, alors que je fais patiemment la queue à l’une des bornes. Derrière moi :
- dis, tu connais Soeur Souris ? (ouais, des fois, j’entends des choses un peu différentes de la réalité…)
une voix grave : – nan, c’est quoi ?
- c’est l’histoire vraie d’une Soeur qui a enregistré un disque et a eu une histoire d’amour avec une femme… (mon cerveau passe immédiatement en mode “record”)
- ah ouais, hé ben ! (visiblement tout émoustillé) et tu vas aller le voir ?

…Back @ home. Ni une, ni deux, je me branche sur le net…”Dominique, nique, nique… s’en allait“. Alors ??? Il s’agit de Sœur Sourire (c’était son nom de scène), une religieuse très spontanée devenue chanteuse et qui, accablée par le fisc,et noyée dans la dépression et l’alcool, elle mettra fin à ses jours avec sa copine… Elle était très avance sur son époque (et l’Eglise, naturellement). Certaines de ses chansons sont des odes à la contraception. Anti-conservateurs, féministe, elle “cherche à inventer pour elle-même et pour sa compagne une nouvelle voie religieuse, qui se situe entre la vie régulière et la vie séculière (même si elle refuse par ailleurs à l’époque de se considérer comme homosexuelle).”
Une personnalité étonnante et résolument moderne, interprétée par Cécile de France !

« Initié par un scénariste admirateur de Soeur Sourire, alias Jeanine Deckers, le projet voit le jour en 1989 avant d’être proposé deux ans plus tard au réalisateur Stijn Coninx. L’idée de départ ne le séduit pas complètement. Il s’intéresse davantage au manque d’amour et de liberté de cette femme au destin atypique et tragique qu’à son succès international ou à ses problèmes financiers. Quelques années plus tard, le producteur Jan van Raemdonck relance le projet ; il propose à Coninx de rencontrer, pour le rôle-titre, Cécile de France, une grande fan de Daens, mis en scène en 1994 par le cinéaste. »

Le film-biopic (un de + ! à croire que tendance en ce moment…) sort le 29 avril dans les salles mais sachez que Cécile de France sera présente pour l’avant-première projetée le 21, à la Déf !!! En attendant, si vous avez le décodeur, pensez à mater le docu de Canal +, dimanche :) En attendant le thriller “où est la main de l’homme sans tête” (curieux titre !) …


Mortellium

7 avril 2009

Vendredi dernier : une journée sans relief, dont le point d’orgue fut peut-être le test des échantillons de k-potes (au taf) de la marque “Be Love” (celles près des caisses en hyper-marché). Ma collègue et moi nous demandons encore comment on peut s’enfiler un truc qui chlingue autant le parfum à la rose. Un peu comme si le distributeur avait voulu faire une mauvaise blague à tous les machos de la planète. Bof, bref…

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Pour finir la semaine et avant d’aborder le week-end, en allant pour la 1ère fois à une soirée ugécé “label spectateurs”, je m’attendais au meilleur, en tout cas à une très bonne surprise cinématographique. Tragique erreur de calcul ! Vous pensez à la projection d’un petit film d’auteur ou la découverte d’un OVNI ? Oups…

Män som hatar kvinnor, vous connaissez ? En fait, moi non plus. Mais rien à voir avec un truc d’art et d’essai. Vous avez eu vent des best-sellers de Stieg Larsson ? Même sans l’avoir lu, on en a tous entendu parler. Eh oui, sélectionné pour Cannes 2009, sortie prévue dans les salles françaises en mai, un succès foudroyant en Europe du Nord et attendu par des millions de fans partout ailleurs, annoncé comme un événement très attendu, placé sous haute sécurité et entouré de clauses de confidentialité…il s’agit de Millenium. Un sacré buzz autour de l’adaptation de cette triologie culte ! Mais déjà, on sent le léger conflit d’intérêt puisque UGC est le distributeur français…

Un film réalisé à la Suédoise (pour égaler Bergman ?), Michael Nyqvist (le George Clooney nordique) en acteur principal (le journaliste), une actrice punk-goth pour incarner Lisbeth Salander-la-hackeuse. Je ne vais pas pas vous faire patienter plus longtemps, mon ressenti sur le film est très négatif et ce n’est certainement pas à mettre seulement sur le compte de la chaleur suffocante qui règnait alors dans la salle.

Car c’est un thriller taillé comme un blockbuster, avec une intrigue on-ne-peut-plus classique et un scénario fourre-tout, un genre de croisement entre Rivières pourpres et Antitrust (avec les bons vieux ingrédients hardcores : violence, sexe, meurtres, fascisme, religion…). Un film fade avec une fin bâclée qui ne restera pas dans les mémoires. Pourtant, il aurait été intéressant de fouiller plus en profondeur le background et étayer le portrait psychologique de chaque personnage, notamment les héros.

Au moins un point positif : ça donnera envie de se plonger dans les livres, même si la saga restera à jamais inachevée (du fait de la mort brutale de l’auteur) et qu’elle est loin de faire l’unanimité.

Mais…pourquoi tout ce blabla pour finalement dire du mal d’un truc que  pour l’instant pas grand monde dans l’hexagone a vu ? Juste pour signaler que l’actrice quasi inconnue – Noomi Rapace (quel nom !) – qui incarne la mystérieuse et incandescente Lisbeth est une révélation et n’a sûrement pas finie de faire parler d’elle, et pas que pour ses tatouages et son rôle d’écorchée vive…


Lova Mia !

24 novembre 2008

Honey, Honey

Money, Money, Money

Gimme! Gimme! Gimme!

I Do, I Do, I Do, I Do, I Do

…Dans un décor aux couleurs irréelles pour ne pas dire féeriques (une île grecque, si vous cherchez ce paradis sur Terre), « Donna, tient un hôtel méditerranéen avec sa fille Sophie et son jeune fiancé, Sky. Préparant son mariage, Sophie souhaite que son père l’accompagne à l’autel. Or, ni elle ni sa mère n’en connaissent l’identité. En feuilletant le journal intime de Donna, Sophie découvre le nom de trois pères possibles auxquels elle envoie fébrilement une invitation. Ils s’apprêtent tous trois à retrouver la femme qui les avait éblouis 20 ans auparavant. »

Avant de devenir un film, il s’agit d’une adaptation de la comédie musicale éponyme jouée outre-Manche puis outre-Atlantique. Curieusement, Mamma Mia a été également un succès un peu partout dans le monde, excepté chez nous (à peine 1,5 million d’entrées), à croire que nous préférons – envers et contre tout – la morosité.

Heureusement, c’est bien connu, le public gay a très bon goût et constitue une excellente référence en terme de culture ;)

Je ne raffole pas spécialement des comédies musicales mais comment refuser un ovni de bonheur, dûment argumenté par des paroles plus que convaincantes et/ou émouvantes ? Le film enseigne une très belle philosophie de la vie, pleine d’espoir.

En effet, sortir d’une séance de cinéma simultanément les larmes aux yeux et le sourire aux lèvres n’est pas chose courante…

D’autant plus quand c’est servi par une palette d’acteurs qui n’ont plus rien à prouvé et surtout pas peur de se ridiculiser dans des rôles complètement à contre-emploi : Meryl Streep, Amanda Seyfried, Pierce Brosnan, Colin Firth. À la production, Mister Tom Hanks !

Si la bande-annonce vous laisse à penser qu’il s’agit d’un navet, difficile de conclure après visionnage qu’il n’est pas hautement appétissant !

Je plaisante ! C’est pire que ça : vous aurez une envie irrésistible de vous ruer sur la copie divx et la BO. Et pour une fois, vous ne rechignerez pas au résultat en VO, bien au contraire…

Ah oui, j’oubliais : Meryl Streep a été récompensée du National Movie Awards 2008, pour la Meilleure comédie musicale et en tant que Meilleure actrice.

Et vive Deezer qui a mis tout le soundtrack en ligne :) )

> Site officiel : http://www.mamma-mia-lefilm.fr/mammamia_site.html

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Milky gay

2 novembre 2008

Milk, vous connaissez ?
Non, c’est pas du petit lait. Harvey – assez méconnu en Europe – est une légende sur la côte ouest et a fait avancer la cause.
C’était le premier politicien ouvertement gay…il y a 30 ans. Est-ce que les choses ont vraiment évolué depuis ? Et vous en connaissez beaucoup des vrais mecs qui ont des couilles comme lui ?
Moi non, hélas. En tout cas, total respect…

Le tout-Hollywood s’était déplacé à San Francisco mardi soir pour la première du film sur l’un de ses plus célèbres enfants, le premier politicien ouvertement gay élu au conseil municipal de la ville, Harvey Milk.

Quelques centaines d’opposants californiens au mariage gay avaient profité de l’occasion pour manifester devant la salle où était présenté le film en présence de ses interprêtes Sean Penn, Josh Brolin, Emile Hirsch et Diego Luna.

"C’est un héros américain", s’est exclamé le réalisateur, Gus Van Sant. "C’est le parfait exemple d’un homme représentant sa communauté et sa ville", a-t-il ajouté.

"Milk" est ce que les Américains appellent une "biopic", une biographie filmée, en l’occurrence celle du militant gay de San Francisco Harvey Milk, joué ici par Sean Penn.

James Franco, célèbre pour son rôle dans "Spiderman", interprète le compagnon de Milk, Scott Smith.

Le film a été réalisé par Gus Van Sant, oscarisé pour "Good Will Hunting" et réalisateur de "My Own Private Idaho", "Drugstore Cowboy".

Harvey Milk avait été baptisé "le maire de Castro Street" du nom de la rue principale du quartier gay de San Francisco. Ce politicien est devenu un véritable emblème de la communauté gay américaine parcequ’il a su, le premier, la transformer en véritable force politique influente.

Harvey Milk avait été élu au conseil municipal de San Francisco en 1977. En onze mois de mandat, il fera avancer les droits des homosexuels dans la cité et mettra en échec un projet visant à interdire l’accès des gays au poste d’enseignant.

Il sera assassiné par Dan White, un autre conseiller municipal en opposition avec lui, le 27 novembre 1978, dans les locaux mêmes de la mairie de Frisco. Sa mort en fera rapidement un héros.
Un buste en bronze à sa mémoire a été installé récemment à l’hôtel de ville de San Francisco, accompagné d’un extrait d’un de ses discours les plus célèbres.
Le Sénat de Californie a approuvé il y a quelques semaines un projet de loi faisant du 22 mai un jour férié en l’honneur de Harvey Milk.

Le film "Milk" doit sortir en Europe début 2009.

(source : e-llico)

Le documentaire :

(source : GayClic)


Saga…n

1 octobre 2008

De Sagan, je ne connaissais rien, hormis son anti-conformisme très médiatique et le titre du roman qui a fait basculer sa vie.

Le film, visionné au début de l’été dans une petite salle un grand complexe brestoise m’est apparu comme une révélation : Sylvie Testud y est plus qu’époustouflante tant son interprétation incarnation du personnage est réaliste, voire mimétique. Tout : la voix, la gestuelle, les attitudes, le flemme, la regard, la mélancolie…

“Sur ce sentiment inconnu, dont l’ennui, la douceur m’obsèdent, j’hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.” Françoise a tout juste 18 ans quand elle écrit les premières lignes de Bonjour Tristesse, un roman dont le succès fulgurant suffira à lancer le mythe de ” La Sagan “.

Un mythe fait de formules brillantes, d’amours affranchies et de scandales tapageurs, derrière lesquels se cache une femme, que l’on qualifie d’anticonformiste pour ne pas la dire libre. Libre d’écrire, d’aimer, et de se détruire…

Depuis Diabolo menthe, Diane Kurys n’avait pas convaincu (Coup de foudre, Les enfants du siècle). Avec Sagan, elle réalise non seulement son meilleur film à ce jour, mais une merveilleuse évocation de l’écrivain, sous les traits de Sylvie Testud qui s’y révèle meilleure actrice de sa génération ; meilleure actrice tout court.

Sujet risqué qu’un biopic sur Françoise Sagan, romancière sulfureuse tant dans son premier roman qui fit scandale – Bonjour tristesse – que ses frasques. Elles ont jalonné la France des années 50 à 2000 avec un retentissement international, la romancière et la femme se confondent, non dans des références biographiques dans ses écrits, mais l’impression qui ressort des uns et de l’autre.

Pour cela, Françoise Sagan est devenue une des rares romancières au statut de star. Tout le contraire du « charme discret de la bourgeoisie » qu’on lui a tant reproché. Cela serait plutôt le charme excessif de la bourgeoisie. Le charme perdure, du film, comme de la femme. Kurys glisse des années 50 à 2000 en enivrant, d’époque en époque, avec rythme, et des reconstitutions évocatrices. Tout son personnage.

Le dénominateur commun est l’amour. L’amour d’une cinéaste pour son sujet et l’amour de son héroïne pour ses proches. Paradoxalement, la vie dissolue que l’on prête à Sagan est contrebalancée par sa responsabilité envers ceux qu’elle aimait. La plus belle preuve d’amour. Cette reconstitution, non seulement de plusieurs époques, mais aussi d’un personnage réel, est rendue possible en majeure partie grâce à Sylvie Testud qui trouve ici, enfin, son premier grand rôle. Non seulement grâce à celle qu’elle incarne, mais dans un jeu qui transcende tout ce que l’on a pu voir dans ce registre.

On pense tout de suite au phrasé de Sagan, quelque peu récitant. Très prégnant dans le film, il traduit la femme, explicitement déduit de sa classe – la bourgeoisie parisienne – qui imprègne ses parents, son frère, sa sœur, donc elle-même. Un ton qui va évoluer, le parlé changeant avec le temps. Testud le transforme au fil des ans, tout en en gardant la sève. Il y a aussi cette persistance du « vous », jusqu’à ce que la dernière compagne de la romancière la tutoie, alors qu’elle ne peut se séparer de son vouvoiement. Les maquilleurs ont réalisé un travail remarquable pour faire vieillir leurs personnages, avec un réalisme inédit, d’autant que les gros plans abondent. On s’en demande si les images de synthèse ne sont pas intervenues à un moment ou un autre.

Les seconds rôles participent, même si Palmade en Jacques Chazot n’est pas tout à fait convaincant, ou Arielle Domsbale en Astride, la dernière compagne de Sagan. Mais Jeanne Balibar (Peggy) et Lionel Abelanski (Bernard Franck) les rachètent à beau prix.

Sagan est à la hauteur du mythe et promis à un très beau succès. Dès la première scène, le charme opère, le courant passe. L’on est happé par ce regard derrière lequel transparaît un passé, un passif, romanesque, auquel l’on s’offre sans détour. Le film habite longtemps après la fin et avec elle Sagan : bonjour mélancolie. (source : France2)


Fétichistes et-Folles-des Galipettes-Lubriques-et autres Positions

26 septembre 2008

…alias le FFGLP, le Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris, 14ème du nom !

La quatorzième édition du Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris se tiendra du 4 au 11 novembre 2008. Entre Grands Boulevards et Marais, un rendez-vous festif et culturel au programme riche et très divers.

La quatorzième édition du Festival de Films Gays & Lesbiens de Paris 2008 se déroulera cette année dans deux salles : le Rex pour l’essentiel de la programmation, mais aussi Le Latina – en plein coeur du Marais – pour des séances “ciné-apéro” et certaines séances spéciales.
Pendant huit jours, entre Grands Boulevards et Marais, l’édition 2008 affiche un programme prometteur.

Au programme de la 14ème édition, des inédits, des avant-premières, le panorama, des thématiques spécifiques, des court-métrages, des cartes blanches, des débats, des rencontres, des fêtes… Bref, un foisonnement d’idées et de sensibilité artistiques.

C’est une équipe renouvelée qui est à l’origine de la programmation 2008. Aux côtés de Florence Fradelizi, déléguée générale, Didier Roth-Bettoni devient programmateur adjoint, Jérosme Marie-Pinet administrateur et Pascale Ourbih, présidente.

Fidèle à sa vocation de découvreur, le festival présentera dans le cadre de son Panorama 2008 des inédits, des avant-premières et le meilleur de la production 2007/2008. Une occasion d’accueillir le réalisateur Bruce LaBruce, qui viendra présenter son nouvel opus Otto, or Up With Dead People.

Le Festival, qui fait la part belle aux courts métrages, promet un accent particulier sur la création française et le Prix du Court Métrage Canal+ récompensera le meilleur film court.

Les “Ecrans spéciaux” proposeront notamment une sélection de documentaires, de fictions et de courts métrages venus d’Iran, de Turquie, du Maghreb… sur le thème “Islam et homosexualité”, un sujet inhabituel dans le cinéma.

Une “Carte blanche” sera offerte à Pascal Lièvre qui présentera un programme où ses vidéos et celles de plasticiens qu’il a invité se rencontrent.

Au programme aussi, la “Nuit Gay Canal+” consacrée aux Etats-Unis, en cette année d’élection présidentielle, Vincent Dieutre qui présentera ses nouveaux films, “Despues de la Revolucion” et “EA2″.

A l’occasion de leur ressortie en copie neuve on pourra revoir “The Living End” de Gregg Araki, “Edward II” de Derek Jarman ou encore “Les Prédateurs” de Tony Scott, des films essentiels pour la mémoire du 7ème art.

Le grand succès de l’an passé “Porn underground” revient : une sélection de films pornos inédits de la scène queer et underground.

Des rencontres, débats et fêtes complètent ce programme avec notamment une soirée spéciale cabaret interlope, présentée par Madame H. au Divan du Monde.

(source : e-llico)

- My Space

- Site offfffffficiel

* Rock et bad GirrrlZ

Les Riot Girls, les bad girls tatouées, rebelles et sexy, sont des figures mythiques de la scène rock. Des films musicaux qui bousculent les codes classiques féminins. Avec en avant-première Les filles de Paris de Muriel Iris avec les Flaming Pussy !

Queers entertain better !


Coco n°5

29 août 2008

La comédienne française Audrey Tautou interprétera le rôle de la
légendaire créatrice de mode Coco Chanel dans un film biographique
produit par Warner Bros, a annoncé mercredi le studio américain à la
presse spécialisée de Hollywood (…).

Le tournage du film, intitulé "Coco avant Chanel" débutera à Paris le
15 septembre sous la direction de la réalisatrice française Anne
Fontaine (dont le film "la fille de Monaco" est actuellement à l’affiche).

Le scénario adaptera la biographie de la célèbre styliste devenue
l’incarnation de la femme moderne, intitulée "L’irrégulière" et écrite
par Edmonde Charles-Roux, a précisé le magazine Variety.

Au cours
des 12 semaines de tournage, le couturier Karl Lagerfeld, directeur
artistique de Chanel, supervisera les créations vestimentaires.

(…) Audrey Tautou partagera l’affiche avec l’acteur
américain Alessandro Nivola, qui va interpréter Arthur Capel, le grand
amour de la créatrice de la célèbre marque.

Le studio américain
qui va financer le film, va se charger de sa distribution
internationale, au moment où les long-métrages sur le monde de la mode
font le plein dans les salles obscures: "Le Diable s’habille en Prada"
(2006), "27 robes (2008)" et "Sex and the City" (2008).

(source : AFP)


Entre les mains des rebELLES

25 novembre 2006

Cette semaine, sur le rézo, je suis tombée par hasard sur un long métrage sorti directement en DVD : Air force 2 (in her line of fire). Un film d’action qui n’a pas grand intérêt (à part que le début est quasi-identique à celui de la série Lost) et qui n’est en rien la suite de Air Force One.

2 choses ont quand même réussi à retenir mon attention :
- la vision de la politique étrangère des Etats-Unis, complètement aux antipodes de celle que l’on voit appliquée actuellement, ce qui en ferait presque un film anti-Bush ;
- le couple formé par la journaliste Sharon et l’agent des services secrets Lynn, chargée de veiller à la sécurité du vice-président : c’est assez étonnant et totalement inattendu (surtout dans ce genre de films), le mélange du chaud et du froid. De caractères aux antipodes l’une de l’autre, elles ne peuvent pas vraiment se sentir pendant toute la première moitié de l’histoire.

Les fans de scènes d’amour devront se contenter de peu car il y en a seulement 2 où on voit les deux amazones s’embrasser (et elles sont de très courte durée !). Mais bon, comme le film se termine sur l’image de ces femmes entrelacées, on ne boudera pas son plaisir…

Pour info, contrairement aux apparences, ce n’est pas l’actrice Mariel Hemingway qui est lesbienne mais Jill Bennett (la petite brune). Et à la question du dernier numéro de Tetu (pour ou contre le coming-out des people),
elle pourrait bien faire partie de celles qui revendiquent fièrement
leur appartenance à la communauté gay (elle a déjà joué dans plusieurs
films Queer + elle a fait partie d’une troupe de Drag Kings). Pour voir la bande-annonce, qui vous dissuadera plus qu’autre chose de voir ce film, c’est ici que ça se passe.


In the mood for forbidden love

4 novembre 2006

Au printemps dernier, je me souviens à avoir eu du mal à détacher mon regard de cette affiche, tant l’attitude des 2 héroïnes ne laissait place à aucune ambiguïté et exprimait un amour pur. Je trouvais ça très fort (et très beau !) d’exposer ainsi, sans aucun détour, ce type de relation aux yeux du public. Heureusement, il n’y a pas eu de polémique comme le poster de feu le salon Rainbow Attitude.
De là à aller le voir, il y avait un fossé bien trop large que je me refusais à franchir…à l’époque. Je ne savais pas encore que je n’étais pas celle que je croyais être (vive les doubles-négations !). Et puis, qui peut bien aller voir ce genre de film ? pas envie de me faire griller par la caissière du ciné ou les autres clients qui font la queue…

Donc, j’ai préféré taire ma curiosité et attendre bêtement le release. 6 mois plus tard, le DVDrip est dispo sur la toile et j’ai enfin pu découvrir les filles du botaniste sur mon baladeur vidéo, blottie au fond de mon lit (absence de chauffage oblige). Et il a eu tôt fait de me réchauffer. L’histoire est magnifique. On se laisse très vite aspiré par le rythme atypique du film et ce romantisme d’une autre époque. Les références à la dureté du régime chinois, aux tabous omniprésents dans la société, au machisme ambiant ne manquent pas. Mais l’innocence de la jeunesse n’en finit pas de nous éblouir… tout comme Mylene Jampanoï et son regard magnétique.
J’avoue que ce sont les 15 dernières minutes du film qui m’ont le plus emballée car tous les événements s’enchaînent très rapidement.

Plus qu’un manifeste sur l’homosexualité, il s’agit avant tout d’un hymne à la passion et à la force des sentiments, capables de transcender la mort. On sort de la séance serein(e) et apaisé(e), avec 2 questions sur le bout des lèvres : “mais il est où le problème alors ? qui sont les véritables monstres ?”

Perso, j’ai bien aimé une scène (coupée ?) qu’on entrevoit hélas un peu trop brièvement : juste avant de se faire surprendre par le père d’An, à travers les vitres embuées, on voit les 2 jeunes filles exécuter une mise en scène assez drôle. Si, si, souvenez-vous :