Radio Rock

4 juin 2009

Tu kiffes la pop et les sixties, le concept de libre antenne (la vraie hein, pas celle apauvrie de Difool ou Max) te rend nostalgique, “Sex, drugs and rock ‘n’roll” est la devise qui guide ta vie ? Alors, fonce voir Good Morning England, il t’est destiné !

Personnellement, je croyais le scénario un tantinet fantaisiste. Mais que nenni, renseignement pris, des radios “pirates” (au sens quasi-littéral) avaient effectivement des émetteurs situés offshore, sur des bateaux, dans les années 60-80. Et le film est largement inspiré de l’histoire de Radio Caroline. Et il fut effectivement une époque pas si lointaine où la musique (hors classique) sur les ondes n’existait tout simplement pas, la radio (et la télé) était alors un monopole d’Etat. J’imagine que ces fréquences non autorisées qui risquaient gros étaient alors sûrement pour la jeunesse une véritable bulle d’oxygène et un tremplin pour les nouveaux groupes.

Ce film de Richard Curtis est un pur moment de bonheur, avec une BO d’enfer et accessoirement une histoire d’amour lesbienne : honnêtement, pourquoi bouder son plaisir ? C’est sûr qu’après, on n’a plus qu’une pensée en tête : les radios  libres commerciales d’aujourd’hui ne sont plus que l’ombre d’elles-mêmes et les animateurs le plus souvent réduits à de simples présentateurs d’émissions de variét’ si ce n’est des raconteurs de conneries consensuelles ou soit disant provoc’, même pas à l’origine du choix de la playlist… Bref, notre génération a toutes les raisons du monde de rêver et regretter ces fameuses radios pirates, d’autant plus qu’elles ont disparu depuis une bonne quinzaine d’années. Et je doute que le DAB (Radio Numérique Terrestre, similaire au concept de la TNT) ne change véritablement la donne…


Une plante aquatique à l’origine du Sexe !

3 décembre 2008

Les chercheurs du CNRS auraient trouvé une origine possible à
la sexualité : elle découlerait d’une stratégie de défense d’un
micro-organisme marin face à une attaque biologique ! Les chercheurs
auraient découvert le pot aux roses avec la plante aquatique Emiliania huxleyi et cela complètement par hasard.

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Vaginal weird things

1 août 2008

Frustration: ça vous gratouille ou ça vous chatouille ?

« Il y a des jours où l’on se sent tellement en manque qu’on prend, comme
Caroline Sury, des petites aiguilles pour tracer des lignes sensuelles…
Masturbation artistique et défoulatoire.

Depuis les années 90, Caroline Sury dessine des catcheuses à gros
seins qui s’empoignent par les fesses et des sumos sexy qui font la
farandole dans toutes les positions du kama-sutra.

Ce mois-ci, elle vient de publier des gravures érotiques: des
petites bonnes femmes s’envoient énergiquement en l’air… et en
solitaire. Il y a plein de manières pour y arriver. Avec la langue, par
exemple. Avec une guitare. Avec les doigts. Avec le nez. “Mes
derniers dessins parlent du sexe féminin, ce sont uniquement des filles
qui montrent leur chatte. Je les adore ! Je m’éclate à dessiner  de
superbes et étonnantes créatures qui se masturbent, s’exhibent et
s’introduisent des objets.

Ces gravures érotiques, publiées en portfolio, s’intitulent "Salon de coiffure"
par allusion aux têtes extravagantes des jolies masturbatrices: ornées
de choucroutes, de broches à tête de mort, leurs cheveux coulent à gros
flots, agités de secousses suggestives

Le tourbillon de cheveux c’est le cerveau qui cogite” raconte Caroline.

Au départ, d’ailleurs, Caroline voulait uniquement dessiner ces cheveux comme des lignes fuyantes. “La
technique de la gravure sur cuivre avec verni et bain d’acide permet
des finesses de trait extrêmes. Ce raffinement  m’a inspiré des dessins
érotiques. D’abord, j’ai tracé beaucoup de trait qui sont devenus
cheveux… Armée d’une aiguille j’ai gratté le vernis… Avec délicatesse,
des filles ont pris forme. Seules ou accompagnées d’accessoires elles
montrent leur sexe.

Livrée à cette forme de masturbation détournée qu’est le grattage de
ses plaques de cuivre, Caroline Sury se laisse doucement entrainer par
le fil de ses rêveries: “le processus m’a emporté dans une
succession de dessins. Je crois que je me sentais solitaire, livrée à
moi-même… Ou bien délibérément je voulais montrer la sexualité de la
femme. J’aime le sexe, j’adore faire l’amour et j’en étais privée.

Une “infinie détresse” plonge Caroline dans l’univers de
ses désirs cachés. Créant un petit théâtre de personnages et d’objets
excitants, elle se met à délirer. Ses modèles lui ressemblent.
D’ailleurs, Caroline avoue: “C’est de la provocation, de l’auto
portrait en vrai et par procuration. J’emprunte la tête de filles
croisées, d’amies, j’invente et surtout je dessine mes états d’âme."
"Je ne suis pas lesbienne mais j’aime regarder les filles. J’aime l’énergie des femmes, leur dégaine, les fringues
” dit-elle aussi.

Ces dessins ont un “côté psychédélique pas dans la forme (enfin
si) mais au niveau sensation. Je me laisse hypnotiser par les traits
et  de ligne en ligne les idées arrivent sur le papier et je m’amuse
bien à être très coquine.
” Cet été, Caroline continue. Elle a fait en tout 50 dessins. Le sexe, pour elle en ce moment, se limite à la masturbation. “Des forces supérieures me refusent tout contact charnel ces derniers temps” se moque-t-elle. Mais il y a au moins une consolation: “Mes amies adorent mes dessins de filles sexy !”. »

Salon de coiffure: portfolio de gravures érotiques en tirage limité (30 exemplaires), publié par Ah Pook.
En vente à la librairie Un Regard Moderne: 10, rue Gît-le-Coeur 75006 Paris. Tél: 01 43 29 13 93.

Et chez caroline Sury: Le dernier cri – friche de la belle de mai – 13331 Marseille cedex 3
Prix: 380 euros + frais de port 6€

Lien de l’éditeur : http://www.flickr.com/people/ah-pook/

(source : Agnès Giard, les 400 culs)

* Recently she began a new girls-only series called ‘Vagina Mushroom’,
where she edits comic strips and illustrations by female artists

>> Ses dessins d’obsessions et de fantasmes SeXueLles (je rajouterai même : absolument communs à toutes les filles), au graphisme à la fois porno-cute et psychédéliquement déchaînés, sont tout sauf choquants et vulgaires. On a l’impression qu’ils explorent juste une partie de notre inconscient libidineux et insatiable jusqu’aux limites du réalisable. L’univers de Caroline Sury se dévore comme un girly-candy !!


Rope me

4 juin 2008

Dans la longue liste des accessoires pour faire joujou au pieu – quand on sait plus quoi faire de ses 10 doigts, on ne trouve pas seulement que les to-toys. Eh non, Rabbit et Canard sont pas les uniques jeux manuels disponibles. Figurent également aux rayons SM/bondage les les cordes (entre autres).
Petite démonstration en images…

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…en attendant de concrétiser ses fantasmes (ou non).

La suite des shoots ici.


Rencontre intime avec Toi

1 avril 2008

“- On devrait prendre conscience que, lorsque deux corps se rencontrent, ils entrent ensemble en territoire inconnu. Transformer cela en expérience quotidienne, c’est perdre le côté merveilleux de l’aventure.

- Y a-t-il une solution ?

- La première : vous n’êtes pas seul. Si l’autre personne vous aime, lui ou elle partage les mêmes doutes, aussi sûr que vous avez l’air de paraître.

La seconde est : ouvrir la boîte secrète de vos fantasmes, et n’ayez pas peur de les accepter. Les normes sexuelles, ça n’existe pas, vous devez trouver les vôtres, et respecter une seule condition : ne jamais rien faire sans le consentement de l’autre.

La troisième : sanctifier ce qui est sacré. Soyez créatif, purifier votre âme à travers des rituels que vous inventerez – comme créer un espace sacré, faire des offrandes, apprendre à rire ensemble, afin de laisser tomber la barrière de l’inhibition. Comprendre que ce que l’on fait est la manifestation de l’énergie divine.

La quatrième : explorez votre côté opposé. Si vous êtes un homme, cherchez quelques fois à penser et agir comme une femme, et vice versa.

La cinquième : comprendre que l’orgasme physique n’est pas exactement le seul objectif de l’acte sexuel, mais sa conséquence, qui peut avoir lieu ou non. Le plaisir n’a rien à voir avec l’orgasme, mais avec la rencontre.

La sixième : soyez telle une rivière, coulant entre deux rives opposées, comme la montagne et le sable. D’un côté, la tension naturelle, de l’autre, la relaxation totale.

La septième : identifiez vos peurs, partagez-les avec votre partenaire.

Et finalement, la huitième : donnez-vous le droit au plaisir. Aussi anxieux que vous êtes à donner, l’autre désire exactement la même chose. Si, lorsque deux corps se rencontrent, tous deux veulent donner et recevoir, tous les problèmes disparaissent.

Alexander Lowen disait que le comportement naturel de l’homme est ouvert à la vie et l’amour. Cependant, notre culture nous a forcé à croire qu’il n’en était pas ainsi, que nous devions rester fermés et méfiants. Nous pensons qu’en agissant de cette façon, nous ne serons pas blessés par les surprises de la vie. Mais ce qui se passe, c’est que nous ne tirons aucun avantage de nos vies.”


One Night Sex

18 novembre 2006

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Parce que j’apprécie un peu, beaucoup, à la folie, passionnément le travail de la très très méchante Emilie Jouvet, principalement ses prises de vue (j’connais pas ses soirées, donc je me prononcerai pas), j’ai été super ravie d’entendre il y a quelques mois qu’elle allait endosser la casquette de réalisatrice.

Elle signe ici le 1er film "porno romantique queer" (je rajouterai même "lesbien"). One Night Stand (ce qui donne en français "tirer un coup" pour une nuit) sort complètement des sentiers battus. Loin de l’image d’épinal associée à la lesbienne doucereuse, sensuelle et câline, ce long métrage explore des jeux et les pratiques les plus diverses et pas des plus softs (les fans de hard ne seront pas déçues). Pour autant, il ne tombe pas dans les travers du porno traditionnel et ses vieux clichés répétitifs, vides de contenu et de tout romantisme (et assez ennuyeux).

À défaut d’être allé mettre mon nez au Festival Gay et Lesbien qui le diffusait hier au Grand Rex, on peut toujours découvrir la bio déjà chargée d’EMJ, voir le journal du film (tourné qu’avec des amateurs !), lire son interview, une excellente Kritik.

C’est bon, j’ai fait le tour complets des bons links ?

Enfin, la bande-annonce (qui porte bien son nom lol) de cette petite perle de video art est dispo sur DailyMotion. Rien que les quelques extraits à la fois hot, sexy et trash (ou tout simplement réalistes ?) donnent l’eau à la bouche. Par contre, je ne sais pas si le crypto-floutage des images est présent tout au long du film (esthétique ? anonymat ?), ou si c’est juste pour protéger les petits internautes égarés…

Espérons que ce genre de film pionnier deviendra une référence du genre, une vraie revendication pour pas mal de femmes ET fera des petits…
Pour les curieuses et les heureuses spectatrices d’ONS, le débat continue sur le forum de Lez’time.

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All night long

15 août 2006

Que faire le samedi soir à Orléans ? Comme partout en France : SORTIR. Et ce, d’autant plus qu’avec cet août hivernal et pluvieux, j’ai peu eu l’occasion de mettre le nez dehors. Bref, c’est un peu là que le mot sauna prend tout son sens. Gratuit après 20h le samedi pour les filles, que rêver de + ? Bien sûr, il faut savoir gérer le fait d’être une denrée rare (2-3 filles au milieu d’une quinzaine de mecs) et la pression qui en résulte , mais, entourée de mes 2 gardes du corps habituels (mon frère et son pote qui figurent désormais naturellement parmi les habitués…).

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SoLiGays ZeroSix

12 juillet 2006

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Quand on est bénévole sur le village associatif des Solidays, il n’est pas toujours aisé de caser une heure de libre pour aller découvrir les autres animations / débats / concerts…

Cette année, je m’étais promis d’aller voir l’expo "Maux Croisés" (sur l’accès aux soins pour les pays du Sud) et le fameux (sulfureux ?) "Sex in the City" que j’ai le malheur de louper chaque année. Et pourtant, l’annonce est plus qu’accrocheuse : les pratiques sexuelles sans risques « garanties pur plaisir » grâce au parcours « Sex in the City ».

Si le temps d’attente est au départ assez rédhibitoire (pas loin de 60 minutes), on en comprend rapidement la raison en pénétrant dans le sanctuaire (après la distribution du questionnaire en 2 pages recto verso)… Sous une lumière tamisée, on est immédiatement envoûté par une atmosphère sensuelle et lascive. Concrètement, un catalogue d’allégories et d’illustrations de la sexualité sont ici représentées, à travers le parcours : huiles de massage, aphrodisiaques, sextoys, vidéos pornos, médias, désir, fantasme, SM, bondage, exhibitionnisme, etc.

Tous les univers possibles et imaginsont explorés par le biais d’une mise en scène ludique et mettant la recherche du plaisir au premier plan. Ici, pas de complexes ou de culpabilité, le thème du sexe est traité sérieusement et sans aucun tabou. Des conseillers sont présents pour répondre aux questions des jeunes et faire des démonstrations. On parle aussi de prévention.

Solidays est l’endroit idéal pour prendre du recul et – pourquoi pas ? – s’interroger sur sa sexualité (contraception, prises de risque, dépistage, orientation sexuelle, etc), que l’on soit en couple ou non. Alors, oui, Sex in the City est un peu LE lieu incontournable pour poser des questions et avoir des explications claires… A voir donc.

NB : pendant que je poirotais devant l’entrée, j’ai eu largement le temps de détailler le public qui venait faire un tour à cette animation (bien sûr, des jeunes essentiellement) et de m’apercevoir de la proportion importante de filles lesbiennes dans la queue. Et ce ne sont en rien des spéculations lol : des girls qui s’embrassent ou qui portent (fièrement) la panoplie Rainbow, il n’y a pas d’ambigüité. Bref, j’étais un peu surprise, mais il est vrai que les infos sur les godes & les vibros semblaient susciter pas mal de curiosité et d’attrait, à l’intérieur…

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