Tu kiffes la pop et les sixties, le concept de libre antenne (la vraie hein, pas celle apauvrie de Difool ou Max) te rend nostalgique, “Sex, drugs and rock ‘n’roll” est la devise qui guide ta vie ? Alors, fonce voir Good Morning England, il t’est destiné !
Personnellement, je croyais le scénario un tantinet fantaisiste. Mais que nenni, renseignement pris, des radios “pirates” (au sens quasi-littéral) avaient effectivement des émetteurs situés offshore, sur des bateaux, dans les années 60-80. Et le film est largement inspiré de l’histoire de Radio Caroline. Et il fut effectivement une époque pas si lointaine où la musique (hors classique) sur les ondes n’existait tout simplement pas, la radio (et la télé) était alors un monopole d’Etat. J’imagine que ces fréquences non autorisées qui risquaient gros étaient alors sûrement pour la jeunesse une véritable bulle d’oxygène et un tremplin pour les nouveaux groupes.
Ce film de Richard Curtis est un pur moment de bonheur, avec une BO d’enfer et accessoirement une histoire d’amour lesbienne : honnêtement, pourquoi bouder son plaisir ? C’est sûr qu’après, on n’a plus qu’une pensée en tête : les radios libres commerciales d’aujourd’hui ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes et les animateurs le plus souvent réduits à de simples présentateurs d’émissions de variét’ si ce n’est des raconteurs de conneries consensuelles ou soit disant provoc’, même pas à l’origine du choix de la playlist… Bref, notre génération a toutes les raisons du monde de rêver et regretter ces fameuses radios pirates, d’autant plus qu’elles ont disparu depuis une bonne quinzaine d’années. Et je doute que le DAB (Radio Numérique Terrestre, similaire au concept de la TNT) ne change véritablement la donne…
Publié par yXeLLe 
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