
Aujourd’hui, c’est le jour J de l’Ultimate Same Sex et, pourtant, c’est la teuf-filles d’y a 15 jours que j’m'en vais vous conter. Ben oui, faut le temps de digérer et surtout de se remémorer des souvenirs parfois fugaces et imprécis ou plus que flous, artistiquement/alcooliquement parlant…

Quid de cette Clitorise flèchienne. Quand on y repense, tout paraît à la fois futile et essentiel… Par quoi commencer ?

Tu étais forcément arrivée avant moi, pour ne pas faillir à la tradition. On est arrivées pendant le live de Guns of Brixton. Pas encore la foule mais ça commençait déjà à se bousculer dans les rangs. Des dreadlocks et des rasta-men devant la scène : eh oui, vous ne rêvez pas, nous sommes en plein milieu d’un concert de Dub bien rock & NRV. Evidemment, gros kif pour moi – particulièrement éprise du genre – mais pas que : le public paraît totalement envoûtée par ce show planant et cette atmosphère devenue mégapocalyptik.

Ah oui pardon, ce post est censé parler de la soirée Barbi(e)turix. So, à minuit 30, le DJ…désolé, j’me souviens plus de l’ordre de la programmation. Je crois que j’avais un peu la tête ailleurs et avais une furieuse envie de me défouler sur la piste. C’est plutôt bon signe, non ?

Bien sûr, je peux évoquer le mini /free /fashion /girly /pinky /gothic /plusheux /market /deux point zero. Alors, est-ce que ce regroupement de stands de jeunes créatifs aussi divers que variés apporte de la valeur ajoutée aux soirées Barbi(e)turix ? Difficile dire. Vu côté public, déjà ce n’était pas tout-à-fait "nouveau" puisqu’on a déjà aperçu plus d’une paire de fois des stands comme BBTX, le Kiosque, Many Creation, Dollhouse, Ipso Facto, 10e Muse…par le passé. Là, ça faisait encore plus l’effet d’un groupe de potes du collectif lesbien, bon enfant et rigolo à première vue. Quant au style, on naviguait entre le rose bonbon, les doudoux, le gothique, des tshirts space, des bijoux strange. Est-ce que le spécimen goudou doit forcément rentrer dans l’une des ces 3 catégories et est naturellement attirée par ce type de produits ? Je sais pas…et j’m'en fous.
Parce que moi, à part piquer des bonbons et coller des n’autocollants sur le beau visage de ma chéwie (pas n’importe quoi : un coeur (sur le front) + barbie (sur la joue gauche) + turix (sur la joue droite) : + recherché tu meurs, nan !? en tout cas, y en a une qu’avait ‘achement la cote auprès d’un certain barman), mes compétences d’observatrices s’arrêtent là.

Côté nightclubbing, on a squatté un peu partout. D’abord dans la foule où 3 mangas girls au look plus qu’improbable ont marqué durablement ma rétine. Puis, on a retrouvagé Thunders & co, mais ça, c’est kwazi devenu la routine systématik. On a aussi profité pépères de la vue inénarrable sur la petite ceinture by night depuis la terrasse vitrée. Et je peux vous dire que ce genre de moment vaut tous les bonheurs du monde, quand on est à 2.

…Surtout quand il a été précédé de paroles ****phobes par les toujours-aussi-aimables-videurs-de-la-flèche, quand on voulait sortir mettre un tout petit peu le nez dehors (si si, c’est possible officieusement) car le fumoir dégueulait de monde à n’en plus finir. Et là, on s’entend dire sur un ton agréable : "non, mais tu rêves, t’as pas lu le règlement ou quoi ?" Je me retourne : le mec de la sécu dévisage nous – les 2 salopes de gouines qui se tiennent salement le bras autour du coup – avec tout le mépris que les machos de son espèce possèdent et nous balance sèchement, un sourire aux lèvres : "tsss, regardez-moi, espèce de vicelarde. Perverses, va ! Dégueulasse, oui…" À ce moment-là, je n’ai guère envie de l’entendre déblatérer plus et je retourne prestissimo vers l’intérieur avec A. (qui n’a manifestement pas prêté attention aux mots du monstres, et tant mieux dans un sens).

…Surtout quand il a été suivi d’un concours délirant et hors-norme de grimaçage. Y a rien de mieux pour se défatiguer et recharger à fond ses batteries !

On a filé un peu plus tard se déhancher sur la scène bondée avec une chanteuse énervée qui hurlait bien fort, c’était trop bon. Par contre, on a moins apprécié quand sa manageuze (ou un truc dans le genre) est venue nous chuchoter d’arrêter de gâcher le spectacle en déguerpissant de l’estrade… Visiblement, encore une qui ne ignorait les règles nocturnes de la maison, quand le nightclubber est sur un pied d’égalité avec le DJ…

Pendant ce temps ou un peu plus tard, une clone de Mz Sunday Luv se lovait contre Emy (J) que, un peu plus tôt, j’avais croisé aux backrooms chiottes et donc la convers’ s’était limitée à "t’es vraiment sûre qu’y a personne dedans ?". Heureusement, je ne suis pas de nature à me vexer rapidement, même quand on me prend un peu pour une teubê profonde lol.
Du coup, je me suis sentie obligée de rétorquer : “oui, mais si tu veux, il reste l’urinoir des mecs si tu veux qu’on b _ _ _ _ ?”. Eh non, rassurez-vous, je science-fictionne total là, désolé de pas avoir été à la hauteur de ma réputation…

On est parties un peu avant la fin, un peu claquées par toutes ces émotions musicales. Pour éviter de me faire dévorer tout crue par ma cannibale favorite, on a fait une halte à un Grec dans la rue qui descendait au tro-mé. Et apparemment, à la manière dont celui-ci a été jeté à la poubelle, le goût du kébab’ devait être mémorable…

Too earlier : station fermée. On trotte jusqu’à Nation. On fait 3 fois le tour avant de choper l’arrêt place des Antilles (ben quoi, dans le noir, on voit pas aussi net qu’en plein jour !). Quelle chance, un cycliste bourré et estampillé uhu me suit à la trace. Un bon coup d’énervement de mon bodyguard aura vite fait de provoquer sa disparition-éclair.

Dans la loi des séries, on continue avec le train à st-Laz qui emmène tous les voyageurs un peu ébahis vers une destination absolument pas commanditée et hors-zone. Le plus drôle, c’est que ça empêche pas les ‘leurs de monter justement dans le train retour, mais ouf, on est sorties à temps !

Passage obligé à la boulange qui vient d’ouvrir avant de mourir de faim dans les rues de C.
Mmmzzzz, dormissage maintenant ? Eh nan, on doit aller chercher des résultats avant midi.

Et, après ? Encore plus incroyable : après une micro-sieste au jardin des plantes, nous partons dans un long périple à travers la capitale (mais nous ne le savons pas encore) qui, pour la 1ère fois, a enfin revêtu ses couleurs estivales… Et je peux vous dire qu’on s’est pas gênées pour allègrement en profiter
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Publié par yXeLLe 








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